Loisirs

Témoignage PadelShot : "Nos équipes sont remobilisées depuis trois semaines pour l'ouverture le 9 juin"

Par Gilles Cayuela, le 04 juin 2021

Après avoir traversé "la vallée de la mort du cash-flow", PadelShot rouvre le 9 juin ses clubs de badminton et de padel, à Saint-Etienne et à Caen. Son dirigeant Gilles Boutet nous explique comment son entreprise s’est attachée à retrouver le rythme.

Gilles Boutet (au centre) entouré d’une partie de l’équipe de PadelShot Saint-Etienne "Le Chaudron".
Gilles Boutet (au centre) entouré d’une partie de l’équipe de PadelShot Saint-Etienne "Le Chaudron". — Photo : Gilles Cayuela

"À Caen, nous ne sommes restés ouverts qu’un mois et, à Saint-Etienne, nous aurions dû ouvrir le 26 septembre 2020, date à laquelle est entré en vigueur le décret sur la fermeture des salles de sport", lance Gilles Boutet, cofondateur avec Jérôme Doligé et Nicolas Bonnet de Padeshot (siège social à Paris).

Pour ce jeune réseau de clubs où se pratiquent padel - un sport de raquette dérivé du tennis -, badminton et ping-pong, la crise sanitaire a bien failli sonner le glas d’une aventure entrepreneuriale à peine commencée. Un "jeu, set et match", que les trois cofondateurs ont réussi à éviter.

"Un casting de rêve" à ne pas perdre

"Pour nous qui démarrions, cette fermeture a été un gros coup dur. Nous n’avions aucune entrée de chiffre d’affaires mais il a fallu payer les charges, les loyers, même si nous avons pu trouver des arrangements avec notre bailleur. Pour le personnel, comme nous avions recruté en CDI, nous avons eu la chance de bénéficier des mesures de chômage partiel que nous avons complétées tant que nous avons pu le faire pour que nos employés n’aient pas de perte de salaire. Nous avons fait le maximum pour conserver nos équipes. On sait très bien que dans ces moments-là, certaines personnes s’interrogent et en profitent pour donner un nouveau sens à leur parcours professionnel. Le danger pour nous, c’était de ne pas retrouver des gens mobilisés ou ne pas les retrouver du tout, comme c’est aujourd’hui le cas pour nos confrères dans l’hôtellerie et la restauration", développe Gilles Boutet.

Pour éviter une démobilisation générale, le dirigeant a organisé régulièrement des rencontres avec ses salariés (14 salariés dont 7 à Saint-Etienne), sous forme de team building, pour les motiver et continuer à les faire adhérer au projet. "Nous avons eu la chance de conserver tout notre personnel et même d’embaucher un alternant en communication pour travailler sur la partie digitale avec pour optique de préparer la reprise à Caen et, pour Saint-Etienne, l’ouverture. Le challenge étant de trouver des solutions pour se faire connaître sans être ouvert, de tirer profit de cette période pour montrer que l’on reste actif et que l’on est prêt à faire vivre l’expérience PadelShot à nos futurs clients", explique Gilles Boutet.

Retrouver le rythme

Pour être fin prêt pour l’ouverture le 9 juin, Gilles Boutet n’a pas attendu le dernier week-end pour remettre ses équipes à l’ouvrage. "Nos équipes sont remobilisées depuis trois semaines. L’idée étant de retrouver un rythme, un peu comme un sportif qui prépare une compétition. Cela passe par une préparation physique, physiologique avec des horaires auxquels il faut se réhabituer. Nous avons une expérience à faire vivre dans nos centres et il faut se remettre à l’écoute des détails sur lesquels nos clients vont être attentifs. Il a fallu aussi revoir notre parcours brasserie restauration en reprenant contact avec nos fournisseurs pour s’assurer qu’ils n’étaient pas tombés pendant la crise et que l’on pouvait compter sur eux", développe le cofondateur de PadelShot.

Une démarche de reprise de contact qui a été opérée également sur la partie matériel sportif. "Nous avons vécu la vallée de la mort en termes de cash-flow. Nous devions nous assurer que nos fournisseurs en étaient sortis indemnes. Et c’est là que nous nous sommes rendu compte que nous aurions quelques tensions au sujet des stocks de raquettes et balles qui sont fabriqués pour la plupart en Asie. Nous savons que nous ne pourrons pas compter sur des livraisons avant 2022 quasiment. Cela veut dire que nous allons devoir porter une attention particulière à nos stocks pour les faire durer un peu plus longtemps".

Des aménagements pour coller au protocole sanitaire

Concernant le protocole sanitaire à respecter pour la reprise, PadelShot s’est appuyé sur les préconisations de l’Union Sport et Cycle, l’organisation professionnelle du secteur du sport et des loisirs à laquelle les trois cofondateurs ont adhéré.

"Pour ce qui est du port du masque, du gel hydroalcoolique, de la fermeture des vestiaires, cela n’a pas posé de problème. Sur la partie restauration, il a fallu faire des aménagements et donc des investissements pour mettre en place une terrasse qui n’était pas prévue à l’origine. Quant à la question des jauges, c’est bon nous sommes dans les clous. Le nombre de personnes que l’on peut accueillir va nous permettre de remplir nos terrains de sport sans atteindre les limites fixées par le protocole. Nous serons en mesure à l’ouverture de faire découvrir le padel et nos autres activités. Dire que nous ferons vivre l’expérience PadelShot telle qu’on l’a imaginée et écrite, ce ne sera pas pour tout de suite".

Gilles Boutet (au centre) entouré d’une partie de l’équipe de PadelShot Saint-Etienne "Le Chaudron".
Gilles Boutet (au centre) entouré d’une partie de l’équipe de PadelShot Saint-Etienne "Le Chaudron". — Photo : Gilles Cayuela

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