Ain

Plasturgie

IPC et le Cotrep font cause commune pour tester le caractère recyclable des emballages souples

Par Déborah Berthier, le 20 septembre 2021

Le Centre technique industriel de la plasturgie et des composites et le Comité technique vont tester le potentiel recyclable des emballages souples pour encourager l’innovation.

Cette ligne permet de tester la recyclabilité des emballages souples.
Cette ligne permet de tester la recyclabilité des emballages souples. — Photo : Citeo Pierre Antoine

Ils représentent un quart des emballages plastiques ménagers mis sur le marché (280 000 tonnes). Pourtant seul un Français sur deux peut aujourd’hui trier les emballages souples. Pour les autres matériaux souples (PP, PET, etc.), les solutions de recyclage n’existent pas encore. L’État a néanmoins affirmé sa volonté d’accroître leur recyclabilité. Il vient d’ailleurs de mettre 370 millions d’euros sur la table dans le cadre de sa stratégie nationale "Recyclabilité, recyclage et réincorporation des matériaux".

Dans les faits, pourtant, il est parfois complexe, pour les industriels de la plasturgie, d’évaluer la recyclabilité des emballages souples. Jusqu’à présent, deux solutions se présentaient à eux : procéder à des tests en laboratoire, mais les quantités concernées sont alors faibles, et les résultats peu représentatifs de la réalité du marché ; ou réaliser les essais directement dans des usines de recyclage. "Une opération très lourde nécessitant de stopper spécialement les usines ou bien d’attendre qu’elles soient à l’arrêt pour des cessions de maintenance. Ces tests s’avéraient donc très compliqués à réaliser", explique Vincent Colard, responsable R & D et écoconception chez Citeo (CA 800 M€ ; 250 salariés).

C’est la raison pour laquelle le centre technique industriel de la plasturgie et des composites (ICP), basé à Bellignat, dans l’Ain (CA : 9 M€ ; 80 salariés), et le Cotrep (comité technique pour la recyclabilité des emballages plastiques), -groupement d’entreprises réunissant Citeo (fusion d’Eco-emballages et Ecofolio), Valorplast (organisme accompagnant les industriels du plastique dans le recyclage des déchets ménagers), l’association professionnelle Elipso et le syndicat national des régénérateurs de matières plastiques- viennent d’investir 400 000 euros pour concevoir une ligne reproduisant les étapes de régénération et permettant de tester la recyclabilité des emballages souples complexes à échelle pilote. "IPC dispose du savoir-faire sur les tests, nous avons la connaissance des machines présentes dans les usines de recyclage et des matériaux utilisés par les industriels", poursuit le responsable R & D et de l’écoconception.

Des tests pour enclencher plus rapidement les investissements

Cette ligne, installée chez IPC, dans la banlieue d’Oyonnax, au cœur de la Plastics Vallée, est une réplique à taille réduite, des machines présentes dans les usines de recyclage. "Elle permet de traiter 50 kg de matière, au lieu d’1,5 tonnes", indique Vincent Colard. Valentin Fournel, directeur de l’écoconception chez Citeo, précise : "Cette ligne va faciliter l’innovation, notamment la création de nouveaux matériaux, pour les industriels du secteur." Citeo est en charge de tester la recyclabilité de ces matériaux et de rendre des avis. Dans un second temps, IPC pourra proposer aux industriels d’effectuer eux-mêmes le test sur la ligne, en facturant la prestation. "Cela permettra aux industriels d’être plus agiles et plus réactifs sur la fin de vie des matériaux. Et de pouvoir déclencher plus rapidement l’investissement."

Cette ligne permet de tester la recyclabilité des emballages souples.
Cette ligne permet de tester la recyclabilité des emballages souples. — Photo : Citeo Pierre Antoine

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