Grand Est

Artisanat

Bernard Stalter défend l'artisanat régional devant la secrétaire d'Etat à l'économie

Par Lucie Dupin, le 06 septembre 2018

Recrutement, formation et modernisation. Voilà les principales thématiques abordées lors de l'Université de l'artisanat organisée à Strasbourg par la Chambre de métiers et l'U2P Grand Est. Occasion de discuter avec Delphine Gény Stephann, secrétaire d'Etat auprès du Ministère de l'économie et des finances, de la réforme de l'artisanat dont les références dans la loi PACTE sont en cours d'examen au Parlement. 

Bernard Stalter, président de la Chambre de métiers d'Alsace et Delphine Gény Stephann, secrétaire d’Etat au Ministère de l’Economie et des finances lors de l'Université de l'Artisanat à Strasbourg.
Bernard Stalter, président de la Chambre de métiers d'Alsace et Delphine Gény Stephann, secrétaire d’Etat au Ministère de l’Economie et des finances lors de l'Université de l'Artisanat à Strasbourg. — Photo : © Lucie Dupin

La Chambre de métiers d’Alsace (CMA) et l’U2P du Grand Est ont tenu leur université de l’Artisanat alors que le projet de loi PACTE, Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises, était en cours d’examen au Parlement.

Au coeur des discussions, les difficultés de recrutement, la formation des apprentis et la modernisation de réseau d'entreprises. Bernard Stalter, président de la CMA, en a profité pour souligner devant Delphine Gény Stephann, secrétaire d’État au Ministère de l’Économie et des finances, que « l’artisanat est au cœur des réformes de notre pays, nous devons être force de proposition pour contribuer à la croissance de nos entreprises et la formation des futurs artisans ». 

Regarder vers les PME

La représentante du Gouvernement a quant à elle précisé que « la volonté de transformer toutes nos entreprises pour créer plus de richesse et plus d'emplois est au cœur de PACTE. Cette loi, nous ne l’avons pas construite en concentrant notre attention sur les attentes des start-up ou des ETI. PACTE est une loi pour toutes les entreprises avec un fort tropisme vers les PME avec des éléments spécifiques à l’artisanat ». Delphine Gény Stephann a par ailleurs annoncé que le Gouvernement s'apprête à lancer un plan pour la transformation numérique des PME.

Point de désaccord

En évoquant, dans le volet artisanat de la loi PACTE, la fin du caractère obligatoire du stage préalable à l'installation destiné aux artisans, la secrétaire d’État au Ministère de l’Économie et des finances a pu faire grincer des dents. En effet, même s'il reconnaît que "les contraintes administratives doivent être allégées et que l'acte de création simplifié", Bernard Stalter défend pour sa part la position des chambres de métiers quant au maintien de l'obligation du stage de préparation à l'installation "pour armer les artisans dans le pilotage de leur entreprise".

+ 21 % d'entreprises artisanales en cinq ans

En Alsace en 2017, on comptait 32 000 entreprises artisanales dont la moitié se situe dans les zones d'emplois de Strasbourg et de Mulhouse. En cinq ans, ce nombre d'entreprises a progressé de 21 % avec 5600 entreprises artisanales supplémentaires. 

Bernard Stalter, président de la Chambre de métiers d'Alsace et Delphine Gény Stephann, secrétaire d’Etat au Ministère de l’Economie et des finances lors de l'Université de l'Artisanat à Strasbourg.
Bernard Stalter, président de la Chambre de métiers d'Alsace et Delphine Gény Stephann, secrétaire d’Etat au Ministère de l’Economie et des finances lors de l'Université de l'Artisanat à Strasbourg. — Photo : © Lucie Dupin

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