Drôme

Aéronautique

4,5 millions d’euros pour développer l’aéronautique civil à Montélimar

Par Pierre Lelièvre, le 04 février 2020

La société FG Montélimar investit 4,5 millions d’euros pour l’acquisition d’un terrain le long de l’aérodrome de Montélimar (Drôme) et la construction de 9 000 m² de bâtiments destinés à accueillir des entreprises du secteur aéronautique.

La société FG Montélimar investit 4,5 millions d'euros pour l'acquisition d'une parcelle de 25 000 m² et la construction de 9 000 m² de bâtiments dédiés au secteur aéronautique.
La société FG Montélimar investit 4,5 millions d'euros pour l'acquisition d'une parcelle de 25 000 m² et la construction de 9 000 m² de bâtiments dédiés au secteur aéronautique. — Photo : DR

La ville de Montélimar va-t-elle devenir une place de choix pour l’aéronautique de tourisme ? C’est en tout cas le souhait de Gautier Meyer et Frédéric Rosati, deux entrepreneurs montiliens passionnés d’aviation et de parachutisme. Ils viennent d’investir 4,5 millions d’euros, par l’intermédiaire de leur société de promotion immobilière FG Montélimar, pour acquérir une parcelle de terrain de 25 000 m² le long de la piste de l’aérodrome de Montélimar. La construction de 9 000 m² de bâtiment dédiés au secteur aéronautique a débuté à l’automne. « Nous construisons huit lots de surfaces différentes pour accueillir des activités privées en lien avec le secteur aéronautique », explique Gautier Meyer.

Les différents lots sont destinés à être vendus ou loués à des entreprises du secteur. En plus, les deux promoteurs ont souhaité apporter du service en installant des bureaux, un restaurant et un hôtel qui verront également le jour à l’issue de la première tranche des travaux, fin juin 2020. La seconde phase est attendue pour la fin de l’année 2020. « Nous souhaitons créer une plateforme attractive et dynamique autour du secteur de l’aéronautique pour fédérer des activités différentes », ajoute Gautier Meyer, également dirigeant de Synergetik (CA 2018 : 10 M€ / 30 salariés) spécialisé dans l’installation de panneaux photovoltaïques.

Pleine propriété

Pourtant, il y a quelques mois, le projet était loin d’être gagné. « Il a fallu obtenir le déclassement de la parcelle de la part de la mairie de Montélimar », explique Frédéric Rosati. Les terrains en bordure d’un aérodrome sont en effet la propriété de l’État et demeurent inaliénables. Un frein pour motiver des investissements privés. « Notre projet vise à ce que des entreprises puissent acquérir des installations en pleine propriété au bord de l’aérodrome », ajoute-t-il. « Nous avons à Montélimar des activités centrées sur l’aéronautique qui n’osent pas se développer en raison de l’impossibilité d’être propriétaire en bordure de pistes ».

L’écosystème local apparaît déjà séduit : un fabricant de simulateur de vol, une école de parachutisme et un fabricant d’ULM ont déjà prévu de s’installer sur le site tout proche de l’aérodrome. La société montilienne Héli Tech, qui fabrique des hélicoptères biplaces est également en phase de réflexion pour opérer sur place. « Tout un écosystème touchant à l’aviation de tourisme existe dans la région et il est important de proposer une offre d’accueil et de services », précise Frédéric Rosati.

Un restaurant, un hôtel et des bureaux seront également livrés sur le site pour offrir des services complémentaires aux entreprises.
Un restaurant, un hôtel et des bureaux seront également livrés sur le site pour offrir des services complémentaires aux entreprises. - Photo : DR

Développer une offre aéronautique

À terme, près d’une centaine d’emplois pourraient être concentrés sur le site. « C’est aussi un argument d’attractivité et de développement local pour la ville de Montélimar », complète Gautier Meyer. Reste que l’ambition est plus large. « On espère aller plus loin à l’avenir pour que la piste de l’aérodrome puisse être goudronnée », avance Frédéric Rosati. De même, la concentration d’activités liées au secteur aéronautique permettrait, à en croire les deux instigateurs du projet, de donner du volume et d’encourager les activités connexes à se diversifier. « Aujourd’hui, les stations-service ne proposent que de l’essence mais elles pourraient être incitées à également proposer du kérosène », espère Frédéric Rosati.

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