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Di-analyse signal : La start-up se prépare au décollage

Par Stéphanie Gallo Dirigeant : Darcy Boungou-Tsoumou, le 25 novembre 2016

Di-analyse signal, spécialisée dans l'analyse du signal industriel, vient de lever des fonds et pourrait faire exploser les compteurs dans les prochains mois.

Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

« Mon ambition est claire : je veux faire de Di-analyse le leader mondial de la surveillance industrielle ». Le dirigeant de la start-up roannaise créée en mars 2015 et hébergée sur le Numériparc, Darcy Boungou-Tsoumou, détaille sa stratégie sans tabou. L'entreprise roannaise vient de boucler une levée de fonds de 200 000 euros auprès de Bpi, de la Fondation Michelin et du Réseau Entreprendre Loire (labellisation Inovizi). « Cette première levée de fonds va nous permettre de payer les salaires des prochains mois en attendant que débouchent les gros contrats sur lesquels nous travaillons actuellement ». Darcy Boungou-Tsoumou est en effet en négociations avancées avec trois industriels français dont BDM Dubus et Fives intralogistics. Plus de 20 millions d'euros de chiffres d'affaires, sur cinq ans, sont en jeu. Di-Analyse signal leur propose une solution de surveillance de leurs systèmes industriels.

Réduire les coûts de maintenance

L'entrepreneur, 34 ans, docteur en ingénierie mécanique, option traitement du signal
, a mis au point un système de valorisation des signaux industriels afin d'anticiper les pannes et les arrêts de ligne. « Des capteurs enregistrent toute une batterie d'indicateurs comme la température, les vibrations, la force du courant etc. Ces signaux sont ensuite envoyés sur une plateforme logicielle qu'on a baptisé Cyclocloud, pour valorisation puis exploitation », explique Darcy Boungou-Tsoumou. Grâce à un savant mélange d'algorithmes, le logiciel de Di-Analyses apprend et se perfectionne au fil de la collecte des données. « Nous ne sommes pas sur un raisonnement de seuils. Plus le système tourne, plus il est précis. ». Pour le start-upper, Di-Analyse permettrait de réduire considérablement les coûts de maintenance des machines industrielles, de plus de 25 % pour certains clients. « Nous fonctionnons avec un abonnement. Plus il y a de machines à surveiller, plus il est rentable. Nous nous adressons à des entreprises réalisant plus d'un million d'euros de chiffre d'affaires ».

Attention, décollage dans 3,2,1...

Sur sa première année d'existence, Di-Analyse signal a enregistré un chiffre d'affaires de 60 000 euros. Avec un salarié et trois jeunes en contrat d'apprentissage, la start-up table sur un chiffre d'affaires de 200 000 euros sur l'exercice en cours, 1 million d'euros à trois ans et plusieurs millions à cinq ans. « Si ces contrats débouchent comme prévu, nous devrons réaliser, l'année prochaine, une nouvelle levée de fonds d'un million d'euros. Elle nous permettra notamment de recruter un directeur d'envergure ». Car si le jeune entrepreneur se sait très aguerri sur les questions techniques, il est moins confiant dans ses qualités de manager.Sans langue de bois, il confie : « L'entreprise est sur le point d'exploser, comme une vraie start-up. Je ne veux prendre aucun risque et je me prépare donc à cette envolée. D'un point de vue financier, avec les levées de fonds, mais aussi du point de vue de la structuration. Di-Analyse aura besoin d'un pilote expérimenté. Je ne souhaite pas vendre pour l'instant car je suis loin d'être allé au bout de cette aventure exceptionnelle. En revanche, si je suis dilué, tant pis ! Je m'y prépare psychologiquement aussi »

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