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Olivier Klotz : « Medef 67 et Medef 68 doivent porter le même message »

Par Philippe Armengaud, le 01 juillet 2011

Un an après avoir pris la tête du Medef Bas-Rhin, Olivier Klotz, le patron de Heuft, à Brumath, vient d'être élu à l'unanimité président du Medef Alsace.

Olivier Klotz, président du Medef Alsace et candidat à la présidence nationale du Medef.
Olivier Klotz, président du Medef Alsace et candidat à la présidence nationale du Medef. — Photo : Adelise Foucault

Le Journal des Entreprises : Vous prenez les commandes du Medef Alsace dans un contexte de régionalisation de beaucoup de structures. Avec quelle ambition?

Olivier Klotz : Il y a aujourd'hui, trop de structures. Trois collectivités, trois agences de développement économique, encore quatre CCI... et trois Medef : Haut-Rhin, Bas-Rhin et Alsace. Rationalisons ! Nous devons mutualiser les moyens et regrouper les compétences tout en maintenant un échelon de décision décentralisé pour garder le contact avec les bénéficiaires, qu'ils soient citoyens, ressortissants ou adhérents.

Cela passe par un renforcement de l'échelon régional du Medef ?

O. K. : Cela passera par notre capacité à trouver systématiquement le point optimum, attention je n'ai pas dit le compromis, entre l'efficacité des moyens mis en oeuvre et le maintien de la proximité. Je vois deux options : soit une fusion complète, soit une forme de confédération. Je penche plutôt, dans un premier temps, pour la seconde, car il faut reconnaître que nous ne nous connaissons pas encore suffisamment entre départements. Cela implique que Medef 67 et Medef 68, sur un pied d'égalité, s'accordent sur une même position à tenir, un même message à porter.

Pensez-vous que vous serez entendu dans le Haut-Rhin ?

O. K. : Les Haut-Rhinois ont toujours été pragmatiques et constructifs.

Ce début de régionalisation est-il dicté par Paris ?

O. K. : Non. C'est avant tout une demande de nos adhérents, qui veulent supprimer une couche. Les Medef territoriaux décident de leur organisation. La logique veut qu'à terme, il n'y aura qu'un seul Medef, avec une gouvernance à définir. Jean-François Acker, à qui je succède, a fait un travail de fond très important dans cette optique depuis deux ans.

Pourrez-vous conserver votre casquette de président du Medef Bas-Rhin?

O. K. : Oui. D'ailleurs la présidence régionale, qui alterne entre le 67 et le 68, s'est toujours cumulée avec une présidence départementale, ce qui traduit le désir de ne pas multiplier les décideurs. Quant à mon mandat départemental, il court pendant un an encore. La première année a été consacrée à faire face aux urgences et à réformer la structure. Nous avons dû prendre des mesures drastiques, notamment pour redresser les finances... sans pour autant augmenter les cotisations!

Quels sont les chantiers, plus politiques, que portera le nouveau président régional?

O. K. : Il y en a plusieurs, au premier rang desquels le nucléaire. Particuliers comme entreprises ont besoin d'une énergie bon marché abondante et indépendante de la météorologie. Notre compétitivité est en jeu et seul le nucléaire peut aujourd'hui la garantir. Son actuelle et brutale remise en cause est absurde: les terribles conséquences humaines du tremblement de terre et du tsunami devraient plutôt relativiser l'impact de l'accident nucléaire qui a suivi. Énergie, transports, formation, bilinguisme ou compétitivité sociale... Le Medef Alsace se fera entendre sur tous ces sujets.

Olivier Klotz, président du Medef Alsace et candidat à la présidence nationale du Medef.
Olivier Klotz, président du Medef Alsace et candidat à la présidence nationale du Medef. — Photo : Adelise Foucault

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