Auvergne Rhône-Alpes

Électronique

En Ardèche, Eolane se concentre sur les activités d’urgence vitale

Par Jean Marin, le 07 avril 2020

Le volontariat a permis la reprise partielle de la fabrication de cartes et de composants électroniques pour les secteurs du médical et du nucléaire au sein d'Eolane. Cette usine de Saint-Agrève, aux confins de l’Ardèche et de la Haute-Loire, s'est remise au travail au profit de deux de ses clients classés "opérateurs d’importance vitale".

Composants électroniques sous un microscope fabriqués sur le site d'Eolane en Ardèche.
Le site du groupe Eolane en Ardèche est spécialisé dans la réalisation de petites et moyennes séries de composants électroniques pour les secteurs du médical et du nucléaire. — Photo : Eolane

L’activité d’Eolane reprend de façon plus soutenue en cette deuxième semaine d’avril à Saint-Agrève, en Ardèche. Une partie des collaborateurs du fabricant de cartes et composants électroniques pour les secteurs du médical et du nucléaire (CA 2019 : 28 M€ / 200 salariés) se mobilise au profit de deux de ses clients classés "opérateurs d’importance vitale", c’est-à-dire identifiés par l’État comme ayant des activités indispensables pour la population.

L’entreprise ardéchoise rattachée au groupe Eolane, basé dans le Maine-et-Loire, prépare notamment les composants des 2 000 câbles nécessaires au fonctionnement de 500 petits respirateurs artificiels fabriqués par Eove, filiale d'Air Liquide Medical Systems. Une commande antérieure à celle du consortium national emmené par Air Liquide, qui doit produire 10 000 respirateurs d’ici mi-mai et pour laquelle les deux unités Eolane du Maine-et-Loire réalisent des câbles.

Une vingtaine de salariés sur 200

En dehors de ces appareils très recherchés par les services hospitaliers pour soigner les malades du Covid-19, Eolane Saint-Agrève intervient pour le secteur nucléaire. Elle réalise des cartes et des sous-ensembles électroniques pour l’unité Rolls-Royce Civil Nuclear de Meylan (Isère), qui intervient dans la maintenance de centrales nucléaires d’EDF.

« Nous aurions pu aller jusqu’à la réquisition de nos salariés compte tenu du caractère vital de ces activités, mais le volontariat suffit. Nous avons d’ailleurs plus de volontaires que nécessaire, car nous nous focalisons aujourd’hui sur les clients "opérateurs d’importance vitale" », explique Frédéric Faure, qui dirige depuis 2000 l’usine de Saint-Agrève. « Une vingtaine sur 200 a repris le travail après l’arrêt total qui a eu lieu le 17 mars. Et on pense monter à 20 % de l’effectif d’ici fin avril », ajoute-t-il.

Quarantaine de cinq jours pour les colis

Parmi les mesures sanitaires prises, les vestiaires ont été fermés et les salles de pause réaménagées pour que les salariés ne se retrouvent pas face à face. « À 20 sur 6 000 mètres carrés, on limite les risques de se croiser », note Frédéric Faure, qui indique qu’« une zone de quarantaine de cinq jours a été créée pour les colis reçus ».

L’ensemble du personnel, y compris les salariés dont l’activité est stoppée, est invité à participer à une réunion quotidienne par audio conférence. « Environ 80 % se connectent par téléphone ou internet. Ils sont demandeurs du maintien de ce lien d’une demi-heure au cours de laquelle on évoque tous les sujets », assure le dirigeant.

Composants électroniques sous un microscope fabriqués sur le site d'Eolane en Ardèche.
Le site du groupe Eolane en Ardèche est spécialisé dans la réalisation de petites et moyennes séries de composants électroniques pour les secteurs du médical et du nucléaire. — Photo : Eolane

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