Haut-Rhin

Environnement

Mines de Potasses d'Alsace autorisée à un stockage illimité des déchets Stocamine

Par L.D., le 27 mars 2017

La majorité des déchets non radioactifs dits "Stocamine", enfouis sous 500 m dans les galeries du site des Mines de Potasse d'Alsace à Wittelseim, restera en sous-sol. C'est la décision rendue par le Préfet du Haut-Rhin.

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Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

44.000 tonnes de déchets "Stocamine" sont entreposés dans le centre de stockage de déchets ultimes dans les galeries de l'ancien site Mines de Potasse d'Alsace à Wittelsheim. Celui-ci dispose d'une couche de 300 m de sel. Le préfet du département du Haut-Rhin vient d'autoriser le stockage illimité d'une partie d'entre eux. L'arrêté préfectoral en date du 23 mars 2017 autorise en effet « les Mines de Potasse d'Alsace à prolonger, pour une durée illimitée, un stockage souterrain en couches géologiques profondes de produits dangereux non radioactifs sur la commune de Wittelsheim ». Cette autorisation est assortie d'obligations faites à l'exploitant, les Mines de Potasse d'Alsace, de prendre les « mesures techniques nécessaires pour maintenir la sécurité du site et surveiller son évolution, notamment pour empêcher, y compris dans la très longue durée, toute pollution du sous-sol et de la nappe phréatique d’Alsace ».

Les déchets contenant du mercure destockés

Le centre de stockage a été inauguré en 1999 mais un incendie a stoppé le stockage en 2002. Les 44 000 tonnes de déchets stockés sont composés pour grande partie de résidus de traitement des fumées des usines d'incinération des ordures ménagères et pour petite partie (2.200 t) des déchets contenant du mercure. Leur surveillance est assurée par la société Mines de Potasses d'Alsace depuis 2014, date à laquelle cette dernière a pris le relais de la société Stocamine. La décision préfectorale confirme le scénario retenu par le Ministère de l'Environnement, à savoir, jusqu'à 93 % des déchets contenant du mercure pourraient être enlevés, avec un minimum de 56 % en cas de difficulté technique. Les opérations de déstockage des déchets contenant du mercure ont déjà commencé en 2014. La préfecture du Haut-Rhin estime que « 49 % du mercure a déjà été déstocké et l'objectif de 93% de mercure destocké sera probablement atteint en 2018 ».

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