Grand Est

Banque

Tribune Renforcer sa trésorerie en période de crise

Par Cédric Renaud, Directeur du Développement et de la Transformation, Pôle BDR – Caisse d'Épargne Grand Est Europe, le 08 juin 2021

Quand les délais de paiements s’allongent et la visibilité demeure incertaine, l’optimisation de la trésorerie est un enjeu clé pour les PME et les ETI. Utiliser ses actifs comme leviers de financement peut s’avérer payant.

Cédric Renaud, directeur du développement et de la Transformation à la Caisse d'Épargne Grand Est Europe.
Cédric Renaud, directeur du développement et de la Transformation à la Caisse d'Épargne Grand Est Europe. — Photo : DR

La trésorerie des entreprises a été mise à rude épreuve par la crise sanitaire. Les coups de freins successifs portés à l’activité économique et à l’incertitude qui pèse encore sur la reprise ont eu un impact direct sur les capacités de paiement des sociétés. Avec, actuellement, des retards qui concernent une créance sur cinq et se répercutent en cascade. Dans ce contexte de baisse d’activité, le PGE (prêt garanti par l’État) a permis de soutenir financièrement les entreprises qui l’ont parfois appréhendé comme une trésorerie de précaution. Ce faisant, il a alourdi leur bilan et accru leur niveau d’endettement. Mieux vaut donc tenter de générer du cash autrement. Si les crédits bancaires à court et moyen terme demeurent un moyen privilégié pour financer les investissements ou les besoins de trésorerie, la période actuelle incite à explorer de nouvelles pistes de financement.

Une PME pourra par exemple utiliser ses actifs comme levier de financement en gageant ses stocks, en préfinançant des créances fiscales (crédit impôt recherche, crédit impôt innovation, crédit de TVA) ou en refinançant un actif mobilier ou immobilier via une fiducie ou en leasing (lease-back).

Des stratégies innovantes

La fiducie permet à une entreprise (le constituant) de transférer temporairement tout ou partie de la propriété d’actifs à un tiers de confiance (le fiduciaire) en garantie du paiement d’une créance. Le fiduciaire va conserver et gérer ces actifs jusqu’au complet remboursement d’une dette et procéder, à défaut, à la cession des actifs au profit exclusif du bénéficiaire du contrat (le créancier de l’entreprise). Le créancier dispose d’un transfert de propriété temporaire le temps du financement car les actifs ont vocation à réintégrer le patrimoine du débiteur lorsqu’il aura payé sa dette garantie. Le lease-back, quant à lui, permet à une entreprise propriétaire d’un actif, de le céder à une société de crédit-bail puis de le récupérer en location, avec la possibilité de racheter cet actif en fin de contrat. Parmi tous les actifs d’une entreprise, l’immobilier est à cet égard celui où l’effet de levier est le plus important.

Enfin l’affacturage, complémentaire des dispositifs précédents, est une solution de financement à court terme, qui permet de bénéficier d’une avance de paiement sur les factures et les bons de commande. L’affacturage qui peut, sous certaines conditions, être confidentiel vis-à-vis des clients de l’entreprise, offre en outre la possibilité d’assurer ses créances clients.

Poursuivez votre lecture

-30% sur l’offre premium

Abonnez-vous Recevez le magazine imprimé
tous les mois

Voir les offres d'abonnement

Newsletter

Inscrivez-vous pour recevoir la version gratuite de nos newsletters dans votre boîte mail