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Cirette. Le traiteur qui monte

ajouté le 1 mai 2009  -  - Mots clés : Actualité, Entreprise du mois, cirette traiteur, cirette, guéret traiteur, reprise, rouen

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Lors de L'Armada 2008, Cirette fut l'un des rares traiteurs officiels sélectionnés par la direction de cet événement qui rassemble de nombreux navires venus du monde entier.

Créé en 2005 par Stéphane Cirette et Emmanuelle Thune, Cirette traiteur a rapidement fait son chemin. Après avoir triplé la surface de ses locaux au MIN de Rouen en trois ans, le traiteur rouennais vient de racheter Guéret traiteur de France, son concurrent direct.

Brochettes cocktail équipées de pipettes de sauce, pouss-pouss, risotto... Les spécialités et innovations ne manquent pas chez Cirette, spécialiste du service traiteur. Positionnée haut de gamme, la jeune entreprise créée en avril2005 par Stéphane Cirette et Emmanuelle Thune propose différents types de prestations, du plateau-repas à l'organisation complète de réceptions. «Nous pouvons prendre en charge la réalisation d'une réception de A à Z soit avec nos moyens internes, soit avec le concours de prestataires extérieurs», explique Stéphane Cirette. Du stagiaire au cuisinier en passant par la direction, tout le monde donne son avis dans l'entreprise sur la création et la constitution des produits servis aux clients: «Chacun peut apporter ses idées et tout le monde goûte aux produits. C'est une façon de donner des responsabilités aux salariés et de les intéresser à ce qu'ils vendent», commente Emmanuelle Thune.

Un développement rapide
Implantée au MIN de Rouen, l'entreprise s'est rapidement développée en trois ans, passant d'une surface initiale de 300m² en 2005 à près de 1.000m² en 2007. «Zones de stockage, labos, tout a augmenté de manière proportionnelle. Nous avons commencé l'aventure à quatre en 2005, aujourd'hui, nous sommes 37 dans la société», note Emmanuelle Thune. Une explosion des effectifs récente due au rachat par Cirette de l'un de ses concurrents directs, Guéret traiteur de France. Au total, les deux gérants associés ont investi sur trois années près de 500.000€ pour le développement de la société, essentiellement en production, passant ainsi d'un chiffre d'affaires de 800.000€ en 2005 à 3,3millions d'euros pour l'année 2008.

Une agence à Paris
Depuis 2006, le jeune traiteur rouennais a ouvert son agence parisienne. Une démarche stratégique pour Stéphane Cirette: «L'objectif est de développer un marché sur place avec un point fort pour nous, notre emplacement au pied du sixième pont de Rouen». Forte de plusieurs commerciaux sur place, l'agence a su trouver ses marques et connaît déjà une certaine croissance. «C'est un développement important pour nous, mais l'idée n'est pas de partir sur Paris. Nous essayons de nous développer partout où des business sont à prendre, sans oublier nos origines normandes», précise Stéphane Cirette.

2009, l'année du développement durable
Attachés à leur région, Stéphane Cirette et Emmanuelle Thune ont décidé de privilégier les producteurs locaux depuis la création de l'entreprise: «Nous travaillons de plus en plus avec les producteurs locaux, ils deviennent notre principale source d'approvisionnement en produits bruts. Nous avons ainsi un affineur fromager sur Rouen, proposons les cidres normands sur nos cartes et achetons en région tous nos produits maraîchers», explique Emmanuelle Thune. Exit les produits surgelés, seule la fraîcheur intéresse les deux associés. Une volonté de servir une alimentation de qualité qui s'accompagne d'une démarche axée sur le développement durable. Ainsi, pour l'année 2009, l'entreprise a décidé d'équiper tous ses véhicules d'un économiseur d'énergie, destiné à réduire les consommations d'essence de 15 à 20%. «Pour compléter notre action, nous avons aussi installé des lampes à économie d'énergie et des détecteurs de passage dans nos locaux. En ce qui concerne la partie alimentaire, les plateaux-repas que nous préparons sont biodégradables avec des couverts en bambou», précise Stéphane Cirette.

Sébastien Colle

«La reprise de Guéret traiteur nous a permis de doubler notre effectif»

Le 10décembre dernier, Cirette a absorbé son concurrent Guéret traiteur de France. Stéphane Cirette revient sur les conditions de cette reprise.
Comment s'est déroulée la reprise de Guéret traiteur de France?
C'est une reprise qui s'est passée très vite. Guéret traiteur de France était une entreprise en redressement judiciaire depuis quelque temps. Pour nous cette entreprise était un concurrent direct, positionné sur le même niveau de gamme que le nôtre. Ainsi, nous étions naturellement intéressés par son rachat car celui-ci nous permettait d'absorber une entreprise avec un positionnement équivalent.
Un élément déterminant donc mais aussi facilitateur de reprise... Tout à fait, la transmission s'effectue ainsi facilement: les clients de Guéret devenant naturellement les nôtres.
Quelles ont été les conditions de cette reprise?
Les salariés étaient en ballottement depuis huit mois, ils s'interrogeaient donc sur l'impact de la reprise. En règle générale, ceux que nous avons conservés ont retrouvé des fonctions similaires à leurs anciens postes. Mais, nous n'avons pu reprendre que la moitié des effectifs de Guéret traiteur soit 17 salariés. Il n'était pas possible de garder tout le monde car le personnel était devenu trop nombreux pour ce que l'entreprise générait comme business à la fin. L'intégration de ces nouveaux salariés s'est effectuée dans nos locaux du MIN de Rouen car nous n'avons pas conservé les locaux de Guéret.
Quel est l'avenir de la marque Guéret traiteur de France? Aujourd'hui, nous avons intérêt à jouer économiquement sur les deux noms de marque
. Nous utilisons les réseaux de chacune des marques pour agrandir notre clientèle. Il est donc important que les deux existent en propre pour l'instant. Et puis, pour les particuliers, Guéret reste une marque importante. Ceci dit, il est probable qu'à terme, Cirette absorbe totalement Guéret traiteur.

La reprise de Guéret, c'est un modèle reproductible? Pour nous, cette reprise était une bonne occasion de nous développer en externe et en même temps, de réduire la concurrence. Aujourd'hui, il est plus facile de se développer en rachetant des confrères, qu'en mettant des commerciaux sur la route à faire du porte à porte. Cette reprise est certainement quelque chose d'intéressant à reproduire car c'est une expérience positive pour nous.

Des ports français plus fiables?

Philippe Dehays, directeur régional de Centrimex et président de l'Union portuaire rouennaise.

Rendre les ports français plus compétitifs. Voilà l'objectif affiché de la réforme. Pour les professionnels portuaires, plus qu'une finalité elle est une étape incontournable.


«Cette réforme est indispensable pour que nous devenions compétitifs». Le président de l'Union portuaire rouennaise (UPR) Philippe Dehays n'est plus à convaincre. Et ce n'est pas son homologue Havrais Christian Leroux (Umep) qui le contredira: «la réforme est bienvenue», dit-il, même si l'optimisme n'est pas forcément de rigueur. «Depuis 1992 la croissance est forte au port duHavre et pourtant notre compétitivité se dégrade sur la même période par rapport aux ports du Nord de l'Europe». Pourquoi? «Ce sont des ports fiables», explique simplement le patron de l'UPR. «Les ports Français ont déçu leurs clients depuis de nombreuses années. On a regardé les autres travailler et petit à petit on a tout perdu».

«Jouer dans la cour des grands»
«Malgré nos4.000 km de côtes nous n'avons pas vraiment d'ambitions maritimes», regrette Christian Leroux. Alors, que faire pour regagner la confiance des chargeurs? «Travailler plus, travailler mieux et massifier les flux», résume Philippe Dehays. «L'organisation du travail et le commandement unique institué par la réforme sont les seuls moyens de maîtriser les coûts»; condition sine qua non pour «jouer dans la cour des grands». «Nous avons tellement de retard qu'il faut que nous ayons de grandes ambitions». «Il faudra du temps, mais il faut y croire», avance le président de l'UPR. Et ensuite, tout sera permis: «le trafic appelle le trafic!» Une ambition à court terme? Pour le patron de l'Umep, Christian Leroux «ce n'est pas demain que l'on reverra des bateaux pleins sur nos quais», craint-il, évoquant une situation en Asie «quasi dramatique».

L'équipe dirigeante

Stéphane Cirette, gérant associé de Cirette traiteur. %%%Emmanuelle Thune, gérante associée de Cirette traiteur. %%%Benoît Jovelet, responsable commercial entreprise. %%%Julie Pelé, l'assistante de gestion.

Petit-fils du créateur de la première pâtisserie Cirette en région rouennaise, Stéphane Cirette a débuté sa carrière dans différents restaurants de Rouen. Après un séjour en Angleterre, il revient pour travailler aux côtés de ses parents dans la pâtisserie familiale de la rue Jeanne d'Arc à Rouen à partir de 1991. Il y tient tous les postes avant de créer sa propre société en 2005: «Cirette traiteur», en association avec Emmanuelle Thune. Étudiante en Droit, elle travaille à la pâtisserie Cirette d'abord pour payer ses études puis par goût, la passion du métier venant. Elle commence comme vendeuse, réalise des extras, devient assistante de gestion et fait un saut par le laboratoire de production. À 34 ans, elle se définit comme une «pure autodidacte».

Parcours


1890 Bernard Cirette monte une pâtisserie en région rouennaise.
1973 Ouverture de la pâtisserie Cirette rue Jeanne d'Arc à Rouen.
1978 Début de l'activité traiteur.
1991 Entrée dans l'entreprise familiale pour Stéphane Cirette et Emmanuelle Thune.
2005 Création de la société Cirette traiteur par Stéphane cirette et Emmanuelle Thune.
2006 Ouverture d'une agence parisienne.
2007 Agrandissement des locaux.
2008 Reprise de Guéret traiteur.

Cirette traiteur en chiffres

- Effectif: 37 (Cirette+Guéret), et jusqu'à 300 maîtres d'hôtel en extras selon les mois. - Chiffre d'affaires (2008): 3,3millions d'euros. - Surface des locaux: 1.000m² sur le site du MIN de Rouen, dont 450m² en production (laboratoire), 150m² de bureaux et 400m² dédiés à la logistique. - Produits: plus de 300 produits pour cocktails proposés à la carte ainsi qu'une dizaine de plateaux-repas (De 16€ à 30€). - Contacts Rouen: MIN de Rouen, Avenue du Commandant Bicheray, 76000 Rouen. Tél. Rouen: 02.35.88.29.98 - Contacts Paris: 9, rue de L'Isly, 75008 Paris Tél. Paris: 01.42.25.06.26 - www.cirette-traiteur.com

JDE | Édition Seine-Maritime 76 | 1 mai 2009

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