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Transports Weber : L'entreprise se spécialise dans le transport de matières dangereuses

Par Adelise Foucault, le 04 décembre 2015

Transport et logistique Fragilisée par les difficultés du secteur automobile, l'entreprise de transports Weber, à Oderen, a diversifié sa clientèle et s'est spécialisée dans le transport des matières et déchets dangereux. Une stratégie qui lui a permis de redresser la barre.
Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

Des crises, l'entreprise de transport Weber, à Oderen, en a déjà traversé plusieurs. Mais elle a toujours su rebondir. À nouveau, en 2008, l'impact de la crise sur l'un de ses principaux clients, le secteur automobile, a dangereusement fragilisé le groupe familial de la Vallée de la Thur. Pour redresser la barre, il fait un choix radical : diversifier sa clientèle en se spécialisant dans le transport des matières et déchets dangereux. « C'est une activité nouvelle pour notre société, créée en 1973 par mon père », souligne Sophie Weber, actuelle dirigeante de l'entreprise.




L'automobile : 4% de l'activité

À sa création, l'entreprise répondait ainsi aux besoins de l'industrie textile. Quand celle-ci a commencé à péricliter dans la région, dans les années 1990, « nous nous sommes repositionnés dans l'industrie automobile », explique Sophie Weber. Mais à son tour, le secteur est touché. L'entreprise doit réduire la voilure. L'effectif est ainsi passé de quelque 70 personnes en 2007 à 48 aujourd'hui et la flotte de 50 véhicules moteurs à 35. Mais sa diversification vers la chimie et les déchets dangereux a finalement permis de redresser la barre. « Cela représente aujourd'hui 30 % de notre activité. La part de l'automobile, elle, de 80 % au début des années 2000, ne représente plus aujourd'hui que 4 % de notre chiffre d'affaires », pointe la dirigeante. Un chiffre d'affaires en progression l'année dernière de 3 % par rapport à 2013/2014, à 5,7 millions d'euros (exercice clôturé en juin 2015). Il était de 7,4 millions d'euros avant la crise. L'entreprise a renoué avec la rentabilité et sécurisé son activité : « Nous avons assaini notre situation : notre plus gros client ne pèse pas plus aujourd'hui de 15 % de notre chiffre d'affaires », ajoute Sophie Weber.




Une taille stratégique

Les salariés ont été fortement impliqués dans ce virage stratégique et la dirigeante salue la motivation et la fiabilité de son équipe qui a dû se former à ces nouveaux métiers : « La plupart de nos salariés ont beaucoup d'ancienneté et le turnover est resté faible malgré les difficultés que nous avons traversées. Tout le monde a fait des efforts et contribué à remettre l'entreprise sur les rails », souligne Sophie Weber. De nouvelles certifications ont été obtenues pour respecter les exigences réglementaires sur cette activité sensible, qui a aussi nécessité quelques investissements pour adapter la flotte de véhicules. Si l'activité est repartie, Virginie Weber n'envisage pas de retrouver une taille similaire à celle que l'entreprise avait avant la crise. « Nous souhaitons garder cette taille. Même si cela nous place dans une situation peu confortable ? nous sommes un petit parmi les gros et un gros parmi les petits ? elle est plus facile à gouverner, surtout en temps de crise », estime-t-elle, prudente.




Renouvellement de la flotte

Weber Logistique couvre en direct le grand Est, la région Rhône-Alpes et Paris. Pour le reste du territoire et l'export, elle s'appuie sur le réseau Evolutrans (qui fédère plus de 90 PME). Le groupe déploie depuis 2005 une nouvelle activité en croissance dans la prestation logistique complémentaire au transport, sous l'entité Solog (5 salariés, CA 2014 : 500.000?). « Nous voulons proposer plus de solutions clé en main à nos clients », explique la dirigeante. Remise à flot, l'entreprise se lance aujourd'hui dans de nouveaux chantiers visant à améliorer ses performances. « Nous allons renouveler progressivement tout le parc poids lourds, pour aller vers des voitures moins consommatrices en carburant. Ce poste représente un quart du coût de revient de nos prestations », pointe la dirigeante qui prévoit par an quatre à six acquisitions, soit une moyenne de 500.000? ces prochaines années. Un projet démarré l'année dernière avec six acquisitions, et quatre cette année. Confrontée à un problème d'accessibilité de la vallée de la Thur, l'entreprise est également à l'écoute d'opportunités afin de déménager l'entreprise et la rapprocher des principaux axes routiers de la région.



Adelise Foucault

Transports Weber



(Oderen) Dg : Sophie Weber 48 salariés CA 2014/2015 (clôturé en juin) : 5,7 millions d'euros 03 89 38 51 51 www.weber-trs.com

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