Réseaux

Réseaux influents en Alsace : Les pistes à connaître

Par la rédaction, le 03 juillet 2009

Les réseaux font l'unanimité ou presque, chez les chefs d'entreprises. Enrichissement intellectuel, source de business, échanges de bons procédés, veille économique... leurs vertus sont multiples. Encore faut-il les connaître, connaître leur influence et bien les choisir... Difficile de s'y retrouver parfois, surtout dans notre région, où les réseaux sont foisons. Avant de les approcher ou de se laisser approcher, il est utile d'en savoir un peu plus. Dossier réalisé par Adelise Foucault, Julie Giorgi, Philippe Armengaud et Nadia Aubin
Le Journal des Entreprises, l'économie en régions — Photo : Le Journal des Entreprises

Les réseaux, ce n'est pas ce qui manque en Alsace! Il y en a même trop disent certains. Au moins, les chefs d'entreprises ont le choix. En plus des réseaux ?classiques?, la région, de par son histoire et sa géographie, possède des particularités. Les clubs transfrontaliers sont nombreux. Les plus influents demeurent sans doute le club d'affaires franco-allemand du Rhin Supérieur et le Cercle de l'Ill. Ce dernier vise à nouer des liens entre l'Alsace, le pays de Bade, la région de Bâle, et mélange des personnalités du monde privé, administratif, politique, religieux... Mais d'aucuns le considèrent comme un club «vieillissant» et «élitiste». Les réseaux religieux sont également une spécificité alsacienne en raison de la survivance du concordat. Le mouvement des Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens possède un fort pouvoir de mobilisation à Strasbourg et à Mulhouse, où il est présidé par Catherine Chambaud. Et le réseau protestant reste très actif à Strasbourg. La capitale alsacienne est aussi un lieu historique et traditionnel de la franc-maçonnerie. La Loge réunit des milieux peu habitués à se rencontrer et permet de faciliter les affaires. «Mais il n'est pas indispensable d'être franc-maçon pour faire carrière», précise Vincent Froehlicher, directeur général de l'Adira.




De nouveaux réseaux émergent

Plus classiques, les syndicats patronaux sont également très influents en Alsace. La CGPME tient une forte place dans le Haut-Rhin et le Medef surtout dans le Bas-Rhin. Viennent ensuite les réseaux des CCI, des pôles de compétitivité, les réseaux par métiers (Dirigeants Commerciaux de France, marketing club, ressources humaines...), par secteurs d'activité (Union des industries chimiques, Union des Industries et Métiers de la Métallurgie, Union des industries textiles...). Les clubs service, type Rotary, Lions, Kiwanis regroupent des affinités bourgeoises plus que professionnelles. Plus centrés sur l'économie et le métier de dirigeant, l'Association progrès du management (APM) et le Centre des jeunes dirigeants (CJD) font souvent parler d'eux. De nouveaux réseaux ont également émergé: les Apéros du Management, ou encore le club des ambassadeurs d'Alsace initié en juillet2008 par l'Adira, le Cahr et la Maison de l'Alsace à Paris, qui rassemble institutions et professionnels désireux de participer à la promotion de l'Alsace à travers le monde. Les réseaux sociaux virtuels qui font désormais partie intégrante du paysage sont plus orientés ?business ?. De même que certains réseaux du type ?partenaires du Tour Alsace?, initié par le très médiatique Francis Larger. Mais il s'agit d'un cercle très mulhousien et «basé sur une somme d'individualités plus que sur un collectif», selon certains observateurs.




Être dans les bons réseaux

Reste à faire un choix parmi cette multitude de réseaux. «Il faut choisir en fonction de ses objectifs. Si l'on veut faire du business, si l'on veut prendre de la hauteur, si l'on veut défendre sa région... C'est bien d'y aller deux ou trois fois pour voir de quoi ça parle», suggère Vincent Froehlicher. Une fois qu'on a adhéré, il faut s'y impliquer. «Quand on est chef d'entreprise, il est important d'être impliqué pour bien comprendre sa région, de faire partie de groupes de réflexion portant sur des secteurs d'activité ou des thématiques bien précises», explique Luc Julien-Saint-Amand, directeur régional de Ernst & Young. Choisir son réseau est aussi une affaire d'affinités. Ainsi, les dirigeants font souvent partie de plusieurs réseaux: culturels, sociaux, religieux, professionnels... «À un moment donné, tout s'interconnecte. Lorsque vous êtes dans les bons réseaux, vous pouvez rebondir sur des opportunités», indique le directeur général de l'Adira. Et de rappeler que les informations sur les entreprises à reprendre ou sur les postes de direction à pourvoir ne se trouvent pas dans la presse locale... «Les réseaux, ça fait gagner du temps et ça facilite la vie», conclut-il.

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