Bas-Rhin

Industrie

L'équipementier automobile Schaeffler France envisagerait 239 départs volontaires

Par Charlotte Stiévenard, le 22 juin 2021

La direction de l’équipementier automobile Schaeffler France a annoncé un nouveau projet de rupture conventionnelle collective qui devrait concerner son siège de Haguenau, dans le Bas-Rhin, et son site du Loiret. Il concernerait un peu plus de 200 personnes.

Denis Schmitt, le nouveau président de Schaeffler France, est également directeur de l’usine de l’équipementier automobile allemand à Haguenau.
Denis Schmitt, le nouveau président de Schaeffler France, est également directeur de l’usine de l’équipementier automobile allemand à Haguenau. — Photo : Schaeffler

À Haguenau, dans le Bas-Rhin, la filiale française (CA 2019 : 711 M€, 2 000 collaborateurs) de l’équipementier automobile allemand Schaeffler (CA groupe : 12,6 Md€, 83 900 collaborateurs) a annoncé un nouveau projet de rupture conventionnelle collective aux syndicats.

D’après des représentants syndicaux de la CGT et de la CFDT, "il s’agirait de 239 départs volontaires, dont 184 sur son site de production principal à Haguenau (1 792 collaborateurs) dans le Bas-Rhin et 55 à Chevilly (160 collaborateurs) dans le Loiret".

La direction de Schaeffler France, par le biais de son porte-parole Guillaume Donet, explique quant à elle que "160 salariés bénéficieront du programme de préretraite maison et environ 80 du programme de départs volontaires". Le troisième site du groupe en France, celui de Clamart (Hauts-de-Seine), ne serait pas concerné.

Deuxième rupture conventionnelle collective

En 2020, un premier plan du même type avait déjà mis en place spécifiquement pour le site de Haguenau, qui fabrique essentiellement des roulements mécaniques et des éléments de moteur de voiture. Les négociations terminées au printemps 2020 avec les syndicats avaient permis de s’accorder sur 200 départs volontaires. Fin 2020, un accord d’activité partielle de longue durée a été négocié avec les partenaires sociaux. Selon la CGT, il devrait entrer en vigueur au 1er juillet et est renouvelable tous les six mois pendant 24 mois. Il prévoit l’absence de plan social pendant chaque renouvellement.

"Il y a une accélération de l’électrification des véhicules plus rapide que ce qui avait été anticipé", justifie le porte-parole au sujet de la mise en place de cette rupture conventionnelle collective, alors que Schaeffler France produit principalement pour les moteurs thermiques.

Alors que la CGT et la CFDT craignent "un démantèlement de l’entreprise française" et la "compétition intragroupe", le responsable communication répond que Schaeffler est "dans une phase d’analyse". Le groupe allemand prépare actuellement sa feuille de route jusqu’en 2025. "La France est un gros marché pour Schaeffler", assure Guillaume Donet, qui ne communique pas sur le chiffre d’affaires 2020 de la filiale française.

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