Isère

Énergie

Le succès inattendu des sous-stations mobiles de Siemens

Par Marie Paturel, le 14 décembre 2018

Conçues, assemblées et testées à Grenoble, les sous-stations mobiles de Siemens répondent à une demande croissante. Elles présentent une alternative à l'obsolescence des postes électriques conventionnels en France mais aussi dans des pays où l'arrivée de l'électricité par voies traditionnelles est compliqué.

La technologie des sous-stations mobiles de Siemens pèse près de 25M€, soit 25 % de son chiffre d’affaires annuel.
La technologie des sous-stations mobiles de Siemens pèse près de 25M€, soit 25 % de son chiffre d’affaires annuel. — Photo : Siemens

Le site grenoblois de Siemens (400 salariés) a été désigné centre de compétences mondial du groupe allemand en matière de sous-stations mobiles, alternative aux postes électriques classiques nécessitant près d’un an et demi de construction et de mise en service. Développées depuis plus de dix ans dans la capitale des Alpes, les compétences en la matière font désormais partie du patrimoine local de l’entreprise. Cette technologie pèse désormais près de 25 % du chiffre d’affaires annuel de l’entité (soit près de 25 millions d’euros). Les clients ? RTE en France, mais aussi – et surtout – à l’étranger (Belgique, Arabie Saoudite, Kenya, Kazakhstan, Togo…), qui représente près de 80 % de l’activité.

Unique acteur français à proposer cette solution « plug and play » de raccordement aux réseaux électriques, Siemens peut ainsi répondre non seulement aux attentes des opérateurs européens de plus en plus confrontés à l’obsolescence de leurs postes électriques conventionnels, mais aussi aux besoins des pays où les sites se révèlent difficiles d’accès pour des raisons géographiques ou géopolitiques.

Part multipliée par deux dans le chiffre d'affaires

Conçues, assemblées et testées à Grenoble, ces sous-stations mobiles sont vouées à se développer à l’avenir et connaissent déjà une forte croissance. La fiabilité de la solution et l’augmentation de la consommation d’énergie dans le monde ne peuvent que renforcer la demande. En dix ans, la part de cette activité a été plus que doublée dans le chiffre d'affaires du site grenoblois, ce qui laisse augurer de nouveaux développements dans les ateliers isérois.

Aujourd’hui une vingtaine de sous-stations mobiles est produite par an, et ce chiffre devrait croître jusqu’à une trentaine d’unités à moyen terme. « Nos deux points forts par rapport à la concurrence sont, d’une part, la grande expérience de Siemens en électricité de grosse puissance (400 000 volts) et, d’autre part, les compétences du site de Grenoble en matière d’engineering des stations mobiles », précise François Disson, responsable technique de l’activité mobile à Grenoble.

La technologie des sous-stations mobiles de Siemens pèse près de 25M€, soit 25 % de son chiffre d’affaires annuel.
La technologie des sous-stations mobiles de Siemens pèse près de 25M€, soit 25 % de son chiffre d’affaires annuel. — Photo : Siemens

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