Haut-Rhin

Réseaux économiques

Les entrepreneurs du sud Alsace lancent le réseau Reisa pour se fédérer

Par Lucie Dupin, le 19 novembre 2020

Reisa, le réseau des entrepreneurs innovants du sud Alsace, vient d’être lancé pour fédérer les entreprises des bassins de Mulhouse, Saint-Louis, Pays de Doller et Guebwiller. À travers ce réseau, ces entreprises sont encouragées à accélérer le développement de nouveaux projets innovants collaboratifs.

Benoît Claudin, directeur opérationnel de Reisa, travaille au sein du Technopôle de Mulhouse, dirigé par Corinne Patuel.
Benoît Claudin, directeur opérationnel de Reisa, travaille au sein du Technopôle de Mulhouse, dirigé par Corinne Patuel. — Photo : © DR

Les entreprises du sud Alsace ont lancé leur réseau le 17 novembre dernier. Reisa, pour « réseau des entrepreneurs innovants du sud Alsace » fédère ainsi une dizaine d’entreprises implantées dans les bassins de Mulhouse, Saint-Louis, Pays Thur Doller et Guebwiller. D’ici un an, le réseau espère en compter une trentaine. Reisa est né, en fin d’année 2019 au sein du Campus Industrie 4.0, de discussions de plusieurs acteurs, notamment les entreprises Eiffage Energie Systèmes et Systancia, ainsi que le Pôle véhicule du futur et le Technopôle de Mulhouse. Ceux-ci souhaitant aller plus loin dans la stratégie d’attractivité territoriale coconstruite entre collectivités et entreprises. L'initiative 

Projets collaboratifs

Pour favoriser la mise en place de projets collaboratifs, Reisa accueillera des entreprises « de différentes tailles et de différents secteurs. Plus les compétences sont plurielles, plus les projets sont intéressants », estime Benoît Claudin, directeur opérationnel de Reisa. Le réseau se fixe trois thématiques de travail telles que l’industrie du futur, l’intelligence artificielle et les technologies de l’information, déclinées atour des problématiques des ressources humaines et de l’innovation sociale et environnementale.
Reisa prévoit, entre autres, de dresser une cartographie des compétences des membres et de leurs besoins en formation, de détecter les problématiques des entreprises ou encore de jouer l’interface entre les entreprises et les étudiants de l’Université de Haute-Alsace.

Financements publics et privés

Reisa s’est par ailleurs inspiré de Resilian, vu comme « un grand frère, un parrain » selon Christophe Corne, PDG de Systancia, éditeur de logiciels mulhousien spécialisé dans la cybersécurité (CA : 2018 et 2019 non communiqués, 6,4 M€ en 2017) et l’un des membres fondateurs de Reisa. Resilian, réseau d’entrepreneurs lancé à l’initiative de l’Adira, l’Agence de développement économique d’Alsace, essaime dans le nord Alsace depuis deux ans autour de cinquante entreprises membres.
Reisa n’a pas vocation à revêtir la forme juridique d’une association ou d’une entreprise. Un budget annuel aux alentours de 170 000 euros est envisagé pour faire fonctionner le réseau. Celui-ci fonde son modèle économique à 50-50 sur les subventions publiques de Mulhouse Alsace Agglomération, de la Région Grand Est et du fonds de revitalisation Sodiv et sur des financements privés venant en partie des adhésions des membres. Ne disposant pas de structure juridique, Reisa emploie Benoit Claudin à travers un portage salarial opéré par le Technopôle de Mulhouse.

Benoît Claudin, directeur opérationnel de Reisa, travaille au sein du Technopôle de Mulhouse, dirigé par Corinne Patuel.
Benoît Claudin, directeur opérationnel de Reisa, travaille au sein du Technopôle de Mulhouse, dirigé par Corinne Patuel. — Photo : © DR

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