Isère

Distribution

King Jouet investit 18 millions d’euros dans sa plateforme logistique de Rives

Par Marie Paturel, le 06 mai 2022

Philippe Gueydon, président de King Jouet, a symboliquement posé la première pierre de l’agrandissement de sa plateforme logistique de Rives, en Isère, destinée à accompagner la croissance du groupe.

Les travaux d’agrandissement de la plateforme logistique du groupe King Jouet devraient s’achever en septembre prochain.
Les travaux d’agrandissement de la plateforme logistique du groupe King Jouet devraient s’achever en septembre prochain. — Photo : King Jouet

Avec un chiffre d’affaires en progression de 38 % à 400 millions d’euros HT, le distributeur isérois King Jouet a réalisé un exercice 2021 record. Des bons résultats à périmètre constant qui s’expliquent par la consolidation de l’acquisition de l’enseigne belge Maxi Toys, reprise en août 2020, et par l’évolution du modèle commercial. Le groupe a non seulement investi dans le digital, mais aussi développé de nouveaux formats de magasins urbains (boutiques de centres-villes) et déployé une nouvelle expérience client dans les magasins situés en périphéries.

Une nouvelle plateforme pour accompagner la croissance

Pour accompagner cette croissance, le président de King Jouet, Philippe Gueydon, a posé, jeudi 5 mai, la première pierre symbolique du grand chantier de l’année 2022 : l’agrandissement de la plateforme logistique de Rives (Isère), qui fera passer le bâtiment de 24 000 m2 à 42 000 m2, réalisé par le constructeur GSE. "Cela nous permettra d’absorber la croissance de notre activité et de couvrir nos besoins pour les 3 à 5 prochaines années", indique Philippe Gueydon.

"De plus, par rapport à une enseigne traditionnelle, le digital occupe davantage de surface logistique : nous devons donc répondre à l’essor de cette partie de notre activité." Le nouvel entrepôt, qui devrait être livré en septembre prochain, nécessite un investissement d’environ 18 millions d’euros, incluant notamment l’installation de panneaux photovoltaïques en toiture sur une surface de 18 000 m2.

Philippe Gueydon, président du groupe King Jouet, a posé la première pierre du chantier d’agrandissement de la plateforme logistique de Rives ce jeudi 5 mai.
Philippe Gueydon, président du groupe King Jouet, a posé la première pierre du chantier d’agrandissement de la plateforme logistique de Rives ce jeudi 5 mai. - Photo : King Jouet

À l’horizon 2023-2024, cette plateforme devrait employer 90 employés en période basse et 220 à 230 personnes en période haute. Activité par essence saisonnière, le commerce du jouet se concentre pour moitié de mi-novembre à fin décembre. Les salariés de la plateforme logistique sont donc, eux aussi, saisonniers et suivent la même trajectoire avec actuellement, en période basse, une soixantaine de salariés, contre environ 150 en période haute.

Une croissance pérenne

Malgré les incertitudes conjoncturelles (inflation, guerre en Ukraine, confinements en Chine…), King Jouet devrait continuer sa progression. "Nous ne sommes pas inquiets car nous pouvons nous appuyer sur des fondamentaux qui nous permettent d’être performants. Le jouet reste un marché refuge en période de tensions et de doutes. De plus, la crise sanitaire a contribué à renforcer les valeurs de la famille et les choix de consommation ne devraient pas affecter le jouet", estime Philippe Gueydon.

La confiance règne donc dans le secteur qui a enregistré une croissance de 8 % sur les deux années de crise sanitaire. "Nous restons convaincus que cette croissance est solide et qu’elle se consolidera jusqu’en 2024. Le marché ne devrait pas reculer. Nous estimons plutôt qu’il se stabilisera sur un palier en 2022 et 2023", ajoute le président du groupe familial isérois.

King Jouet pourrait même conquérir des parts sur un marché "flat" car certains concurrents rencontrent des difficultés, à l’image de la grande distribution qui se recentre sur l’alimentaire. Le distributeur isérois vise donc une nouvelle croissance à deux chiffres cette année, "autour de 10 à 15. Mais le résultat sera nécessairement amoindri par la hausse de nombreux coûts : transports, énergie…", conclut Philippe Gueydon.

Poursuivez votre lecture

Plus de Newsletters

Déjà abonné à une newsletter gratuite ? Inscrivez-vous ici à une autre édition