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Pour l'Euro 2016, Byblos a recruté 1 000 salariés

Par A.H, le 31 mai 2016

Forte pression pour l’entreprise de Lissieu du Lyonnais Simon Hoayek. Elle a été désignée pour protéger les zones d’animation de cinq stades durant l’Euro. Interview de Roméo Jacob, directeur général de Byblos.

Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

Le Journal des entreprises : En quoi consiste votre mission dans ler cadre des marchés de l’Euro 2016 ?

Simon Hoayek : À sécuriser le montage, le suivi et le démontage de zones d’animation pour le public installées autour des stades.

Quels ont été vos arguments ? 

S.H. : Nous avons mis en avant notre expérience acquise sur la Fête de Bayonne ou celle des Lumières à Lyon par exemple. Nous disposons aussi d’agences dans les villes où nous interviendrons, à Lyon, Saint-Étienne, Nice, Bordeaux et Marseille, plus nos quatre centres de formations. Je crois aussi que notre candidature a séduit car nous recrutons 30% de femmes. Or, pour cet Euro, le public féminin représente 40% des supporters. 

Nommé directeur général en janvier 2015, comment avez-vous préparé l’entreprise à cette échéance stratégique ?

S.H. : Nous avons appris à l’été 2015 l’obtention de ces marchés. J’ai monté une équipe dédiée avec un chargé de mission chapeautant un responsable logistique, deux chargés de recrutement, cinq responsables d’exploitation et trois assistantes. Le recrutement de nos 1.000 agents de sécurité (en renfort des 1 500 salariés en France) fut lancé dès décembre. La procédure, rigoureuse, nous a été imposée par l’organisateur de l’Euro. Nos recrues ont été formées dans nos centres de formations délivrant un certificat de qualification professionnel (CQP/APS) permettant l’obtention de la carte professionnelle. Le Conseil national des activités privées de sécurité mène une enquête de moralité pour chaque carte délivrée, et nous donnons cette liste à l’Euro 2016 qui procède à une vérification supplémentaire. En cas de doute sur une éventuelle radicalisation, nous le signalerions aux organisateurs. Mais rien n’a été détecté à ce jour.

Quels investissements ces marchés représentent-ils pour Byblos ?

S.H. : Une somme globale de 350 000 euros pour payer le matériel et les salaires durant 10 mois des 13 personnes membre de la cellule Euro. Le reste est facturé.

Quel chiffre d’affaires anticipez-vous pour l’exercice 2016 ?

S.H. : Nous projetons d’atteindre 50 millions d'euros, soit 10 millions de plus qu’en 2015. Globalement cet événement représente 6 à 7 % du chiffre consolidé. Ce sera surtout une opportunité de renforcer nos process, notre expertise. Ce moment rare va nous permettre de promouvoir notre savoir-faire sur de grands événements sportifs de cette envergure.

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