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Culture

Interview Quentin Thomé : "Jazz à Vienne a conservé tous ses partenaires et mécènes"

Entretien avec Quention Thomé en charge des partenariats et relations entreprises, développement et projets à Jazz à Vienne

Propos recueillis par Gilles Cayuela - 30 avril 2021

C’est officiel ! La 40e édition de Jazz à Vienne aura bien lieu du 23 juin au 10 juillet 2021. Confortée dans son scénario d’organisation par le calendrier du déconfinement présenté par le gouvernement, la direction du festival attend toutefois des clarifications sur certains points qui pourraient impacter l’équilibre économique de l’événement.

Quentin Thomé, en charge des partenariats et relations entreprises, développement et projets à Jazz à Vienne.
Quentin Thomé, en charge des partenariats et relations entreprises, développement et projets à Jazz à Vienne. — Photo : MATHIEU PAYAN

Comment avez-vous accueilli le calendrier du déconfinement annoncé par le gouvernement ?

Quentin Thomé : Positivement. Cela nous prouve que nous avons eu raison de nous lancer dans l’organisation de cette 40e édition. L’événement pourra avoir lieu sous le format que nous avons écrit depuis plusieurs mois, à savoir 5 000 personnes, assises, distancées et en plein air. Nous sommes en capacité de le faire dans la partie théâtre antique qui dispose d’une jauge d’un peu plus de 7 500 personnes en temps normal avec un format assis dans les gradins et debout en fosse. En retravaillant avec les normes imposées, nous tombons à une jauge d’un peu moins de 4 000 places. La grosse interrogation concerne le couvre-feu. Le festival commence le 23 juin et la fin du couvre-feu est prévue pour le 30. Nous allons donc avoir les soirées entre le 23 et le 29 qui seront sous couvre-feu. Est-ce qu’il y aura une possibilité d’exception avec des billets de spectacle comme cela avait été évoqué il y a quelques mois ? Si ce n’est pas le cas, nous trouverons des solutions. Nous travaillons déjà activement avec les artistes pour réadapter le festival à ce format.

Quid de la partie bar et restauration qui est un pôle majeur du financement du festival ?

Quentin Thomé : Effectivement, il y a encore certaines zones d’ombre sur ce point. Cela étant, nous avons cru entendre que d’ici le 10 mai le protocole pour les bars et la restauration devrait être détaillé par le Premier ministre et les ministres concernés. Nous ne sommes pas inquiets car nous travaillons sur différents formats. Est-ce que nous serons obligés de faire du tout assis et service à table ou de la vente à emporter mais avec des lieux dédiés de consommation ? Nous ne le savons pas encore mais nous nous adapterons. Ce qui est certain c’est que les restrictions imposées sur la partie bar et restauration auront aussi un impact sur les réceptifs, la partie entreprise et in fine l’économie du festival.

Les partenariats entreprises et le mécénat sont une partie importante du financement du festival. Est-ce compliqué aujourd’hui de mobiliser les entreprises sur Jazz à Vienne, compte tenu des incertitudes sanitaires et des difficultés économiques rencontrées par ces dernières ?

Quentin Thomé : Malgré l’annulation de l’édition 2020, tous les partenaires et mécènes du festival ont décidé de nous soutenir en 2021. Et ce malgré la crise et les difficultés qu’ils ont pu traverser. Au final, Jazz à Vienne a conservé tous ces partenaires et mécènes et en a même récupéré d’autres grâce à une nouvelle offre de mécénat, clé en main, dédiée aux TPE et PME. Ce nouveau cercle des mécènes est aujourd’hui plein. C’est le côté positif ! Pour autant, sur la partie réservations billetteries d’entreprises, on ressent une petite baisse, liée aux incertitudes qui planent sur les réceptifs, mais aussi parce que certaines entreprises ont été frappées de plein fouet par la crise. Nous savons que ce ne sera pas notre meilleure année mais on s’y prépare depuis plusieurs mois avec un scénario de jauge compris entre 50 et 65 % et un chiffre d’affaires sur la partie entreprise, réceptifs et places réservées, qui devrait se situer entre 50 et 60 % de ce que l’on fait habituellement.

Qu’en est-il du Pass sanitaire ? Ne risque-t-il pas d’impacter l’équilibre économique de Jazz à Vienne s’il est imposé à l’entrée du festival ?

Quentin Thomé : Nous attendons de connaître le format, de savoir comment cela va fonctionner. Mais, de toute manière, nous répondrons à ces contraintes supplémentaires. La zone d’incertitude concerne la réaction des festivaliers mais aussi celles de nos partenaires et des invités de nos partenaires. Est-ce qu’ils seront en accord avec ces contraintes ? Nous ne le savons pas mais nos partenaires nous ont déjà dit que pour eux cela ne changeait rien et qu’ils trouveraient toujours des gens à inviter à Jazz à Vienne.

Quentin Thomé, en charge des partenariats et relations entreprises, développement et projets à Jazz à Vienne.
Quentin Thomé, en charge des partenariats et relations entreprises, développement et projets à Jazz à Vienne. — Photo : MATHIEU PAYAN

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