Mulhouse

Ingénierie

Le groupe d’ingénierie Nodarius veut créer un pôle formation

Par Charlotte Stiévenard, le 05 mai 2022

Avec son nouveau siège du quartier Fonderie à Mulhouse, le groupe de conseil en ingénierie Nodarius veut se tourner vers l’extérieur. En plus de rassembler des sociétés autour de son écosystème, ce bâtiment va lui permettre de proposer des formations dans ses domaines de spécialité, dans l’esprit de ce quartier industriel.

De gauche à droite, Jérôme Hirtzlin, Stéphane Wardeh et Laurent Schall ont cofondé Nodarius en 2016 à Mulhouse.
De gauche à droite, Jérôme Hirtzlin, Stéphane Wardeh et Laurent Schall ont cofondé Nodarius en 2016 à Mulhouse. — Photo : Charlotte Stiévenard

Nodarius a lancé les travaux de réhabilitation de son futur siège mulhousien. Le groupe haut-rhinois d’ingénierie devrait ainsi rester dans la même ville et emménager d’ici début 2024 dans l’ancien bâtiment 36 de la Société alsacienne de constructions mécaniques (SACM), dans le quartier Fonderie. Il s’agit d’un l’investissement de sept millions d’euros pour 2 400 m².

Une première spécialisation dans la santé

Le groupe, implanté également à Strasbourg, Lyon (Rhône), Paris, Rouen (Seine-Maritime), Bordeaux (Gironde), ainsi qu’à Bâle et Lausanne en Suisse, compte 400 collaborateurs. En 2021, il a réalisé 25 millions d’euros de chiffre d’affaires grâce à ses spécialisations pointues. À sa création en 2016, Nodarius s’est d’abord lancé dans le secteur de la santé avec son entité Altogen (75 % des effectifs et du chiffre d’affaires). Une deuxième entité, Mealys (15 %), spécialisée dans l’énergie, est venue s’ajouter en 2017. Tandis qu’Emovia (10 %), fondé en 2019, est spécialisé dans les mobilités.

Dans le futur bâtiment, deux tiers des espaces accueilleront 80 collaborateurs du siège et de l’agence mulhousienne. Le tiers restant sera loué à des sociétés extérieures. "Nous allons étudier toutes les sollicitations et nous serons sensibles à des projets qui entrent dans notre écosystème, indique Stéphane Wardeh, cofondateur de Nodarius. Le bâtiment aura également un Fablab de 150 m²." Le groupe compte ainsi s’insérer dans ce quartier où les coopérations autour de l’industrie 4.0 sont légion, avec notamment des formations proposées par le village numérique KM0 ou encore la Maison de l’industrie de l’UIMM (Union des industries et métiers de la métallurgie).

Un pôle de formation

Nodarius compte apporter sa pierre à l’édifice. "Nous avons un département e-learning destiné à nos besoins internes. Il est composé de deux personnes et a représenté jusqu’ici environ 300 000 euros d’investissement. Nous voulons créer des espaces de formation sur les métiers que nous adressons avec une marque dédiée pour proposer ces services à des sociétés extérieures", dévoile Jérôme Hirtzlin, l’un des trois cofondateurs de Nodarius. En 2018, le groupe a, en effet, créé une plateforme d’e-learning. Le nouveau "Pôle formation" de Nodarius pourra donc désormais compter sur 200 m² dédiés au projet, dont un amphithéâtre de 50 places. Une à deux personnes seront recrutées. L’investissement final ainsi que les objectifs de chiffre d’affaires de ce pôle ne sont pas encore chiffrés à l’heure où nous écrivons ces lignes.

Pour lancer cette marque, Nodarius se base sur son expérience pendant la crise sanitaire qui a vu ses activités Emovia et Mealys chuter respectivement de 80 et 50 % pendant le premier confinement. Cette baisse a été compensée sur l’année par les bons résultats du secteur pharmaceutique. "Une dizaine de personnes qui venait des différentes antennes en France a été formée au secteur de la santé lorsque le secteur aéronautique a été touché", explique Stéphane Wardeh. Cette capacité d’adaptation a attiré des demandes de sociétés extérieures. "Un sous-traitant automobile, touché par la crise, nous a déjà consultés sur les aspects réglementaires afin de se lancer dans le secteur de la santé. Nous commençons à avoir une expertise d’accompagnement à la transformation", se réjouit Laurent Schall, cofondateur de Nodarius.

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