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Le palmarès des villes championnes du dynamisme

ajouté le 2 juillet 2012 à 16h19  -  - Mots clés : toulouse, nantes, rennes, lille, bordeaux, le havre, le mans, strasbourg, saint etienne, Saint-Etienne, Toulouse, Nantes, Rennes, Bordeaux, Le Havre, Le Mans, Strabourg, classement villes bon vivre, ville bon vivre, classement entreprises bon vivre, villes bon vivre, les plus grandes villes de france, les villes les plus riches de france

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Sans surprise, Nantes arrive une fois encore dans le Top five des villes les plus attractives. Ici, le passage Pommeraye, dans le centre-ville.

Quelles sont les agglomérations françaises qui attirent le plus, qui créent le plus d’emplois, qui se développent ? Le palmarès 2012 des agglomérations les plus dynamiques, établi par le Journal des entreprises, consacre Toulouse, Montpellier, Rennes et Nantes.

> A lire, l'interview Olivier Portier, analyste territorial : 
« Les grandes villes sont de superbes machines à créer de la richesse »


> Voir le palmarès en détail (attractivité, PIB par habitant, jeunes entreprises,...) 


» Angers » Bordeaux » Le Havre / Rouen » Le Mans
» Nantes » Metz / Nancy » Rennes » Vannes / Lorient
» Toulouse » Strasbourg / Mulhouse » Brest » Saint-Etienne
» Lyon » Lille » Grenoble » Marseille, Nice et Toulon
» Saint-Brieuc      

 

 

Nos métropoles doivent-elles encore rougir face aux grandes villes allemandes, espagnoles ou britanniques ?
C’est vrai : Bordeaux n’est pas Francfort, Lille ne joue pas encore dans la même cour que Barcelone. Mais en deux décennies, nos villes ont su mobiliser leurs énergies et changer leurs visages. Rénovations urbaines, émergence de quartiers d’affaires... Toutes ont tenté avec plus ou moins de succès de quitter leurs habits de villes provinciales endormies pour endosser ceux de métropoles de rang européen. 

Sans surprises, les villes de l'arc littoral 
Présent dans la plupart de ces grandes villes, observateur de leur développement économique, Le Journal des entreprises a cherché à faire émerger celles d’entre elles qui connaissent le développement le plus fort et le plus harmonieux. Un exercice forcément délicat. D’où l’importance de se baser sur des critères particulièrement objectifs et des indicateurs de moyen et long terme. 
Quelles sont ces agglomérations qui ont la croissance la plus forte, qui créent de l’emploi, qui sont un terreau de créateurs d’entreprises ? Sans surprise, ce sont les grandes villes de l’arc littoral Ouest-Sud-Ouest-Sud-Est qui monopolisent les premières places de notre classement : Toulouse, Montpellier, Rennes et Nantes.
 
Le soleil pour Toulouse et Montpellier, la qualité de vie pour Nantes et Rennes
L’atout commun de ces quatre agglomérations : leur situation géographique. Le soleil pour Toulouse et Montpellier, la qualité de vie pour Nantes et Rennes. Si elles ont été les plus dynamiques durant la dernière décennie, c’est tout simplement parce qu’elles ont su créer de l’emploi. 

Toulouse : 100.000 emplois en plus en dix ans
Le seul exemple de Toulouse est éloquent : à peine plus de 300.000 emplois dans l’agglomération en 1999, près de 100.000 de plus dix ans plus tard ! Toulouse gagne 160 habitants par semaine depuis dix ans. Soit un immeuble de 50 à 60 appartements ! Alors que Le Havre perd près de 30 habitants chaque semaine. 

Cinq agglos au-dessus de la moyenne : Bordeaux, Montpellier, Nîmes, Rennes et Toulouse
Attention, ce dynamisme économique ne s’accompagne pas toujours d’un dynamisme démographique. Dans notre classement, sur la dernière décennie, seules cinq agglomérations ont profité d’une expansion démographique plus forte que la moyenne française : Bordeaux, Montpellier, Nîmes, Rennes et Toulouse.
Les autres sont en dessous de la moyenne, voire ont perdu de la population. À cela, une explication : la santé économique des grandes villes profite souvent plus à leur grande périphérie qu’à leur propre périmètre. Accessibilité ferroviaire et aéroportuaire, mise en réseau des entreprises innovantes, pôles de compétitivité, émergence de filières fortes : les agglomérations porteuses, leurs acteurs économiques et leurs élus ont tous su actionner la plupart de ces leviers. 

Moins dynamiques : Le Mans, Dijon, Caen, Montpellier et Lille
Au-delà de ces constats, notre classement dessine deux fractures. La première entre les grandes métropoles et les agglomérations moyennes. Douze des quinze dernières villes de ce palmarès ont moins de 300.000 habitants alors que dix des quinze premières en comptent plus de 400.000. Les moteurs du développement sont clairement moins dynamiques au Mans, à Dijon et à Caen qu’à Montpellier et Lille. 

Dynamisme des grandes villes de l’Ouest
Seconde fracture : entre l’arc Rennes-Nantes-Bordeaux-Toulouse-Montpellier et les agglomérations du Nord et de l’Est de l’Hexagone. « Les grandes villes de l’Ouest bénéficient d’un développement global très harmonieux, note Olivier Portier, analyste territorial. Elles associent dynamisme productif et économie résidentielle forte grâce à leur qualité de vie et leur attractivité ».
 
Lille devant Strasbourg et Grenoble
Mais le destin économique d’un territoire s’écrit en permanence. Si les agglomérations de l’Ouest ont été dans les années 50 à 70 en période de « rattrapage », celles du Nord, et de l’Est cherchent aujourd’hui à réorienter leur développement économique, dépendant pendant des lustres de l’industrie lourde. Un exemple fort dans le Nord : celui de Lille, qui pointe à la dixième place de notre classement, devant Strasbourg ou Grenoble. Elle est aujourd’hui une ville de diplômés et de cadres, son PIB par habitant flirte avec celui de Lyon

Saint-Etienne en mutation
Plus au Sud, Saint-Étienne, en pleine mutation, s’est engagée en 2010 dans une démarche « Attractivité » pour redynamiser son image, axée prioritairement sur le design (avec la cité du design) et ses forces industrielles (technologies médicales, optique, mécanique…). Les voies choisies, ce sont celles de l’innovation et de la collaboration avec Lyon et Grenoble, à travers le pôle métropolitain. Et celle du refus de la fatalité.

Angers. Combattre l'image de petite ville paisible

Le palmarès des villes championnes du dynamisme

Angers se positionne pile au milieu de notre classement exclusif des agglomérations françaises les plus dynamiques. Les collectivités veulent combattre l'image d’Epinal de la petite ville où, vu Paris, on pense, parfois, qu'il ne se passe rien.


À l’ombre de Nantes, au carrefour de réseaux routiers et ferroviaires, dans la vallée de la Loire, Angers rassemble les critères typiques de la métropole française moyenne (263.000 habitants). Mais depuis un an, elle a décidé de se démarquer de ses homologues en utilisant le marketing territorial."Angers Loire Valley, la vie en grand": c’est le nom et la signature choisis par la collectivité pour combattre l’image d’Epinal de la petite ville où, vu de l’extérieur et surtout de Paris, il ne se passe rien. 

La douceur angevine...
Une première étude, réalisée en 2010, a porté à 4 % le taux de notoriété d’une ville peu localisée, peu identifiée sauf pour sa douceur… « Et jamais pour la vie étudiante, notre culture, notre recherche et notre innovation, confirme Daniel Loiseau, vice – président d’Angers Loire Métropole en charge du développement économique. Notre ambition est de porter les valeurs d’un modèle de métropole qui combine dynamisme et qualité de vie. Après un an, les institutions et chefs d’entreprise l’ont compris et trouvent positif que le territoire soit fier de lui à l’extérieur.» Car la cible de la campagne est davantage économique et culturelle. Pour ce faire, 250.000 euros ont été investis dans un plan plurimédias d’une quinzaine de jours début septembre : supplément dans Le Monde, spots de pub sur Europe 1, France Info et campagne web sur www.lemonde.fr et www.telerama.fr. ;
Après ce lancement national, la Ville a décidé de concentrer les efforts sur son territoire pour que les Angevins deviennent ses ambassadeurs. Elle profite de chaque manifestation, salon, événement pour afficher sa marque Angers Loire Valley. Pour juger de la réussite de ces actions, une nouvelle étude de notoriété devrait être effectuée dans deux ans.

La rédaction d'Angers

Bordeaux. Plein de projets et la qualité de vie en prime

Si Bordeaux souffre d'un salaire net moyen en faible progression, la ville jouit d'une qualité de vie et de projets à foison qui lui confèrent une image de ville dynamique.


L’année dernière, dans notre palmarès des régions les plus dynamiques, l’Aquitaine se situait en 4e place, derrière Rhône-Alpes, l’Ile-de-France et Midi-Pyrénées. Le classement des villes que nous publions cette année place Bordeaux en 6e position. Parmi les critères que nous avons sélectionnés, notre capitale régionale souffre particulièrement d’un salaire net moyen en faible progression. Un chiffre que Robert Ghilardi de Benedetti, Dg de l’agence de développement économique BGI, relativise : « Certes, il est connu que le salaire moyen se situe en dessous de la moyenne nationale à Bordeaux. Mais cette donnée doit être mise en relation avec le pouvoir d’achat. Le coût de la vie est 3,5 % plus élevé à Toulouse et 20 % plus important à Paris. La pression sur les loyers est moins forte chez nous ». 

L'engouement pour l’arc Nantes-Bordeaux-Toulouse-Montpellier

Pour Robert Ghilardi de Benedetti, au-delà des chiffres que nous publions, le dynamisme d’une ville se mesure à une qualité de vie et à des projets difficilement mesurables statistiquement. « Nous profitons de l’engouement incroyable pour l’arc Nantes-Bordeaux-Toulouse-Montpellier. Contrairement à ce qu’il se passait il y a 15 ans, la majorité des personnes qui arrivent à Bordeaux ont entre 25 et 49 ans. Ce qui est un bon signe. Surtout, nous sommes l’agglomération qui compte le plus d’atouts pour rebondir. Bordeaux est sans doute la ville de France qui va voir le plus grand nombre de projets aboutir dans les prochaines années : Euratlantique, nouveaux ponts et nouveaux quartiers, plan campus… Ce dynamisme devrait nous permettre d’attirer des sièges sociaux, des entreprises liées au tertiaire supérieur, donc de nombreux cadres ».

La rédaction de Bordeaux

Le Havre et Rouen. Défaut d’image, faute d’identité ?

Les métropoles haut-normandes n’ont pas la cote ! C’est le premier enseignement « brut » qui ressort de ce classement national. Pas réellement une surprise ! Le regard porté par les habitants des autres régions sur la Normandie nous renvoie finalement une image que nous connaissons bien : la Normandie, ou plutôt les Normandie(s) n’affichent pas clairement, contrairement à d’autres régions françaises, une identité propre.


On se dit volontiers Breton, Alsacien, Basque… L’identité normande semble plus lisse. Et les idées reçues sont tenaces. Que l’on renvoie continuellement la région à son climat pluvieux, par exemple, a quelque chose de lassant et même d’un peu injuste.  Cela a-t-il ou devrait-il avoir une influence sur les résultats économiques de notre territoire ?  Notre classement le suggère. Sur les fronts de l’emploi, du PIB par habitant ou encore du salaire horaire moyen, les performances rouennaises ou havraises placent ces deux grandes métropoles loin derrière les incontournables Toulouse, Montpellier, Rennes ou encore Nantes. Doit-on en conclure que la région manque d’atouts dans la compétition à laquelle se livrent les territoires en matière économique ? La proximité de Paris -toujours au cœur des débats- doit aujourd’hui être considérée comme un avantage générateur de business. Le monde économique le sait ; nos élus semblent s’en convaincre grâce au formidable pouvoir d’attraction du projet du Grand Paris et de sa déclinaison normande: l’Axe Seine. À condition que les grands projets d’infrastructures annoncés ne retombent pas dans l’oubli pour vingt ans de plus.

La rédaction de Rouen

Le Mans. Sortir du sempiternel « Rillettes-24 Heures »

25e sur 31 : des trois villes des Pays de la Loire retenues dans ce classement exclusif des agglomérations françaises les plus dynamiques, Le Mans regarde Nantes (4e) et Angers (14e) de loin.


Entre 1999 et 2008, Le Mans a perdu près de 4.000 habitants. À l’ombre de Nantes et Paris, Le Mans paraît avoir du mal à exister en tant que telle. Ses voisines Angers et Tours sont devant elles, notamment en termes d’attractivité. Sur ce critère, qui recense le pourcentage de la population arrivée d’une autre région depuis 5 ans, Le Mans affiche un ratio de 9,6 %, pour 10,7 % à Angers et 11,7 % pour Tours. « On peut surtout considérer que Le Mans est la porte d’entrée de Paris sur le grand Ouest, préfère nuancer Denis Pagniez, délégué général Le Mans Développement. On multiplie les actions de prospection vers les entreprises limitrophes de Montparnasse ou la Défense, notamment dans le domaine informatique. Équidistant des ports du Havre et Saint-Nazaire, on a également un immobilier quatre fois moins cher qu’à Paris.» 
L’opération séduction des entrepreneurs parisiens tarde pour l’instant à se voir. Du coup, les acteurs économiques misent sur le long terme avec le développement des filières de maintenance éolienne, de l’acoustique avec l’IRT Jules Verne à Nantes, du numérique ou de la viande halal, dans le berceau des rillettes… Avec une marque, l’Agglomération tente justement de se reconstruire une image, celle qui doit la sortir du sempiternel 
« Rillettes-24 Heures ». Forte d’une notoriété internationale dans l’automobile, la ville aimerait justement se défaire de cette image réductrice avec une campagne de communication autour de la déclinaison pour instaurer la marque dans l’esprit des gens : DeveloppeMans, PassionéMans, EconomiqueMans. Les années jugeront de la réussite de ce marketing territorial, comme à Angers et ailleurs…

La rédaction du Mans

Nantes. Dans le quinté gagnant, comme d'habitude...

Depuis une bonne dizaine d’années, Nantes truste les premières places des palmarès des villes les plus attractives et où il fait bon vivre.


Notre classement exclusif des villes françaises les plus dynamiques ne déroge pas à la règle. Avec une note globale de 14,9, l’agglomération nantaise y figure en quatrième position, derrière Toulouse, Montpellier et Rennes mais devant Lyon, Bordeaux, Lille et Paris

Nantes dans le Top 5
Pour quatre des dix critères retenus, l’agglomération nantaise figure dans le Top 5. Nantes apparaît notamment en deuxième position pour l’évolution de l’emploi des cadres, en progression de 47,7 % sur la période 1999-2008. Le résultat ici d’un tissu économique varié et ne dépendant pas d’un ou deux secteurs forts. 

Nantes : des créations d'emplois en forte hausse
Autres motifs de satisfaction pour la capitale régionale : des créations d’emplois en forte hausse et une attractivité qui ne se dément pas, 13 % des Nantais recensés depuis cinq ans provenant ainsi d’autres régions. 

Nantes : plus de 8.000 nouveaux habitants par an
L’agglomération draine annuellement depuis la fin des années 90, entre 8.000 et 12.000 nouveaux habitants et en dix ans l’accroissement de la population se situe à 4,73 %.
C’est cette attractivité qui tire notamment le secteur du bâtiment avec une forte proportion de logements récents. 

Nantes : mauvais point pour l'évolution des salaires
À l’inverse, Nantes n’apparaît qu’en 24e position de notre palmarès pour l’évolution du salaire net horaire, un critère qui plombe lourdement le classement de l’agglomération nantaise.
 
La part des jeunes entreprises à surveiller
Autre critère à surveiller, le taux de natalité des Nantaises (12,9 %), loin du 15 % des Lilloises et Lyonnaises et la part des jeunes entreprises (17,3 entreprises de moins de cinq ans pour mille habitants).

La rédaction de Nantes

Metz et Nancy. Les belles voudraient se réveiller

Metz et Nancy peuvent-elles disparaître des radars ? Si ce n’est pas encore le cas, les deux agglomérations sont déjà en rase-mottes dans les nuages… Notre classement le montre avec la froideur des données chiffrées : peu attractives, pénalisées par une démographie atone, Metz et Nancy ne parviennent pas à tirer le développement économique de leurs bassins respectifs.


Le directeur de l’Insee Lorraine, Christian Toulet, le rappelle à qui veut l’entendre : « Vu d’ailleurs, on identifie la Lorraine comme une région à l’Est de la France. Mais Metz ou Nancy, c’est déjà plus compliqué…» 
Dans la cité des Ducs, deux options ont été posées : l’université et la santé. Grosse machine un peu lente au démarrage, l’Université de Lorraine a déjà permis de décrocher des budgets pour des programmes de recherche ou pour conforter la position de laboratoires de pointe comme l’Institut Jean-Lamour. Le programme Artem, qui patine aux yeux des impatients, est déjà une réalité pour les étudiants. Dans le domaine de la santé, Nancy met le paquet pour sortir du lot un CHU qui est tout simplement le premier employeur de la région. Et qui commence, dans certains domaines à faire de l’ombre à d’autres CHU situé plus à l’Est. Avec l’ouverture du Centre Pompidou-Metz, la capitale lorraine a relevé un défi monumental : changer d’image. Bénéficiant de la proximité du Luxembourg et surtout du poids des entreprises basée en Moselle-Est, Metz souffre toujours de ne pas arriver à attirer les centres de décisions. Mais progressivement, les lignes bougent d’autant que les élus mènent une politique très volontariste, mêlant décision publique et argent privé afin de reconstruire une cité qui s’était assoupie.

Les rédactions de Lorraine

Rennes sur le podium… devant Nantes et Lyon !

Si les supporters du Stade Rennais n’ont toujours pas eu cette saison le podium qu’ils espéraient, ils pourront toujours se consoler en lisant Le Journal des entreprises. Avec une note globale de 15,4, Rennes arrive en effet en troisième position de notre classement exclusif des villes françaises les plus dynamiques. Derrière Toulouse et Montpellier. Devant Nantes et Lyon.


Sur sept des dix critères que nous avons retenus dans notre classement, la capitale bretonne se situe ainsi dans le Top 5. La palme revient au PIB par habitant, qui positionne Rennes à la première place des métropoles régionales avec 54.748 euros (80.000 euros pour Paris) devant Toulouse (50.864 euros), Orléans (46.355 euros) et Bordeaux (44.849 euros).

Attractivité de Rennes
L’attractivité de la région joue par ailleurs à plein dans la note globale de la cité bretonne. La population de la métropole atteint désormais les 400.000 habitants (390.774 au recensement 2008), avec une hausse de 7,12 % par rapport à 1999. Preuve de l’attractivité de Rennes, plus d’un habitant sur dix (13,1 %) recensé sur le territoire depuis cinq ans venait d’une autre région, ce qui place Rennes sur ce critère à la troisième place derrière, là encore, Toulouse et Montpellier. 

Evolution du salaire net à Rennes : à surveiller
Taux de diplômés, parc de logements récents, évolution du nombre d’emplois ou encore emploi des cadres permettent par ailleurs à la capitale bretonne de tirer son épingle du jeu. En revanche, les Rennais peuvent mieux faire en matière de taux de natalité (21e place) et d’évolution de salaire net horaire moyen (avant-dernier du classement). Dernier critère à surveiller de près, le nombre de jeunes entreprises sur le territoire (15,9 entreprises de moins de cinq ans pour mille habitants), qui place Rennes à la 14e place.

La rédaction de Rennes

Morbihan. Le dynamisme de Vannes et de Lorient

Exclues du classement national, Vannes et Lorient n’en restent pas moins des agglomérations qui brillent par leur dynamisme.


Bien que l’évolution démographique soit plus forte à Vannes qu’à Lorient, les deux capitales morbihannaises rivalisent d’efforts pour tirer le département vers le haut et lui faire côtoyer le niveau d’excellence requis par les métropoles. Plus de 10.000 entreprises à l’Est, plus de 12.000 à l’Ouest, dix laboratoires de recherche, 12.000 étudiants. Un solde de création d’entreprises fort, avec 300 entreprises par an à Vannes et 250 à Lorient. Et surtout une volonté, identique de part et d’autre, de faire vivre un écosystème solidaire. « Les patrons sont dans les gouvernances de beaucoup d’institutions morbihannaises », observe Michel Brébion, directeur de l’agence de développement économique vannetaise, Vipe, qui recense 30 réseaux professionnels sur Vannes. « Cette implication des acteurs économiques est très favorable au territoire.» Notamment dans la mise en place des stratégies de filières initiées par le Conseil général et suivies par les agences de développement. « Tous les acteurs, élus et dirigeants, ont envie de faire bouger l’agglomération », note également Philippe Leblanche, directeur de l’Audélor. Ils se félicitent de la reconversion réussie de la BSM, ex-symbole d’un passé industriel déclinant, devenu en dix ans le haut lieu de la maritimité dans le Morbihan, avec en forme d’apothéose le succès de la Volvo Ocean Race.

A Lorient : « il faut continuer à sa battre»
D’une faiblesse, Lorient s’est créée une force. « Tout le monde est lucide à Lorient, rien n’est acquis. Il faut continuer de se battre », précise Philippe Leblanche. À cet état d’esprit s’ajoute un environnement exceptionnel, côté golfe ou côté rade. « Et des villes à tailles humaines », précise Michel Brébion. D’où le taux exceptionnel de 76 % de Morbihannais qui se sentent bien sur leur territoire, contre une moyenne nationale de 60 %.

Violaine Pondard

Toulouse : « Une métropole de rang européen voire mondial »

Trois questions à Alain Di Crescenzo président de la Chambre de commerce et d’industrie de Toulouse.


Toulouse se hisse à la première place de notre palmarès des agglomérations, avec une note moyenne de 17,4. Quelle réflexion cela vous inspire-t-il ?
 La tendance actuelle veut que l’on s’interroge sur qui sera, demain, une métropole de rang européen voire mondial. À la lecture de tels indicateurs, j’ai envie de répondre que Toulouse en est une ! Tout en sachant que cette entité n’est pas statique : une métropole se caractérise par sa population et ses activités. Deux critères qui, par nature, évoluent en permanence... 

Malgré tout, Toulouse ne s’est-elle pas un peu endormie sur son matelas de l’aéronautique ? 
Nos forces, nous les connaissons. L’aéronautique - et de façon plus large, l’industrie- en est une, indéniablement, et avec elle un ensemble de services. Mais, pour continuer d’être attractif, il faut un tissu de savoir-faire et de compétences qui s’étoffe, donc il faut faire en sorte que les entreprises trouvent tout ce qu’il faut pour produire, et en premier lieu des salariés ! Or Toulouse souffre d’une carence de main d’œuvre qualifiée en adéquation avec la demande de certains secteurs en tension. C’est d’ailleurs ce qui a justifié la tenue d’un Grenelle de l’emploi industriel en début d’année, avec l’UIMM. Bien d’autres conditions sont nécessaires pour attirer et fixer des entreprises et des habitants sur un territoire, telles que des opportunités de financement, des infrastructures-télécoms, notamment-, des moyens de transport, des commerces et des services de proximité, etc. 

Quel type d’actions une chambre consulaire telle que la vôtre initie-t-elle pour répondre aux enjeux de demain ? 
Dans le cadre des feuilles de route de notre mandature, nous avions par exemple prévu de réaliser une étude sur les filières de développement de demain. Celle-ci est en cours depuis deux mois donc nous devrions obtenir les résultats à la rentrée. Par exemple, nous savons qu’en matière de spatial- et cela a été redit lors du Toulouse Space Show-, nous sommes encore trop centrés sur les infrastructures et pas assez sur les applications.

Propos recueillis par Aline Gandy

Vidéo : Petite balade à Toulouse...

L'un des arguments de Toulouse, en tête de ce classement exclusif des grandes agglomérations françaises, est assurément sa qualité de vie. Petite balade dans la ville rose via la vidéo réalisée par les institutions locales.



La vie à Toulouse par mairieToulouse

Strasbourg-Mulhouse. L'union fait la force !

C’est un peu comme si elles avaient anticipé ce classement. En annonçant, l’an dernier, leur volonté de créer le premier pôle métropolitain de France, Strasbourg et sa communauté urbaine et Mulhouse et son agglomération ont voulu se donner les moyens de redresser leur attractivité.


« A l’échelle de l’Europe, dans un contexte de mondialisation, nous pèserons plus en travaillant ensemble », confiait il y a un an Catherine Trautmann, vice-présidente de la communauté urbaine de Strasbourg.  Déjà à l’échelle nationale, cette initiative commune pourrait permettre à chacune des deux grandes métropoles, individuellement mais efficacement, de progresser sur les items les plus objectifs jugés dans notre enquête.

Créer un « envie d'Alsace »
Il n’en reste pas moins que l’une des clés de la progression de Mulhouse et de Strasbourg passe par la capacité des collectivités alsaciennes, dans leur ensemble, à générer une "envie" d’Alsace, à renforcer le pouvoir d’attraction de la région. Un chantier ouvert avec le déploiement récent de la marque Alsace, qui doit permettre d’attirer les investissements, donc de créer des emplois et d’attirer les cadres, ces deux derniers points apparaissant parmi les plus sensibles pour les deux villes.
Ils sont aussi un passage obligé pour faire progresser les autres points évoqués : hausse du PIB, renouvellement du parc de logements, progression du salaire net horaire moyen... Mais pour nos deux villes, cette compétition est nationale avant d’être européenne. Et si elles sont amenées à progresser, les autres villes du classement le feront aussi. De grandes villes qui, pour la plupart, partent de plus haut.

Les rédactions d'Alsace

« L’image de Brest est écornée par des clichés »

Trois questions à Franck Bellion, Président de la Chambre de commerce et d’industrie de Brest. La ville se classe à la 23ème place du classement.


Brest se classe 23ème au palmarès des agglomérations les plus dynamiques. Comment l’expliquez-vous ? 
Pour moi, cela s’explique par un problème d’attractivité. Elle souffre d’une image écornée par des clichés qui lui collent à la peau : une ville lointaine et où il fait froid. En tant que chef d’entreprise, c’est une difficulté que je vis personnellement. Ce n’est pas toujours simple de convaincre un cadre de venir s’installer avec sa famille à Brest. Pour ce qui est de l’évolution de la population, il faut rectifier un point : le classement ne se base que sur l’agglomération de Brest où, il est vrai, on observe une érosion de la population depuis quelques années, mais parce que beaucoup d’habitants ont déménagé en périphérie. 

Comment modifier cette image de Brest ? 
C’est très compliqué mais on travaille ensemble, notamment avec Brest Métropole Océane pour l’améliorer. Cela passe par des aménagements urbains comme le tramway qui donne une nouvelle image de la ville. Et depuis une dizaine d’années, le visage de Brest a changé: les immeubles, grisâtres, se sont colorés et l’ensemble de la zone portuaire, auparavant réservé au port de commerce, a été aménagé pour recevoir les Brestois et les touristes. 

Quels points positifs marquent le dynamisme de Brest ? 
Celui des jeunes entreprises. Ce que ne montre pas votre étude, c’est leur taux de pérennité. Le pourcentage des entreprises qui survivent aux trois premières années est de 69 % à Brest contre 68 % en Bretagne et 62 % en France. Ce sont ces entreprises qui créent des emplois et dynamisent le territoire.

Propos recueillis par Aglaé de Chalus

Témoignage de chef d'entreprise. « Je me suis implanté à Saint-Étienne pour les compétences en photonique »

Témoignage d'un dirigeant d'entreprise qui a fait le choix de s'installer à Saint-Etienne, pour sa qualité de vie et ses compétences en photonique liées à la proximité du Pôle Optique Rhône-Alpes et de Télécom Saint-Étienne.


« J’étais passé par Saint-Étienne il y a 15 ans. J’en avais gardé un souvenir effroyable ! Lors de ma visite de prospection j’ai découvert une ville en mouvement avec des projets et une volonté d’aller vers le développement économique durable. Et puis Saint-Étienne, c’est une qualité de vie et un écrin de verdure avec à proximité la Plaine du Forez d’un côté, les gorges de la Loire et le Pilat de l’autre ». 

Saint-Étienne un vivier de compétences en photonique
 
Conquis par le nouveau visage de Saint-Étienne et par la richesse naturelle offerte par le territoire, Frédéric Letient a décidé de s’y installer pour créer en décembre 2011 la société Alliance Led, spécialisée dans le négoce, la conception, l’installation et la maintenance de systèmes d’éclairage led. 
Titulaire d’un BTS génie optique option photonique et ingénieur en électronique, cet ancien Grenoblois originaire du Nord a aussi trouvé à Saint-Étienne un vivier de compétences en photonique avec le Pôle Optique Rhône-Alpes et Télécom Saint-Étienne, mais surtout une implantation sur la ZFU de Montreynaud. « Mon objectif, c’est de créer de l’emploi en embauchant localement. Pour l’instant, nous sommes 4 salariés. D’ici à la fin 2012, nous espérons atteindre 9 à 12 salariés et plus de 20 personnes sous trois ans », expose la P-dg d’Alliance Led. 

«Surtout pas Grenoble»
Résolument ambitieux, Frédéric Letient projette même de se lancer à terme dans la fabrication de petites séries à forte valeur ajoutée « en formant et en employant du personnel de la ZFU ». Un pari qu’il ne se serait pas vu lancer à Grenoble par exemple. « J’y ai vécu plusieurs années. Je ne voulais surtout pas y implanter ma société. Grenoble regorge de compétences technologiques, de centres de recherche, mais la qualité de vie laisse sérieusement à désirer », confie le chef d’entreprise.

La rédaction de Saint-Etienne

Témoignage de chef d'entreprise : « Lyon est la bonne ville pour développer mon entreprise »

Témoignage d'Yves Poivey, président d’Eras ingénierie, groupe d’ingénierie industrielle, spécialisé dans les industries de process, qui a transféré son siège social de Besançon à Lyon.


 Le groupe d’ingénierie industrielle, spécialisé dans les industries de process, a transféré son siège social de Besançon à Lyon, où il était déjà actif de longue date, en 2008. 

Entre Lyon et Paris, le choix est clair
Il s’agissait d’accompagner le développement de l’entreprise, qui venait d’ailleurs d’accueillir le Lyonnais Siparex à son capital, en se rapprochant des centres de décision de ses clients. Paris et Lyon étaient les villes les plus indiquées, mais Yves Poivey n’a pas hésité à opter pour Lyon. « À titre personnel et sur le plan économique, j’ai préféré choisir Lyon. La ville bénéficie d’une bonne dynamique globale et industrielle. Le fait d’être dans une région très diversifiée et agréable à vivre sont des atouts. » 

A Lyon, recruter des compétences techniques
Eras emploie désormais à Lyon une centaine de personnes réparties sur son siège social et son agence. « C’est une ville qui permet de recruter les compétences techniques et de s’appuyer sur tous les services support nécessaires. Sur le plan du recrutement, il est plus facile de décrocher un parisien pour le faire venir à Lyon que l’inverse…» 
Eras compte quatorze implantations en France, soit 400 personnes qui réaliseront un chiffre d’affaires de 45 millions d’euros environ en 2012. « Le recrutement est un problème général en France, constate le dirigeant. Il est plus facile de recruter dans des grandes villes comme Paris ou Lyon que dans des villes plus petites. Mais, contrairement à Lyon, nous observons à Paris, où nous avons ouvert une agence il y a quatre ans, un taux de rotation très important du personnel. » 

La facilité d'accès à Lyon
Le dirigeant apprécie par ailleurs la facilité d’accès de Lyon grâce au TGV et à l’avion. Avec un bémol toutefois pour les destinations internationales. Yves Poivey, également président du Réseau Entreprendre Rhône, est aussi en première ligne pour apprécier la dynamique économique locale. « Au sein de l’association, nous sommes nombreux à donner de notre temps, de façon bénévole. Mais nous bénéficions aussi du bon accompagnement des acteurs de l’aide à la création que sont la Région, Oséo, la Caisse des dépôts et les grandes banques. Ils travaillent bien ensemble et cela contribue à la dynamique de la région.»

La rédaction de Lyon

« La métropole lilloise doit encore monter en puissance »

Frédéric Motte, le président du Conseil économique, social et environnemental (Ceser) Nord - Pas-de-Calais, nous livre son analyse sur notre classement et la place occupée par la métropole de Lille.


« Le palmarès publié par le Journal des Entreprises confirme la position de leader de la métropole lilloise au niveau régional. À ses côtés, l’agglomération lensoise affiche les prémisses d’un renouveau tant attendu, malgré la persistance d’indicateurs inquiétants. 
À l’exception d’un arc littoral en construction et prometteur, le reste du territoire n’apparaît pas et la moyenne des notes des villes de la région reste faible. Le dynamisme et le niveau de développement de Lille sont notre meilleur atout. En effet, les régions les plus puissantes, offrant les plus belles perspectives de développement durable, sont bien celles affichant une métropole régionale leader, véritable locomotive de tout un territoire. La métropole lilloise doit encore monter en puissance pour atteindre cette taille critique. 
Elle a besoin pour cela d’un réseau de villes attractives et compétitives autour d’elle ; tout comme les territoires régionaux ont besoin d’une métropole puissante pour se développer. La clé du développement régional repose donc bien sur une métropole lilloise puissante ET sur des pôles métropolitains attractifs, opérant leur développement en synergie. Assurément, l’avenir de la région, sa place sur l’échiquier national, européen et mondial reposent sur le développement conjoint et interactif d’une métropole leader et puissante et de pôles métropolitains régionaux reconnus.»

Propos recueillis par la rédaction de Lille

Grenoble attractive pour les jeunes diplômés

Certes, Grenoble ne figure pas en haut du classement établi par le Journal des entreprises. Sans doute l’agglomération a-t-elle pris le train de l’attractivité plus tôt que d’autres. Le territoire, en dépit de la crise économique, n’affiche-t-il pas un taux de chômage de 8,2%, soit en-deçà de la moyenne nationale qui s’établit à 9,6 % ?


L’agglomération grenobloise tire son épingle du jeu pour sa place dans la formation. Elle s’installe en effet au cinquième rang pour son taux de détenteurs d’un bac professionnel ou général, soit 50,2 % de la population. Elle occupe aussi une place honorable pour son nombre d’emplois de cadres. Autant de points que vient corroborer l’étude Apec sur l’attractivité des régions françaises pour les jeunes cadres et jeunes diplômés (mars 2012). 

 

 Grenoble : qualité de vie et dynamisme économique
Il apparaît que Lyon et Grenoble sont les villes jugées les plus attractives. Pour 60 % des jeunes cadres et des jeunes diplômés, la région Rhône-Alpes est celle qui allie le mieux qualité de vie et dynamisme économique. 
Les jeunes sont sensibles aux problématiques de transport et à la présence d’un environnement préservé. Le dynamisme économique se mesure à la densité et à la diversité des entreprises, ainsi qu’à la présence de sociétés à forte notoriété. En effet, Rhône-Alpes reste la seconde puissance économique régionale (9,5 % du PIB) derrière l’Ile-de-France. L’étude souligne « un tissu productif diversifié » et un socle industriel constitué de nombreuses industries à haute intensité technologique. Rappelons enfin que Grenoble concentre une des plus fortes parts des emplois stratégiques à fort contenu décisionnels, également appelés fonctions métropolitaines, (14 %) directement derrière Paris (18 %).

La rédaction de Grenoble

Marseille, Toulon et Nice dans le Top 15

Le constat est sévère : aucune ville de Provence-Alpes-Côte d’Azur ne fait partie du groupe de tête de ce palmarès national. Mais notre région n’en sauve pas moins son honneur, puisque ses trois grandes métropoles trouvent leur place dans le Top 15 des villes les plus dynamiques de France. Marseille occupe ainsi la neuvième place, suivie de Nice et de Toulon, respectivement à la douzième et à la quinzième position.


Marseille 
La capitale régionale ne manque pas d’atouts. Le taux d’évolution de sa population, par exemple, qui la classe en 8e position nationale (en élargissant le curseur à Aix-en-Provence). Mais aussi son intéressant taux de natalité (9e position), l’évolution de son emploi (8e) et sa proportion de jeunes entreprises (4e). Sans oublier l’évolution de son salaire net horaire moyen, qui hisse la Cité phocéenne en 2e place. 
En revanche, ses points faibles sont tout aussi frappants : bas niveau de formation de sa population (21 e), logements globalement anciens (30 e) et faible PIB par habitant (21e). 

Nice 
Trois rangs derrière sa cousine provençale, Nice peut elle aussi compter sur d’indéniables forces, dont sa proportion de jeunes entreprises (2e position) et l’évolution de son salaire net horaire (3 e position). Côté faiblesses, il faut regretter ses trop rares logements neufs (27 e) et, là encore, son faible PIB par habitant (24e). 

Toulon
 
Quinzième au classement général, Toulon pâtit notamment de son faible niveau d’emploi des cadres (24e position), ainsi que de son PIB par habitant (29e) et de son taux de natalité (30e). En revanche, la ville peut compter sur le bon niveau d’évolution de son emploi (7e) et son vivier de jeunes entreprises (9e). Sans compter qu’elle est nº1 national sur le critère de l’évolution du salaire net horaire moyen.

A.L.

Coincée entre Brest et Rennes, Saint-Brieuc fait valoir ses atouts

Tiraillée entre les deux pôles d'activités de Brest et de Rennes, Saint-Brieuc  peut toutefois faire valoir de solides arguments : sa façade maritime, son espace rural dynamique...


« La principale difficulté de Saint-Brieuc, c’est sa localisation, à mi-distance entre Rennes et Brest.» Cette petite phrase pleine de sens, on la doit à Éric de Rancourt, ex-directeur général de la chambre de commerce et d’industrie des Côtes-d’Armor.


Centralité de Saint-Brieuc : un atout
Conscient de ce tiraillement entre les deux grands pôles d’activités bretons, Saint-Brieuc Agglomération peut toutefois faire valoir de solides arguments. « Dans un espace Bretagne Nord, cette centralité est, au contraire, un atout, précise Michel Lesage, président de l’agglo. Au niveau économique notamment, notre territoire a cette force de s’appuyer sur deux profils complémentaires en terme d’attractivité : une façade maritime source de développement touristique et un espace rural dynamique au niveau agricole et agroalimentaire.»
 
La qualité de vie à Saint-Brieuc
Le cadre et la qualité de vie sont des atouts mis en avant par celui qui, devenu député, siégera à la commission de l’aménagement du territoire à l’Assemblée Nationale. « Je pense que cette course à une taille d’agglo de plus en plus grande ne sera plus la règle dans quelques années. À nos 120.000 habitants, répartis sur 14 communes, nous offrons un haut niveau de service public dans une logique de proximité, d’accessibilité, de richesse culturelle et sportive.» La mise en œuvre de projets structurants est également un argument de séduction. « Le Grand Brézillet, le Légué, le pôle d’échange multimodal sont autant de signaux forts envoyés vers l’extérieur pour montrer que Saint-Brieuc Agglomération entend faire bouger les choses. À cela je rajoute une des spécificités de notre territoire : cette véritable capacité à travailler en réseau à tous les niveaux que l’on soit élus politiques, institutionnels du monde économique ou chefs d’entreprises.»

Julien Uguet

Méthodologie

Ce classement des grandes agglomérations est basé sur dix critères de développement économique. Pour chaque critère, une note de 0 à 20 a été attribuée à chaque région. Les notes présentées ici sont la moyenne de ces dix critères.


Samuel Petit avec la rédaction web

Vos réactions 3 commentaires

  • Lorrain - commentaire ajouté le 24 octobre 2013 à 14h07
    La Lorraine
    Comparer Marseille a Orléans ou Lens a Strasbourg,c\'est pas vraiment pertinent !!

    Pour la Lorraine ce que vous oublié d\'indiquer,c\'est qu\'ils y a une floraison de projets d\'avenir (surtout sur l\'axe Metz Thionville) qui place la région dans les régions a surveiller de près,il y a une vraie envie de changer les choses !!
    IRT Technologique,centre sino-européens,centre des congrès pour Metz et Nancy,émergence d\'un quartier d\'affaires a Metz a proximités du centre ville,de la gare et du centre Pompidou,laboratoires sur les nouvelles technologies et sur la nano technologie sur le Technopole de Metz... etc !!!
    Les Lorrains on toutes les cartes en main pour que cela se concrétise,sans parler de sa position géographique très avantageuse (Luxembourg-Allemagne-Belgique)..... ;)
  • Gourou - commentaire ajouté le 04 septembre 2013 à 21h19
    Dommage
    C\'est tout dommage que l\'auteur ne consacre pas ne serait ce que quelques lignes à Montpellier alors qu\'elle fait partie du quintet de tête.
  • GUARACI - commentaire ajouté le 11 août 2013 à 04h49
    en quête d\'une nouvelle ville
    Je tenais vivement à remercier les auteurs de ce cette page. Actuellement en région parisienne, j\'étais en quête d\'information et de statistique sur d\'autres villes suceptible d\'avoir du travail, tout en offrant une qualité de vie raisonnable. MERCI! Mon choix s\'est tourné vers Toulouse, manque plus qu\'à postuler là bas...et à convaincre mon mari! ;)

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Vos réactions 3 commentaires

  • Lorrain : La Lorraine - Comparer Marseille a Orléans ou Lens a Strasbourg,c\'est pas vraiment pertinent !!

    Pour la Lorraine ce que vous oublié d\'indiquer,c\'est qu\'ils y a une floraison de projets d\'avenir (surtout sur l\'axe Metz Thionville) qui place la région dans les régions a surveiller de près...
  • Gourou : Dommage - C\'est tout dommage que l\'auteur ne consacre pas ne serait ce que quelques lignes à Montpellier alors qu\'elle fait partie du quintet de tête.
  • GUARACI : en quête d\'une nouvelle ville - Je tenais vivement à remercier les auteurs de ce cette page. Actuellement en région parisienne, j\'étais en quête d\'information et de statistique sur d\'autres villes suceptible d\'avoir du travail, tout en offrant une qualité de vie raisonnable. MERCI! Mon choix s\'est tourné vers Toulouse,...

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