Rhône

Agroalimentaire

Le groupe Toupargel cherche un repreneur

Par Audrey Henrion, le 28 octobre 2019

Le groupe de distribution de d’aliments surgelés Toupargel, fondé en 1947, aujourd'hui piloté par Romain Tchenio et détenu à 87 % par la famille Tchenio cherche un repreneur. L’information a été annoncée par l’étude de l’administrateur Robert-Louis Meynet sur le réseau social LinkedIn.

Romain Tchénio, PDG de Toupargel
Romain Tchénio, PDG de Toupargel — Photo : Toupargel

Le plan Oxygène 2020, déployé depuis 2 ans, n’aura pas suffi à donner de l’air au groupe Toupargel, basé à Civrieux-d’Azergues, dans le Rhône (CA 2018 : 244 M€, 2 600 salariés). Neuf mois après son placement en procédure de sauvegarde pour la holding et des redressements judiciaires pour les sociétés Toupargel et Eismann, l’étude de l’administrateur judiciaire Robert-Louis Meynet reprend la main aux côtés de l'étude Aj Up. Depuis mercredi 23 octobre, elle relaye l’offre de cession du groupe sur le réseau social LinkedIn. À la veille de cette annonce, jour de l’audience devant le Tribunal de commerce de Lyon, sa cotation avait été suspendue en Bourse sans explication.

« Nous recherchons des investisseurs ou repreneurs pour Toupargel Groupe et ses filiales #toupargel et #eismann », indique la publication, fixant la date limite de dépôt des offres au mardi 3 décembre 2019 à 16 heures. « Les actionnaires historiques, Roland et Maurice Tchénio, ont annoncé vouloir injecter 20 millions d’euros dans l’entreprise en gardant 100 % des effectifs actuels », précise un porte-parole du groupe. Si tel était le cas, les dettes de Toupargel seraient épongées.

Partenariats avec Monoprix et Naturalia

Mais, en attendant, « l’offre de cession est toujours valable », précise un représentant de l’étude Meynet. Laquelle met en avant l’actif du groupe pionnier de la livraison à domicile et de la vente par téléphone. L’entreprise de Civrieux-d’Azergues compte en effet 33 centres d’appels et plusieurs centaines d’opérateurs, proposant 1 600 références en produits surgelés, 4 000 en produits frais et épicerie.

Cette année, Toupargel aura conclu un partenariat de distribution avec Naturalia, et encore Monoprix, il y a quelques jours. Avec 111 agences de livraison, 4 plateformes de préparation de commandes automatisées, le groupe est capable de livrer les 36 000 communes de l’Hexagone en moins de 72 heures, grâce à une conséquente flotte de véhicules : 37 semi-remorques, 900 véhicules de livraison, 250 voitures et 22 engins. Comptant 2 600 salariés (2 300 pour Toupargel et 300 pour Eismann), le groupe revendique 600 000 clients.

Des pertes de 11 millions d'euros

Depuis 2009, où le chiffre d’affaires s’établissait à 359 M€, les ventes s’érodent. Succédant à Roland Tchénio, son neveu Romain Tchénio, opérationnel depuis 2013 et PDG depuis 2017, n’aura pas réussi à redresser la barre. Le 2 juillet dernier, à l’issue d’une première période d’observation, le tribunal de commerce de Lyon avait décidé son prolongement de six mois supplémentaires.

Sur les deux derniers exercices 2017 et 2018, le groupe familial affiche des pertes de 11 millions d’euros et un chiffre d’affaires passé de 271 M€, en 2017, à 244 M€ (214 M€ pour Toupargel, 30 M€ pour Eismann), en 2018. Le groupe est détenu à 87 % par le père et l’oncle de l’actuel PDG, qui avaient injecté personnellement 10 millions d’euros dans les comptes de l’entreprise, et 3 autres millions en 2018.

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