Lyon

International

Le programme d'accélération BigBooster revisite son organisation

Par Pierre Lelièvre, le 14 juin 2019

À l’occasion du lancement de sa quatrième saison, le programme BigBooster, porté par la Métropole de Lyon, la Fondation pour l’Université de Lyon et Pulsalys, opère un changement stratégique en se recentrant sur le cœur originel du programme, à savoir la liaison entre Lyon et Boston (États-Unis). Le dispositif d'accompagnement à l'international se dote d'une nouvelle gouvernance.

En trois ans le programme BigBooster a accéléré 230 start-up à l'international. Au total, ce sont plus de 450 emplois qui ont été créés et 80 millions d'euros levés.
En trois ans le programme BigBooster a accéléré 230 start-up à l'international. Au total, ce sont plus de 450 emplois qui ont été créés et 80 millions d'euros levés. — Photo : DR

Après trois saisons, l’heure d’un premier bilan est venue pour le programme d’accélération à l’international, BigBooster. La Métropole de Lyon, la Fondation pour l’Université de Lyon et Pulsalys, qui chapeautent le dispositif, ont présenté leur copie, quelques jours avant le démarrage de la quatrième promotion le 4 juillet prochain. Les parties prenantes ont décidé la création d’une fondation abritée sous l’égide de la Fondation de l’Université de Lyon. Baptisée « Fondation BigBooster », elle doit permettre de créer « un espace de discussion entre personnes qualifiées afin d’améliorer le pilotage et la prise de décision », explique Karine Dognin-Sauze, vice-présidente de la Métropole qui admet avoir « remarqué une dilution des objectifs et donc de l’intérêt du programme ».

Centré autour de trois membres fondateurs (la Métropole de Lyon, Pulsalys et le cabinet Laurent & Charras), le comité exécutif de la nouvelle gouvernance se structure autour de Nathalie Garçon (BioAster), Tim Saumet (Tilkee) et Thomas Schmider (Varanida) ainsi que de Sanofi Pasteur. Karine Dognin-Sauze prend en charge la présidence de la Fondation BigBooster, tandis que Christophe Dercamps, conseiller de la Métropole, est nommé délégué général.

Karin-Dognin-Sauze (au centre) à l'occasion de la présentation de la nouvelle gouvernance de BigBooster, vendredi 14 juin 2018.
Karin-Dognin-Sauze (au centre) à l'occasion de la présentation de la nouvelle gouvernance de BigBooster, vendredi 14 juin 2018. - Photo : Pierre Lelièvre

Feuille de route éclaircie

Avec 230 start-up accélérées en trois pour 80 M€ levés et 450 emplois créés, BigBooster redéfinit également sa feuille de route en opérant un recentrage. L’Amérique du Nord redevient la destination prioritaire avec les relations déjà nouées avec l’écosystème de Boston. À trois ans, le programme d’accélération souhaite combiner à la fois une approche globale en tenant compte des impératifs environnementaux notamment et le développement à l’international sur le marché nord-américain.

La quatrième promotion s’articulera également autour de quatre thématiques : les biotech et la santé, l’industrie intelligente, les produits et services digitaux ainsi que l’écosystème global (Greentech, smart city, energy…). À plus long terme, le programme devrait s’ouvrir à d’autres destinations pour devenir le « premier réseau international innovant d’accélération ». Les marchés chinois, du Moyen-Orient et de l’Afrique sont évoqués.

En trois ans le programme BigBooster a accéléré 230 start-up à l'international. Au total, ce sont plus de 450 emplois qui ont été créés et 80 millions d'euros levés.
En trois ans le programme BigBooster a accéléré 230 start-up à l'international. Au total, ce sont plus de 450 emplois qui ont été créés et 80 millions d'euros levés. — Photo : DR

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