Puy-de-Dôme

Tourisme

France Thermes dynamise son offre axée sur le bien-être

Par Pierre Tiessen, le 10 avril 2019

À un an de l'ouverture de son futur site de Châtel-Guyon, dans le Puy-de-Dôme, le groupe France Thermes, spécialisé dans les établissements thermaux, peaufine sa stratégie, axée sur les services liés au bien-être, pour attirer une clientèle non-curiste.

Le coût de construction de l'établissement de Châtel-Guyon (ici, maquette du lobby) est estimé à 35 millions d’euros, supporté par France Thermes aux côtés de la Caisse des Dépôts et Consignations.
Le coût de construction de l'établissement thermal de Châtel-Guyon (ici, maquette du lobby) est estimé à 35 millions d’euros, supporté par France Thermes aux côtés de la Caisse des Dépôts. — Photo : France Thermes

Dernière ligne droite. À un an de l’ouverture de son futur établissement thermal à Châtel-Guyon, dans le Puy-de-Dôme, le groupe France Thermes (20 M€ de CA, 450 salariés) peaufine ses plans. « Le premier étage est construit. Le projet, qui mobilise plus de 200 ouvriers, est sur de bons rails », souffle Sylvain Serafini, son PDG. Ces fondations ont été enfin posées, après plusieurs de mois de retard : pour des raisons de risques géologiques, l’emplacement du site a changé, provoquant un retard de 9 à 12 mois sur le calendrier initial. Ce groupe parisien, spécialisé dans le thermalisme, peut donc lancer son plan d’embauches local.

Au total, 80 postes sont à pourvoir dans les métiers de l’hôtellerie et de la restauration pour ce site qui devrait accueillir, chaque année, jusqu’à 10 000 curistes en vitesse de croisière. Et dont le coût de construction est estimé à 35 millions d’euros, supporté par France Thermes, au côté de la Caisse des Dépôts. « Nous recherchons également des profils de médecins et d’aides-soignants », précise Stéphane Serafini, qui entend faire de cet établissement la nouvelle vitrine de ce groupe.

Monter en puissance sur l’hébergement non-conventionné

Aux mains depuis l’an dernier du fonds d’investissement belge Gimv, France Thermes veut pour cela étoffer sa gamme de services, en développant en particulier les soins périphériques axés sur le bien-être. Au menu sur le site auvergnat : un service restauration et un bâtiment hôtelier de 90 chambres proposé aux non-curistes, ainsi qu’une résidence de services pour « seniors autonomes », comptant une dizaine d’appartements. Un espace piscine et spa complétera l’ensemble.

Objectif pour France Thermes : capter une nouvelle clientèle, alors que le marché a connu une croissance en volume de 20 % sur dix ans. « Nous souhaitons concentrer une partie des ressources sur notre offre hôtelière et de remise en forme, afin de monter en puissance sur l’hébergement non-conventionné (non-remboursé par la Sécurité Sociale, NDLR) », détaille Stéphane Serafini, ancien cadre du groupe Lucien Barrière.

5 à 10 nouveaux sites d’ici à 2025

Une stratégie déjà éprouvée dans l'autre établissement de France Thermes situé à Bagnoles-de-l’Orne, en Normandie (13 000 curistes par an). Après un investissement de 18 millions d’euros, le site propose aujourd’hui une résidence d’appartements tout public, avec piscine et solarium.

Avec 15 000 m² de surface de plancher, celui de Châtel-Guyon abritera par ailleurs un centre R&D, spécialisé dans le microbiote intestinal. « Nous avons lancé un protocole d’étude avec un centre de recherche référent et allons former nos équipes à ce sujet lié à la qualité digestive », explique le PDG.

En parallèle, le groupe explore de nouvelles implantations possibles et vise l’ouverture de 5 à 10 nouveaux sites en France d’ici à 2025. Son actionnaire majoritaire entend faire du groupe « un acteur de premier plan sur le marché du thermalisme en France », selon Gautier Lefebvre, en charge du département Health & Care chez Gimv.

Le coût de construction de l'établissement de Châtel-Guyon (ici, maquette du lobby) est estimé à 35 millions d’euros, supporté par France Thermes aux côtés de la Caisse des Dépôts et Consignations.
Le coût de construction de l'établissement thermal de Châtel-Guyon (ici, maquette du lobby) est estimé à 35 millions d’euros, supporté par France Thermes aux côtés de la Caisse des Dépôts. — Photo : France Thermes