Lyon

Biotech

Interview La biotech Valneva s'attaque à la maladie de Lyme

Entretien avec Franck Grimaud

Propos recueillis par P. Ti - 05 septembre 2017

En forte croissance, la biotech Valneva, dont le siège est à Lyon, explore de nouveaux marchés. Et pourrait être le premier groupe à commercialiser un vaccin contre la maladie de Lyme. Explication de son directeur général, Franck Grimaud.

Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

Le Journal des Entreprises : Au premier semestre 2017, Valneva a réalisé un chiffre d'affaires (CA) de 55,4 millions d'euros et vise 105 à 115 millions cette année (contre 98 millions d'euros l'an dernier). Comment expliquez-vous cette poussée ?

Franck Grimaud : D’abord par une croissance soutenue sur nos principaux vaccins. En particulier l’Ixario, (contre l’encéphalite japonaise), qui nous assure 60 millions d’euros de revenus par an, dont un tiers grâce à un contrat que nous avons avec l'armée américaine. Mais aussi le Dukoral (contre le choléra), qui pèse 27 millions d’euros dans notre chiffre d'affaires annuel. Nous avons su également améliorer nos coûts de production en augmentant nos volumes. Résultat : nous devrions être en mesure d’afficher en fin d’exercice un Ebitda compris entre 5 et 10 millions d’euros, contre 2,8 millions d’euros l’an dernier.

Quels sont les relais de croissance pour un acteur comme Valneva, issu de la fusion du Nantais Vivalis et de l'Autrichien Intercel, sur un marché des biotechs et des medtechs de plus en plus concentré ?

F.G. : Il faut savoir sur nos métiers se différencier. Ce que nous faisons sur notre produit VLA15, le premier vaccin contre la maladie de Lyme. Et pour lequel nous venons de démarrer une étude clinique de phase 1. Les premiers résultats de cette étude sont attendus pour le premier semestre 2018. Nous avons par ailleurs obtenu cet été le statut prioritaire « fast track », délivré par l’agence américaine en charge de la sécurité des aliments et des médicaments (FDA). Si l’on respecte le calendrier de recherche, nous devrions être en mesure de commercialiser ce produit en 2023. Nous serons alors les premiers à sortir un vaccin contre cette maladie qui fait plus de 300.000 victimes par an aux Etats-Unis et presqu’autant en Europe. C'est un marché mondial que nous évaluons entre 700 et 800 millions d'euros

Envisagez-vous un partenariat avec un « big pharma » pour la commercialisation de ce produit ?

F.G. : Nous sommes en partenariat avec le groupe britannique GSK (GlaxoSmithKline). Cela ne veut pas dire que nous sommes "mariés", mais il n’est pas exclu que nous envisagions un co-développement en phase 3 ou une commercialisation commune. C’est ouvert.

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