Investissement

CHU de Grenoble : Des investissements par millions

Par la rédaction, le 04 décembre 2009

Le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Grenoble investit environ 100M€ par an. De quoi construire, entre autres, un nouvel hôpital, des plateaux techniques, des laboratoires et un nouveau site logistique à Domène. Bref, il participe directement à la vie économique du département. Vanessa Genin
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Avec un budget annuel d'environ 550M€, le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Grenoble, qui emploie près de 9.000 personnes, est certes un établissement public, mais qui a bien des retombées économiques pour le département. Le projet d'établissement 2006-2010prévoyait en effet 400M€ d'investissements sur quatre à cinq ans. Et c'est ce qu'est en train de réaliser le CHU qui a investi 320M€ et a déjà planifié 90M€ d'investissements sur 2010.




Santé publique

De quoi renforcer les missions de service public de l'hôpital. En effet, le CHU dispense à la fois des soins de proximité, comme la médecine, la gériatrie, la maternité... Mais aussi des activités de recours pour les habitants de l'Isère et des deux Savoie, qui sont envoyés au CHU de Grenoble par leurs médecins ou d'autres centres hospitaliers. Enfin, le CHU fait figure de référence, c'est-à-dire qu'il dispense des soins qui ne sont effectués que dans les CHU, comme l'hématologie, la transplantation d'organes ou la chirurgie cardiaque (exceptionnellement partagée avec la clinique Belledonne). Dans toutes ses activités, le centre hospitalier universitaire remplit plusieurs missions qui touchent aussi à la recherche et à l'enseignement. D'où sa capacité à travailler en réseau avec ses voisins rhônalpins et auvergnats.




Regrouper les formations liées à la santé

Néanmoins, malgré ses missions de santé publique, l'hôpital est comparable à toute entreprise de services, à commencer par l'importance de la masse salariale dans son budget. Et si 80% des salariés sont des professionnels soignants, le CHU embauche également des profils administratifs et des techniciens, pour la maintenance des équipements, par exemple. Avec un turnover naturel d'environ 7%, l'hôpital recrute de façon régulière sur le bassin grenoblois. «En terme de recrutements, notre préoccupation est d'attirer des médecins qualifiés, explique Jean Debeaupuis, le directeur général. Même si nous avons la chance de bénéficier d'un environnement attrayant, les professions de la santé reste des métiers en tension. Nous recrutons 160 infirmiers par an à la sortie des écoles.» Le CHU est d'ailleurs très investi dans la formation des professionnels de la santé. C'est pourquoi il prévoit de rassembler tous les étudiants de ces disciplines (médecins, pharmaciens, sages-femmes, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, puéricultrices et cadres de santé), aujourd'hui dispersés sur l'agglomération, en un lieu unique sur le campus de Saint-Martin-d'Hères. L'Institut des formations aux professions de santé sera inauguré en 2013. L'université Joseph-Fourier a également innové en matière d'enseignement en proposant des cours totalement numérisés sur DVD pour les étudiants de première année de médecine.




Un nouveau site logistique

Le CHU participe aussi indirectement à l'emploi local par ses achats et ses investissements. L'hôpital effectue entre 135 et 150M€ d'achats par an. Surtout, il dépense plus d'1M€ pour des prestations de nettoyage et de sécurité, pour l'essentiel sous-traitées à des entreprises locales. Sans oublier les millions que le centre hospitalier universitaire investit! À commencer par un nouveau site logistique, dont un entrepôt de 8.000m², qu'il vient d'acquérir à Domène pour permettre des livraisons plus adaptées aux problématiques de la santé. Ce site doit être opérationnel en avril2010. Cette meilleure circulation des marchandises va s'accompagner d'un autre chantier concernant le système d'information. Le CHU a inauguré l'an dernier l'hôpital couple-enfant, qui a coûté 100M€. Un effort qui lui a permis de revenir à 2.500 accouchements, contre moins de 2.000 l'année précédente. La deuxième tranche de l'hôpital, qui accueillera les urgences pédiatriques, doit être livrée en juin2011. De son côté, l'hôpital Sud a ouvert en juin l'institut de rééducation qui a remplacé les centres des Petites Roches situés à Saint-Hilaire-du-Touvet. Soit un investissement de 50M€. L'année prochaine, il va aussi inaugurer l'Institut de biologie et pathologie (50M€), qui doit regrouper tous les laboratoires aujourd'hui dispersés au sein de l'hôpital Michallon de La Tronche. Deux extensions vont d'ailleurs permettre de faire de la place dans cet hôpital afin de procéder à sa modernisation. «Il faut revoir l'accueil pour intégrer les soins ambulatoires et les urgences, précise le directeur général. L'hôtellerie a également besoin d'être modernisée.» Ce chantier va débuter au printemps 2010, le nouveau plateau technique sera opérationnel en 2014.

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