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Crowdfunding. Les 10 clefs pour réussir sa levée de fonds sur internet

ajouté le 14 mars 2016 à 15h00 - Mots clés : Crowdfunding , crowdequity , lever des fonds sur internet , lever des fonds en crowdfunding , réussir son opération en crowdfunding , entreprise crowdfunding , levée de fonds crowdequity , Wiseed , Anaxago , Smartangels , MyNewStartup , Sowefund , Happycapital , BulbinTown , Proximea , AB Funding , Letiseed , Raizers

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Crowdfunding. Les 10 clefs pour réussir sa levée de fonds sur internet

Vous voulez ouvrir votre capital. Faire appel à la foule pour financer son projet d’entreprise sur internet est à la mode. Mais comment faire ? Comment trier les multiples plateformes qui émergent sur la toile ? Le crowdequity est-il fait pour vous et votre entreprise ? Quels sont les avantages et les risques ? Combien pouvez-vous espérer lever ? Le Journal des entreprises a mené l’enquête pour vous aider à vous y retrouver.

 

» Sommaire :

» Le crowdfunding en France » Les 3 types de crowdfunding
» Les principales plateformes en chiffres » Les 3 principales plateformes de crowdequity
» Avantages et inconvénients du crowdequity » Témoignage d'un entrepreneur (10-vins)

 

Vous venez de vous lancer et vous avez besoin de quelques subsides pour développer votre activité ? Vous voulez tester votre produit ou votre service auprès du grand public ? Vous voulez vous offrir une campagne virale de communication sur la toile ? Vous pouvez opter pour le crowdfunding, le financement de projet par la foule aussi appelé « financement participatif ». Un mode de financement qui, loin d’être aussi efficace qu’aux Etats-Unis, a véritablement décollé en France ces dernières années. 300 millions d’euros ont été levés en France sur les plateformes, soit 100 % de plus que l’année précédente. D’ores et déjà, une première distinction s’impose entre trois types de plateformes et trois types de financement participatif pour les entreprises.


> Le crowdfunding en France

Ci-dessous, le montant des fonds levés par les plateformes françaises de crowdfunding, selon l'association Financement Participatif France.



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> Le crowdfunding en don

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Si vous êtes en phase de lancement d’entreprise, vous êtes plutôt concernés par le premier type d’opérations de financement par la foule : le crowdfunding en don avec ou sans contreparties. Des plateformes comme Kickstarter, Ulule, Kisskissbankbank vous permettent de recueillir des fonds quand vous n’êtes pas encore suffisamment structurés pour offrir une véritable contrepartie en capital au public. C’est une bonne alternative aux financements bancaires. Si les sommes recueillies ne sont pas toujours significatives, elles donnent un coup de pouce à la création d’une entreprise.

> Le crowdlending

Crowdlending


Si votre entreprise a un peu plus d’antériorité, vous pouvez tenter le crowdlending. Le crowdlending vous permet d’obtenir des prêts du grand public. Plusieurs plateformes permettent de réaliser de telles opérations : Unilend, le numéro 1 du secteur, Lendopolis racheté en partie par le groupe Les Echos, et Lendix qui progresse vite.

> Le crowdequity

Le crowdequity permet aux entreprises d’ouvrir leur capital en faisant appel à la foule. De nombreuses plateformes spécialisées sont disponibles sur le marché. Attention dans le choix opéré. Mieux vaut sélectionner une plateforme ayant obtenu le statut « CIP » créée par le gouvernement en octobre 2014. Il donne un cadre juridique à un secteur jeune et peu structuré. Il limite les levées de fonds à 1 millions d'euros.

Trois grandes plateformes (Wiseed, Anaxago et SmartAngels) se partagent globalement le marché, suivies par tout un lot d’acteurs du crowdequity de plus petite taille (voir graphique ci-dessous). 

En moyenne, et selon l’Observatoire du crowdfunding de BPIfrance, un chef d’entreprise lève 382.935 € sur une plateforme de crowdequity en 158 jours. Mais les plateformes sont très sélectives et ne mettent en ligne que 5 % des projets reçus. En revanche, une fois en ligne, 72 % des projets récolteront les fonds recherchés.


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> Zoom sur les pincipales plateformes de crowdequity en France

Grâce au menu déroulant ci-dessous, vous pouvez découvrir les  secteurs d'activités de prédilection de chacune des principales plateformes de crowdequity en France. Ces données ont été obtenues à partir des opérations réalisées et visibles sur les sites internet des plateformes de crowdequity entre les 11 et 22 janvier 2016. Les sommes correspondent aux montants levés en euros par chacune des plateformes depuis leur création, dans chacun des secteurs d'activité du menu déroulant.


Ci-dessous, une photographie à l'instant T du montant global des fonds levés visibles par plateforme depuis leur création. Ces données ont été obtenues à partir des opérations réalisées et visibles sur les sites internet des principales plateformes de crowdequity entre les 11 et 22 janvier 2016. Certaines plateformes ajoutent, dans le montant déclaré des projets réalisés, des fonds levés auprès de business angels. A noter également, que certaines plateformes, par souci de confidentialité pour leurs clients, retirent de leur site internet, certains projets qui ont été financés. Ces chiffres ne sont donc pas pris en compte dans notre calcul.


 


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Wiseed. Le numéro 1 du secteur

C’est le numéro 1 du secteur et aussi le plus ancien. Lancée en juin 2009, l’entreprise fondée par Thierry Merquiol a son siège à Toulouse et dispose de deux établissements à Paris et Lyon. 



Depuis son lancement, 102 projets ont été financés auprès de 59 « wiseedeurs ». Et la collecte monte en puissance d’année en année. Sur 40 millions d’euros récoltées en sept ans, 25 millions d’euros l’ont été sur la seule année 2015.
 
Wiseed a obtenu dès 2014 son statut de CIP permettant aux entreprise de lever jusqu’à 1 million d’euros. Elle espère obtenir bientôt celui de prestataire de services d'investissement (PSI) afin de repousser ce plafond à 5 millions d’euros.

Pour l’heure, le montant des opérations habituelles oscille entre 100 K€ et 1 millions d’euros. Un investisseur investit en moyenne 2.000 euros mais tout un chacun a la possibilité de mettre ses économies à partir de 100 euros d’investissement. 

Wiseed qui se rémunère sur les fonds collectés sur la plateforme (entre 5 à 10 % des opérations) et sur la plus-value lors de la revente de l’entreprise (20 %), réalise un chiffre d’affaires de 2,3 millions d’euros pour 35 salariés. Thierry Merquiol envisage de financer son développement en bourse. Il nous confie vouloir bientôt réaliser une opération de croissance externe.

A lire également nos précédents articles
Crowdfunding. Le Toulousain Wiseed victime d'une « OPA hostile » ?
Crowdfunding. Est-ce fait pour votre entreprise ?

> Notre émission spéciale avec Thierry Merquiol président fondateur de Wiseed sur la Radio des entreprises

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Dans cette émission spéciale consacrée au crowdfunding, Thierry Merquiol, président fondateur de Wiseed, la plus grosse plateforme française de crowdequity, nous parle d’un secteur tout jeune sans doute appelé à se concentrer dans les prochains mois. La concurrence entre plateforme est forte. Et Wiseed devrait annoncer sous peu une opération de croissance externe.



Anaxago : le jeune second

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Numéro 2 du secteur qui talonne le Toulousain Wiseed, Anaxago a trois ans et déjà 70 projets financés à son actif pour un montant global de 20 millions d’euros. 

La plateforme qui vise les 40 millions d’euros en 2016 accompagne des entreprises dans leurs projets innovants. A l’image de Wiseed, elle s’est aussi lancée sur le financement de projets immobiliers. 

Comme les autres plateformes de crowdfunding, Anaxago est très sélective. Seuls 3 % des projets déposés par des entrepreneurs seront mis en ligne à l’issue d’une présélection provenant des réseaux de prescripteurs (Réseau Entreprendre, CCI, incubateurs, pôles de compétitivité…) puis d’un filtrage réalisé par ses experts et sa communauté d’investisseurs. 

L’entreprise ponctionne entre 4 et 6 % de commissions et se rémunère grâce à une gamme de services d’accompagnement des porteurs de projets en amont et en aval de la levée de fonds. 

« Nous sommes rentables depuis la première année », affirme Joachim Dupont le président co-fondateur d’Anaxago. Implantée dans le premier arrondissement à Paris, la plateforme emploie 20 salariés, réalise 1,8 millions d’euros de chiffre d’affaires pour 300 K€ de résultat net. Elle déclare une communauté de 4.000 investisseurs actifs et un nombre de 55.000 personnes inscrites sur le portail.

> Emission spéciale avec Joachim Dupont, co-fondateur d’Anaxago

Dans cette émission spéciale consacrée au crowdfunding, Joachim Dupont, co-fondateur d’Anaxago, l’une des plus importantes plateformes françaises de financement participatif en equity, nous parle de son entreprise et du fonctionnement du secteur.



SmartAngels : le numéro 3 qui monte

Numéro 3 du secteur en montants levés avec près de 18 millions d’euros collectés depuis sa création en 2012 (dont 9 millions sur la seule année 2015), SmartAngels a un sacré palmarès de personnalités à son capital. Trois fonds d'investissements (Elaia Partners, Idinvest et XAnge) se partagent son capital ainsi qu’une bonne dizaine de business angels, les plus emblématiques de la sphère numérique française (Xavier Niel fondateur de Free, Jacques-Antoine Granjon fondateur de Vente Privée, Marc Simoncini fondateur de Meetic ou encore Pierre Kosciusko-Morizet co-fondateur de PriceMinister , Stéphane Distinguin…) 

Depuis sa création, la plateforme d’investissements en direct a réalisé 32 opérations pour un ticket moyen déclaré de 15.000 euros par investisseur. Mais sur cette plateforme comme sur les autres, la sélection est grande. Seuls 5 % des projets reçus seront effectivement mis en ligne.
 
A la différence d’Anaxago et de Wiseed qui y réalisent 40 % des investissements, SmartAngels n’a pas développé d’activité dans l’immobilier. Benoît Bazzocchi, son fondateur, s’est plutôt orienté sur les Cleantech, la santé, la mode, le design, les cosmétiques et le digital au sens large. C’est elle qui a permis à l'accélérateur français Numa de réaliser son opération de crowdequity. « Nous arrivons bientôt à notre point d’équilibre », indique Benoît Bazzocchi sans donner de chiffre d’affaires.


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> Avantages et inconvénients d'une opération de crowdequity

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Dans cette émission spéciale consacrée au crowdfunding, Vincent Dauffy, directeur du financement chez Bpifrance, nous parle des avantages et des inconvénients à ouvrir le capital d’une entreprise via une plateforme d’equity sur internet. De plus en plus de chefs d’entreprises rêvent de lever des fonds sur internet, mais la sélection est élevée. Beaucoup d’appelés, peu d’élus. Comment faire ?




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> Témoignage d'entrepreneur. « Comment j'ai levé 850.000 euros sur Proximéa »

Basée a Nantes, la start-up 10-vins a développé un sommelier connecté et réussi à lever près de 850.000 euros sur la plateforme de crowdequity Proximéa. Son cofondateur, Thibault Jarrousse, nous raconte comment s'est déroulé cette opération.


Armelle Gegaden et Julien Beccu

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