Transport

Le spécialiste niçois de l'autopartage Vulog s'implante à Lyon

Par Déborah Berthier, le 29 janvier 2021

(Exclusif) La start-up spécialiste des technologies d'autopartage Vulog, née à Nice en 2006, s'apprête à s'implanter à Lyon. Si le projet de service d'autopartage de véhicules devrait concerner la ville, la Métropole se dit elle aussi favorable et intéressée.

Grégory Ducongé, directeur général de Vulog
La start-up niçoise Vulog, dirigée par Grégory Ducongé, va expérimenter sa solution d'autopartage à Lyon prochainement. — Photo : Vulog

Après avoir conquis Washington, Lisbonne ou encore Paris, Vulog s’apprête à s’implanter à Lyon. Le spécialiste des technologies d'autopartage (100 salariés), fondé en 2006 par Georges Gallais et David Emsellem à Nice, vient de boucler un tour de table de 26 millions d’euros auprès de la Banque européenne d’investissement et de ses investisseurs historiques (Bpifrance, ETF Partners, Frog Capital et Inven Capital). Encore peu présente en France, l'entreprise a lancé il y a quelques jours une campagne de recrutement à Lyon. Objectif : trouver, pour le compte d’un de ses clients, le directeur d’un nouveau service d’autopartage à Lyon.

"Le projet prochainement lancé a pour ambition d’apporter de nouvelles solutions innovantes et économiques de mobilité partagée dans la métropole du Grand Lyon : un service d’autopartage de très grande ampleur qui permettra, en collaboration avec les autres offres de mobilités douces existantes (transports en commun, vélo, trottinettes, marche…), de réduire la place du véhicule personnel dans la ville", indique l’offre d’emploi.

Un projet lyonnais dévoilé en mars

L’activité de l’entreprise niçoise consiste en la conception, pour le compte de ses clients professionnels (géants de l’automobile tels que PSA, Volkswagen, Kia et Hyundai ou opérateurs de mobilité), de solutions technologiques pour exploiter des services de partage de véhicules : logiciels de gestion de flottes, applications mobiles permettant aux utilisateurs de réserver leur véhicule, boîtiers connectés installés dans les véhicules etc.

Pour l’heure, Vulog reste discret sur le projet lyonnais. "C’est encore trop embryonnaire", justifie Alexandra Lougovoy, directrice marketing et communication, qui confirme cependant "aider un de ses clients, se lançant dans l’autopartage à Lyon, dans sa phase de recrutement". "Nous devrions pouvoir dévoiler ce projet d’ici le mois de mars", précise-t-elle.

La Métropole de Lyon "globalement favorable"

L’expérimentation devrait concerner "seulement la ville de Lyon" et non la métropole, indique de son côté le Grand Lyon. La collectivité devrait toutefois rencontrer Vulog en mars. "Nous sommes globalement favorables à toutes ces initiatives qui permettent de développer les solutions alternatives à l’auto-solisme, nous précise-t-on. Ces nouvelles offres sont bienvenues. [Elles] sont autant de solutions d’accompagnement dans le cadre des restrictions à venir dans la future zone à faible émission métropolitaine qui prévoit d’interdire le diesel d’ici 2026." Les élus métropolitains voteront d’ailleurs une délibération sur un nouveau label autopartage au conseil du 15 mars.

La municipalité, qui n’a pas encore rencontré Vulog, ne souhaite "pas s’exprimer à ce stade" sur le projet. "Une rencontre pourrait avoir lieu courant février", confie néanmoins Valentin Lungenstrass, adjoint à la mobilité à la mairie de Lyon.

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