Bas-Rhin

Agroalimentaire

La marque de boulangerie industrielle Bretzel Burgard étoffe sa gamme traiteur et vise l'export

Par Lucie Dupin, le 06 novembre 2015

Bretzel Burgard, la marque alsacienne de boulangerie industrielle, étend son offre dans la gamme traiteur en se lançant sur le marché des canapés apéritifs. Trois millions d'euros ont été investis pour agrandir et moderniser le site de production, notamment pour viser l'export.

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Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

Chez Bretzel Burgard, la saison des fêtes se prépare dès maintenant et les différentes lignes de production de produits de boulangerie industrielle, de snacking et traiteur vont voir leurs équipes renforcées d'une cinquantaine d'intérimaires pour répondre au boom de la fin de l'année. Emmanuel Goetz, P-Dg de Bretzel Burgard, s'apprête à lancer sa présentation de Noël pour la nouvelle gamme de canapés apéritif, qui sort d'une ligne de production flambant neuve.

Modernisation

Le groupe a injecté 3 millions d'euros pour le doublement de la surface du site de production et son réaménagement. Installé à Hoerdt depuis 2002 peu de temps après sa reprise par Emmanuel et Nathalie Goetz, Bretzel Burgard a multiplié son chiffre d'affaires par quatre et s'étend désormais sur 8 000 mètres carrés. « Nous avons profité du départ d'une société qui louait une partie de nos locaux pour réaffecter l'ensemble à notre site de production. Tout a été réorganisé en l'espace d'une année et nous fonctionnons avec cette configuration depuis la rentrée » expose Emmanuel Goetz. Une partie des cinq lignes de production que compte l'atelier boulangerie industrielle a été automatisée et les fours remplacés pour gagner en économie d'énergie, tout comme le système de récupération de chaleur. Une nouvelle ligne a elle été installée dans l'atelier traiteur et est ainsi dédiée à la nouveauté de la marque, une ligne de canapés apéritifs surgelés. « Un des axes de croissance de Bretzel Burgard est l'innovation et l'équipe de R&D élabore une centaine de recettes chaque année. Dans l'alimentaire, il n'existe pas de croissance révolutionnaire, mais il s'agit d'être régulier et de savoir s'adapter aux changements de mode en proposant des recettes renouvelées régulièrement » estime Emmanuel Goetz, dont le plan stratégique prévoit une croissance de 5 % du chiffre d'affaires annuellement pour les cinq années à venir. « Avec le lancement de notre dernier produit, les canapés apéritifs surgelés, nous nous attaquons au plus gros marché du traiteur apéritif » poursuit-il. Si la marque est présente en Alsace dans son réseau de 14 boutiques en vente directe, la griffe Bretzel Burgard est également commercialisée en grandes et moyennes surfaces et à travers les marques distributeurs dans le reste de la France. Pourtant, Emmanuel Goetz est conscient que pour entrer sur ce nouveau marché du canapé apéritif sans pouvoir rivaliser avec les gros industriels des produits de traiteur, « il faut savoir se différencier. Avec notre variété de canapés apéritif, nous voulons nous positionner sur du haut de gamme, en proposant des produits fins et de qualité. Ainsi, les deux-tiers de nos fournisseurs sont alsaciens et nous avons besoin d'une main-d'oeuvre assez conséquente sur cette ligne pour des découpes fines » précise le jeune dirigeant.

Viser l'export

Pour ce faire, la société prévoit l'embauche de 20 personnes pour travailler sur la nouvelle ligne de production de canapés apéritifs. Bretzel Burgard mise également sur l'export avec le recrutement récent d'une personne dédiée à ce volet. Le Portugal, l'Espagne, l'Italie, la Suisse, l'Allemagne, la Belgique ou encore le Luxembourg constituent déjà le réseau d'exportation développé par la marque depuis trois ans, l'objectif étant de l'élargir, notamment au Royaume-Uni. L'investissement pour moderniser les ateliers y est bien pour quelque chose dans cette ambition puisque Bretzel Burgard espère ainsi décrocher de nouvelles certifications dont le label BRC, indispensable pour entrer sur le marché anglo-saxon. Enfin, après 80 ans d'existence et plusieurs liftings, la marque s'octroie un nouveau coup de jeune et se libère même d'une partie de son patronyme. Les packagings ont été relookés à la sauce des tendances déco du moment, c'est-à-dire le style « factory ». Le logo de la marque a lui perdu le mot Bretzel. Cette spécialité alsacienne ne représente que 6 % de l'activité globale donc « c'était plus parlant de ne conserver que Burgard » selon son P-Dg.

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