Rhône

Énergie

Boostheat annonce vouloir entrer en Bourse

Par Audrey Henrion, le 12 septembre 2019

Installée sur l'ancien site "diesel" de Bosch à Vénissieux, l'usine Boostheat, fabricant de chaudières innovantes à très à faible consommation d'énergie, annonce vouloir s'introduire en Bourse sur Euronext à Paris.

Luc Jacquet lors de la présentation de l'usine en novembre 2018.
Luc Jacquet lors de l'inauguration de l'usine Boostheat de Vénissieux en novembre 2018. — Photo : Audrey Henrion

Un an après le lancement de la production industrielle, Boostheat veut accélérer le développement commercial de ses chaudières économes en énergie, baptisées Boostheat.20. Pour ce faire, la PMI de 96 collaborateurs, installée à Vénissieux (Rhône), envisage d'entrer en Bourse. Elle vient ainsi d'annoncer avoir franchi une première étape en vue de son introduction sur Euronext Paris, avec l'approbation, le 11 septembre, de son document d’enregistrement par l’Autorité des marchés financiers (AMF).

Technologie de rupture dans les chaudières

Lancée dès 2011, Boostheat propose une technologie de rupture, sur laquelle travaillent les deux cofondateurs belges Luc Jacquet et Jean-Marc Joffroy depuis lors. Les chaudières (vendues environ 18 000 euros) associent les performances d’une chaudière à condensation et d’une pompe à chaleur gaz, faisant économiser, selon la société, jusqu’à 50 % d’énergie par an.

L’innovation avait été retenue parmi les Projets industriels d’avenir (PIAVE) sélectionnés par Bpifrance. Soutenue dès l’origine par Anne Lauvergeon (ex-Areva), la société compte aussi sur Holdigaz, acteur majeur gazier en Suisse, comme actionnaire de référence. Disposant de 7 000 m² sur le site industriel de l’ancienne usine de Bosch à Vénissieux, l'usine héberge une ligne de production automatisée qui internalise 100% du cycle de production. Elle est conçue pour assembler jusqu’à 20 000 chaudières par an (en augmentant les effectifs).

Un marché à 3,3 milliards d'euros par an

La société adresse en priorité les marchés de la rénovation de la maison individuelle (à partir de 200 m²) ainsi que du petit collectif et du tertiaire, en visant la France, l’Allemagne et la Suisse, soit un marché cible de 232 400 chaudières par an à remplacer (3,3 Md€ / an). En début de semaine, Luc Jacquet précisait que le carnet de commandes dans l’Hexagone s’établissait à 120 chaudières. Il envisage la production de "Boostheat.50" pouvant équiper de plus grands bâtiments.

Luc Jacquet lors de la présentation de l'usine en novembre 2018.
Luc Jacquet lors de l'inauguration de l'usine Boostheat de Vénissieux en novembre 2018. — Photo : Audrey Henrion

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