Strasbourg

Énergie

Le coronavirus change la vision de Freshmile sur le télétravail

Par Charlotte Stiévenard, le 03 avril 2020

L’opérateur de bornes électriques Freshmile subit les conséquences du confinement avec une baisse importante de son volume d'activité. Son fondateur reste, cependant, positif. Il estime pouvoir tenir six mois sans aide financière et cette situation a changé son point de vue sur le télétravail.

La société bas-rhinoise Freshmile gère aujourd'hui près de 6 000 points de charge en France, en Allemagne, en Egypte et au Liban.
La société bas-rhinoise Freshmile gère aujourd'hui près de 6 000 points de charge en France, en Allemagne, en Egypte et au Liban. — Photo : ©Freshmile

L'opérateur de bornes de recharges pour voitures électriques Freshmile (CA : 1 M€, 20 collaborateurs) basé à Entzheim, non loin de Strasbourg, avait vu venir la crise. Son fondateur, Arnaud Mora, s'estimait bien préparé à la situation. « En février, j'avais pris deux jours de congés. J'en ai profité pour lire des choses sur l'épidémie de coronavirus et préparer un plan, indique-t-il. Le lundi 16 mars à 15 heures, avant même l'annonce du confinement, nous étions tous en télétravail ».

Freshmile, créé en 2014, possède 6 000 points de recharge situées à 90 % en France, mais aussi en Allemagne où il avait créé une filiale désormais dissoute, en Egypte et au Liban. 

« Garder un lien pour garder la motivation »

Tous les matins, un point est fait à distance avec les équipes, pas seulement pour définir les tâches, mais aussi pour vérifier le moral des troupes. « Il y a un volet personnel important, indique Arnaud Mora, nous échangeons aussi sur le sport ou sur des idées de recette. Il s'agit de garder un lien pour garder la motivation. »

Cette crise aura également changé la vision de ce chef d'entreprise sur le télétravail. « Cette pratique existait déjà chez nous, mais ce n'était pas encouragé. Je pense que je serai désormais plus flexible si un employé me dit par exemple qu'il aimerait rester travailler à la maison avec son chien tel jour, tant qu'il n'y a pas de réunion physique de prévue », explique Arnaud Mora.

Baisse du volume d'activité

L'adaptation rapide des équipes de Freshmile au télétravail ne lui a pas empêché de ressentir les conséquences financières du coronavirus. Le fondateur de Freshmile anticipe « une baisse colossale de 80 % du volume d'activité sur le mois de mars à cause du confinement ». Alors que son modèle d'affaires repose sur un intéressement au chiffre d'affaires et/ou des abonnements, seuls ces derniers lui rapportent des revenus à l'heure actuelle.

La Caisse des dépôts, propriétaire de 40 % du capital de l'entreprise, « a appelé de façon proactive pour proposer de nouvelles lignes de compte courant », indique le chef d'entreprise, mais il estime néanmoins que « cela devrait aller sans si la crise dure moins de six mois, avec retour à la normale complet fin juillet ». Selon ce même plan, Arnaud Mora anticipe une baisse de 10 % de son chiffre d'affaires sur l'année entière.

Initiative solidaire

Malgré ces difficultés, Freshmile se veut solidaire. En coopération avec son partenaire historique la Compagnie nationale du Rhône (CNR), l'opérateur alsacien a décidé de rendre gratuite la recharge des véhicules électriques dans ses 27 stations de la vallée du Rhône. Une initiative pour « soutenir ceux qui sont obligés d'utiliser leur véhicule pour aller travailler en cette période de confinement », indique l'entreprise. 

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