Mulhouse

Électronique

Comment la PME Thurmelec a réussi à développer une culture start-up

Par Lucie Dupin, le 26 mars 2019

La PME alsacienne Thurmelec, spécialisée dans l’électronique, multiplie les interactions avec les jeunes pousses. Elle collabore ainsi avec la start-up Strataggem pour le compte d’Électricité de Strasbourg.

Michel Maurer (au centre), président de Thurmelec, accompagne des start-up dans leur développement au sein de l'accélérateur Clubster.
Michel Maurer (au centre), président de Thurmelec, accompagne des start-up dans leur développement au sein de l'accélérateur Clubster. — Photo : © Thurmelec

Située à Pulversheim, dans le Haut-Rhin, la PME Thurmelec (54 salariés, 6,6 M€ de CA en 2017), née de l’externalisation du département électronique de Clemessy en 1998, sous-traite les produits électroniques pour le secteur médical, l’industrie et les transports.

En 2017, suite à un hackathon dans le domaine de l’industrie, la société a été mise en relation, via le réseau Rhenatic, avec la start-up strasbourgeoise Strataggem, qui conçoit des produits connectés. Entre la PME haut-rhinoise et la jeune pousse, le partenariat s’est concrétisé autour d’une demande d’un client, Électricité de Strasbourg (ES), qui souhaitait disposer d’un objet communicant. Le produit est actuellement en phase de finalisation.

Accélérateur privé

Pour Guillaume Maurer, responsable de l’organisation et de l’application de la stratégie au sein de Thurmelec, « même si nous disposons d’un bureau d’études déjà très bien structuré en interne, travailler avec Strataggem nous apporte une brique de technologie supplémentaire ».

La start-up dispose en effet d’une compétence sur un réseau spécifique, dénommé LoRa, pendant que Thurmelec travaille sur la partie électronique de l’objet. « Il s’agit d’une belle collaboration qui va faire du bruit, avec un client satisfait. Chaque client peut se lancer dans une telle collaboration. Il faut oser, car même dans les secteurs vus comme plus traditionnels, il est possible d’intégrer de l’innovation », assure Guillaume Maurer.

La PME s’est forgé ces derniers mois une véritable culture start-up. Pour cela, en 2017, Thurmelec a lancé son « clubster », le premier accélérateur privé dans le domaine de l’électronique. Depuis deux ans, sept start-up ont été accueillies au clubster et accompagnées par un porteur de projet salarié de Thurmelec. Les sessions durent un an et donnent les clés aux jeunes pousses pour développer technologiquement et économiquement leur concept. Alors que la troisième session doit s’ouvrir au printemps, deux start-up accompagnées lancent leurs premiers produits, dont Inman, qui développe des pommeaux de douche connectés.

Michel Maurer (au centre), président de Thurmelec, accompagne des start-up dans leur développement au sein de l'accélérateur Clubster.
Michel Maurer (au centre), président de Thurmelec, accompagne des start-up dans leur développement au sein de l'accélérateur Clubster. — Photo : © Thurmelec