Auvergne Rhône-Alpes

Loisirs

Mini World veut lever deux millions d'euros

Par Audrey Henrion, le 01 décembre 2017

Le parc de miniatures animées Mini World Lyon, attraction ouverte à l'été 2016 au Carré de Soie, à Vaulx-en-Velin, voudrait passer de 200 000 à 500 000 visiteurs en agrandissant le site. 

Parc de miniatures animées MiniWorld, à Vaulx-en-Velin, près de Lyon.
Parc de miniatures animées MiniWorld, à Vaulx-en-Velin, près de Lyon. — Photo : Mini World

Le monde merveilleux de Mini World, ce parc d'attraction de miniatures animées ouvert en juin 2016 au Carré de Soie et conçu par Richard Richarté, veut devenir grand. Et les investissements sont en conséquence. La reproduction de la colline de Fourvière et de sa basilique ? Quatre mois de travail à temps plein pour un salarié. Celle de la Place des Terreaux simulant la victoire de l'Olympique Lyonnais à la Champions League : 7 mois.

Ces investissements « programmés » ne sont pas les seuls coûts auxquels doit faire face ce site touristique. Devant l'afflux massif et assez inattendu de visiteurs durant cette première année (près de 200 000 personnes, dont une pointe à 2 500 en une seule journée), il a fallu dans l'urgence ouvrir une nouvelle salle d’exposition temporaire et la mettre aux normes afin de désengorger l'exposition permanente. Facture : 200 000 euros.

Le dirigeant a aussi souhaité améliorer l'éclairage jour/nuit des trois mondes miniatures : le chèque s'est établi à 80 000 euros.
Conséquence de ces frais : une trésorerie « super serrée » malgré un résultat net de 350000 euros pour 2,5 millions d'euros de chiffre d'affaires et 22 salariés.
 

Ouverture de capital à deux millions d'euros


Face à ce besoin en fonds de roulement important, une seule solution « Opérer une levée de fonds et ouvrir le capital à des investisseurs à hauteur de deux millions d’euros » annonce Steven Vasselin, directeur marketing du lieu et numéro 2 derrière le président-fondateur, Richard Richarté. Cet apport devrait financer intégralement les deux "nouveaux mondes" du parc. "Indispensables pour continuer à grandir".

L’un des deux mondes reproduira -au millimètre près- la ville de Lyon, et un autre sans doute une ville japonaise. Le modèle idéal de Richard Richarté : égaler Wunderland à Hambourg (Allemagne), qui, avec des prestations plus modestes, accueille 1,3 million de visiteurs chaque année depuis 16 ans.

Le Lyonnais espère, lui, accueillir 500 000 clients. La reproduction de Lyon serait un des moyens de s’approcher de cet objectif. MiniWorld comblerait ainsi son déficit de notoriété (seuls 30% des Lyonnais connaissent le lieu). « Accueillir une reproduction de la Ville nous rendrait plus lisible », estime Steven Vasselin. Et pour faire encore mieux, « Mini World va accueillir dès l'année prochaine les œuvres projetées lors des Fêtes des Lumières depuis 2002 ».

Altarea Cogédim intéressé

La levée de fonds lancée début novembre et portée par Tango Développement paraît bien avancée. Les premières lettres d’intention commencent à arriver, l'opération pourrait se contractualiser début 2018.

Parmi les investisseurs potentiels figurent le Crédit Agricole, mais aussi le bailleur du Carré de Soie, Altaréa Cogédim dont le dirigeant (normand) Alain Taravella pourrait entrer au capital à titre personnel.

Selon une enquête réalisée par des étudiants, 95 % des visiteurs de Mini World se sont rendus au Carré de Soie pour cette seule attraction. Soit près d’un tiers des 600 000 clients du centre commercial. « Le dirigeant de Altaréa est intéressé car il mesure l'apport de notre attraction dans son centre commercial. Nous réfléchissons d'ailleurs à dupliquer Mini World dans les autres centres commerciaux du groupe », glisse le directeur marketing.

 

Parc de miniatures animées MiniWorld, à Vaulx-en-Velin, près de Lyon.
Parc de miniatures animées MiniWorld, à Vaulx-en-Velin, près de Lyon. — Photo : Mini World

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