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Numérique

Interview Cédric Denoyel : « Nous revoyons l'organigramme du lieu totem H7 »

Entretien avec Cédric Denoyel, PDG de H7

Propos recueillis par Audrey Henrion - 05 septembre 2019

Après le départ surprise cet été de Marie Esquelisse, directrice de l'accélérateur lyonnais H7, une ancienne chaudronnerie, à la fois espace événementiel et lieu dédié à l’hébergement et à l'accompagnement de dizaines de start-up, Cédric Denoyel, son PDG, décrit la nouvelle organisation opérationnelle du site. 

Cédric Denoyel, PDG de H7, et Marie Esquelisse lors du Web Summit de Lisbonne en novembre 2018.
Cédric Denoyel, PDG de H7, et Marie Esquelisse lors du Web Summit de Lisbonne en novembre 2018. — Photo : Audrey Henrion

Le Journal des Entreprises : Nous apprenons le départ - inattendu - de Marie Esquelisse. Pour quelle raison et comment s’organise son remplacement ?

Cédric Denoyel : Marie Esquelisse Marie était présente et super efficace sur la phase de lancement. Aujourd’hui H7 est passé dans une dimension de consolidation plus que de développement et son profil correspondait moins à cette phase. Nous revoyons l’organigramme de H7. Nous nous concentrons sur nos programmes d’accélération et la manière dont nous allons accompagner les start-up. J’ai besoin d’un profil plus qualifié en termes de conseils, d’analyse et d’accompagnement. On passe de un à trois start-up managers : Julien Marbouty arrivé au mois de juin, une autre personne arrivera fin septembre et Ninon Maquet qui a vocation à diffuser les valeurs d’industrie créative en lien avec Hôtel 71 (nouveau lieu hybride ouvert juste à côté d’H7 et porté par Arty Farty, actionnaire de H7, N.D.L.R.) et d’innovation sociale avec des acteurs du type Rhonalpia.

Quel profil pour remplacer Marie Esquelisse ?

C. D : Un profil senior ayant déjà travaillé dans des incubateurs ou accélérateurs soit dans des boîtes de conseil, capables de piloter l’équipe des trois start-up managers.

Et vous, quel sera votre rôle ?

C. D : Moi je reste président-directeur général. Au lieu d’avoir une directrice qui me seconde, je m’entoure de quatre pôles pilotés par quatre cadres : un pôle programme d’accompagnement, en relation avec les start-up, et nos clients ETI et grands groupes, dont le recrutement commence cette semaine, un pôle communication que je pilote pour l’instant avant de faire monter une personne en puissance en interne, un pôle technique dirigé par Philippe Jurine et un DAF sur un temps partagé.

Combien de salariés compte désormais la structure et ces recrutements ne vont-ils pas faire exploser le budget ?

C. D : Nous serons 10 d’ici deux mois car j’embauche aussi une personne comme office manager pour assurer l’accueil et la convivialité du lieu. Nous sommes dans une bonne maîtrise de notre budget car nos partenariats nous permettent de dépasser nos objectifs. La promotion 2 arrive avec 30 start-up supplémentaires qui aménageront de façon perlée dans les semaines qui viennent. Nous sommes aussi rejoints par des équipes de l’Aderly (quatre postes), de l’ENE (Espace Numérique Entreprise) et de la SATT Pulsalys devrait finaliser son arrivée d’ici quelques semaines.

Cédric Denoyel, PDG de H7, et Marie Esquelisse lors du Web Summit de Lisbonne en novembre 2018.
Cédric Denoyel, PDG de H7, et Marie Esquelisse lors du Web Summit de Lisbonne en novembre 2018. — Photo : Audrey Henrion

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