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Nantes suit la voie lyonnaise avec un futur stade financé par le privé

ajouté le 19 septembre 2017 à 16h38 - Mots clés : infrastructures

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Yoann Joubert, PDG & fondateur du Groupe Réalités, Johanna Rolland, présidente de Nantes Métropole et Waldemar Kita, président du FC Nantes.

Après une décennie d'atermoiements, Nantes cède à la tentation d'un nouveau stade mais impose un financement 100% privé pour sa construction, estimée à 200 millions d'euros. La nouvelle société YelloPark - détenue à parité par le holding du président du FC Nantes Waldemar Kita et le promoteur nantais Réalités -, portera le projet. Un choix rare en France, fait notamment par Lyon. Beaucoup de collectivités optent encore pour des partenariats public-privé, qui s'avèrent parfois risqués.

La Beaujoire aura bientôt vécu. A l’été 2022, le Football Club de Nantes devrait bénéficier d’un stade flambant neuf de 40.000 places qui sera érigé en lieu et place de l’actuelle enceinte, au nord-est de la ville. « Depuis dix ans, j’essaie de convaincre Nantes Métropole de la nécessité de ce nouveau stade. Nantes et l’Ouest de la France en ont besoin pour accueillir de grandes compétitions car La Beaujoire n’est plus aux normes de l’UEFA. Et si le club veut viser les cinq premières places de Ligue 1, il lui faut un bel outil de travail », a justifié Waldemar Kita, président du FC Nantes, lors de la présentation du projet le 19 septembre. Pour ce projet de nouveau stade, Waldemar Kita, via son holding belge Flava Groupe, s’est associé au promoteur immobilier nantais Réalités pour créer à parité la société YelloPark. Si ce n’est pas le FC Nantes qui est directement associé à YelloPark , « c’est pour ne pas impacter le budget du club », justifie Waldemar Kita, qui louera donc le futur stade au club.

Un coût de 200 millions d’euros

Au-delà de cette future infrastructure sportive, YelloPark porte un véritable projet urbain. Outre le stade qui remplacera l’enceinte de La Beaujoire, ce projet prévoit des bâtiments tertiaires, entre 1.500 et 2.000 logements, un complexe sport-santé-bien être, un parking silo, un parc urbain, etc. Si le coût du futur stade est estimé à 200 millions d’euros, les investisseurs de YelloPark restent discrets sur le montant total du projet urbain, dans l’attente des conclusions de la concertation publique qui doit débuter en novembre prochain.

Une chose est sûre, ce projet sera financé à 100 % par des fonds privés. « Ce n’est pas à la collectivité publique et donc aux contribuables nantais de financer un tel équipement. Les temps ont changé, les modèles économiques des clubs de football aussi », argue Johanna Rolland, maire de Nantes et présidente de Nantes Métropole. Pour mener son projet à bien, YelloPark doit faire l’acquisition auprès de la collectivité des 23 hectares du site de La Beaujoire.

L'épineuse question du financement des stades

Les 200 millions d'euros prévus pour la construction du futur grand stade de Nantes émaneront en totalité du privé. Un mode de financement qui séduit de plus en plus de collectivités pour les grands projets d'infrastructure, apparaissant comme une alternative aux partenariats public-privé. Ces montages financiers entre des collectivités et des entreprises privées, souvent décriés, sont parfois même remis en cause par la justice. C'est le cas des partenariats signés en amont de l'Euro 2016 de football pour la construction des stades de Nice et Bordeaux. Lille pour la construction de son nouveau stade et Marseille pour l'agrandissement du sien ont également opté pour ce type de partenariat. Au Mans, le montage financier pour la construction du stade MMArena grève chaque année le budget de la municipalité depuis la faillite du club de football résident... Nantes, elle, a choisi de suivre le modèle inauguré par Lyon, où la construction du nouveau Groupama Stadium (ex-Parc OL) a été totalement financée par des fonds privés (480 millions d'euros au total émanant du club Olympique Lyonnais, Vinci, la Caisse des dépôts et une dizaine de banques).

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