Rhône

Automobile

Saint-Jean Industries lâche son usine du Poitou

Par Cyril Michaud, le 04 décembre 2018

En pleine crise du diesel, l’équipementier automobile rhodanien Saint-Jean Industries veut lâcher sa filiale située dans la Vienne, qu'elle avait reprise en 2012 à la barre du tribunal de commerce. 

Saint-Jean Industries, dont le siège se trouve à Saint-Jean d’Ardières (Rhône) qui avait injecté 12,5 M€ dans le site du Poitou (ci-dessus), a décidé de dire stop.
Saint-Jean Industries, dont le siège se trouve à Saint-Jean d’Ardières (Rhône) qui avait injecté 12,5 M€ dans le site du Poitou (ci-dessus), a décidé de dire stop. — Photo : Saint-Jean Industrie

Depuis le jeudi 30 novembre, Saint-Jean Industries Poitou (350 salariés, 48 M€ de CA en 2018) filiale de l’équipementier automobile Saint-Jean Industries (2 500 salariés, 358 M€ de CA en 2018), est en redressement judiciaire. Le site qui emploie 350 personnes à Ingrandes-sur-Vienne (Vienne) fabrique essentiellement des culasses pour le compte de Renault mais n’a jamais réussi à atteindre les objectifs fixés (1 million de culasses produites), depuis sa reprise en 2012 par Saint-Jean Industries. Résultat : les finances de cette filiale sont dans le rouge.

A la recherche d'un repreneur

Et Saint-Jean Industries, dont le siège se trouve à Saint-Jean d’Ardières (Rhône) qui avait injecté 12,5 M€ dans le site, a décidé de dire stop. « Jusqu’à présent, le groupe compensait les pertes. Mais aujourd’hui, ce n’est plus possible » annonce Maxence Pecheur, chef de projet marketing au sein du groupe. Saint-Jean Industries Poitou qui est confrontée à une forte de baisse de la production de ses culasses pour moteur diesel ne produit plus à ce jour que 600 000 culasses. « Le groupe va bien mais n’a pas la capacité de continuer d’injecter de l’argent dans le site du Poitou », poursuit Maxence Pecheur. « Il a donc été placé sous le contrôle de l’administration jusqu’à fin février. » Saint-Jean Industries qui produit des pièces en Espagne, en Croatie, aux États-Unis et bientôt en Chine, espère que d’ici là un repreneur sera trouvé. La solution de voir Renault intégrer le capital de la filiale du Poitou est également évoquée.

Poursuivez votre lecture

Plus de Newsletters

Déjà abonné à une newsletter gratuite ? Inscrivez-vous ici à une autre édition