Auvergne Rhône-Alpes

Conjoncture

Point de vue Conjoncture : des lendemains qui chantent

Par Gilles Cayuela, le 16 janvier 2019

Malgré une fin d'année compliquée pour nos entreprises d'Auvergne-Rhône-Alpes, il est plus que jamais important de croire en des lendemains qui chantent...

L'édito
L'édito — Photo : Le Journal des Entreprises

Une croissance du PIB moins importante que prévue (0,2% au quatrième trimestre 2018 contre 0,4% attendu), des entreprises qui affichent des pertes de 30 à 40% de leur chiffre d'affaires, des commerçants au bord du dépôt de bilan suite à l'action conjuguée des blocages des "Gilets Jaunes" et des casseurs, le triste épisode de Strasbourg qui a rajouté à la morosité ambiante… La fin d'année 2018 n'aura pas été des plus clémente pour notre économie.

Pourtant en cette période de troubles et d'incertitudes, il est plus que jamais indispensable de croire en un avenir meilleur et comme l'a écrit Albert Camus dans L'homme révolté : "La vraie générosité envers l'avenir consiste à tout donner au présent". En Auvergne-Rhône-Alpes, bon nombre d'entrepreneurs semblent avoir mis le précepte du romancier philosophe en pratique.

C'est le cas de la start-up lyonnaise For City qui vient de mettre au point un logiciel innovant de gestion des déchets à destination des collectivités ou encore de l'éditeur DEM, qui dans le soucis d'améliorer le bien-être des salariés au travail, vient de lancer un logiciel qui permet de lutter contre les troubles musculo-squelettiques. Et comment ne pas évoquer la stratégie de circuit-court du groupe Poujoulat, qui investit dans le bois local ligérien pour produire ses bûches de chauffage à haute performance énergétique. Idem pour le fabricant de jus de fruits Bissardon, qui s'appuie à 95% sur les fruits de producteurs locaux pour développer sa nouvelle gamme bio.

Tous ces exemples montrent qu'une autre voie est possible, que l'économie peut se mettre au service de l'humain et de la planète, et que l'avenir n'est peut-être pas aussi sombre qu'il n'y parait. A condition de ne pas opposer les enjeux de "fin de de mois" et de "fin du monde". Car c'est bien là l'immense défit qui s'offre à nous. Si nous parvenons à le relever collectivement, nous avons toutes les chances de voir enfin émerger des lendemains qui chantent.

Ce billet a été publié dans Le Journal des Entreprises n°378, janvier 2019, édition Lyon - Saint-Etienne - Grenoble.

L'édito
L'édito — Photo : Le Journal des Entreprises