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Parcs d'activités. Changer de logique

ajouté le 8 juin 2012  -  - Mots clés : Actualité, Conjoncture, immobilier

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Les zones industrielles sont nées au cours des Trente Glorieuses d'une volonté initiale de sortir les activités polluantes des villes. Avant que les aménageurs optent pour la facilité, de la ZI à la ZAE, le tertiaire a débarqué, puis les commerces, y compris de bouche.

Elles ont fleuri dans les années1960 et1970 et n'ont cessé depuis de se répandre dans le paysage français. Nombre de zones d'activités sont aujourd'hui confrontées à des problèmes de requalification et il est peut-être temps de passer d'une stricte offre foncière à une logique d'accompagnement.

La France compterait quelque 30.000 zones industrielles ou d'activités sur 500.000 hectares. Soit presque une par commune. Mais difficile de comparer l'incomparable: quel rapport entre une zone de quelques centaines de m² avec au mieux un ou deux artisans en milieu rural et des ZI de plusieurs dizaines d'hectares à proximité des grands centres urbains? Sans compter que nombre d'entre elles sont loin d'être complètes, voire totalement à l'abandon, le choix ayant souvent été privilégié de créer une nouvelle zone à quelques kilomètres d'une autre n'attirant plus. Sans se poser la question du pourquoi. Les zones industrielles sont nées au cours des Trente Glorieuses d'une volonté initiale de sortir les activités polluantes des villes. Avant que les aménageurs optent pour la facilité, de la ZI à la ZAE, le tertiaire a débarqué, puis les commerces, y compris de bouche. Résultat d'une politique globale qui voulait qu'offrir du foncier à des tarifs intéressants permettait d'attirer des entreprises et donc créer de l'emploi. Les élus se sont bousculés pour couper les rubans. Mais deux problèmes surgissent depuis quelques années.

Éloignement des centres de vie
Premier écueil et non des moindres: l'éloignement des zones des centres de vie est aujourd'hui une vraie difficulté pour des salariés aux revenus modestes dont le budget transport est de plus en plus lourd. «C'est un phénomène qui peut même devenir discriminant pour des personnes qui n'ont pas de permis, comme des jeunes apprentis, ou pour tous ceux qui ne peuvent plus que difficilement remplir leur réservoir», explique Jean-François Vallès, fondateur de Synopter. Un cabinet qui milite pour une "gestion durable" des zones d'activités et qui accompagne en ce sens les acteurs des territoires. Deuxième difficulté: les gestionnaires ont souvent accordé peu d'attention à l'entretien des zones avec à la clé un problème massif de requalification, surtout au regard des objectifs fixés par les Grenelle de l'Environnement. Une simple consultation sur un moteur de recherche atteste que cette préoccupation est de plus en plus partagée par les aménageurs: CCI, collectivités territoriales, etc. «Le problème de la requalification, c'est que cela coûte cher, c'est très compliqué, très chronophage et au final très ingrat», résume Jean-François Vallès. Son credo: «il faut changer de logique. Passer de la seule offre foncière à une logique de plateformes de services aux entreprises, une politique d'écoute et d'accompagnement des entrepreneurs.»

Mise en réseau
Parmi les pistes avancées, la diversification et la spécialisation des zones. Regrouper ici plusieurs artisans partageant des préoccupations communes pour implanter là des ensembles industriels. De quoi contribuer à une mise en réseau efficace d'entreprises partageant des vécus sensiblement communs. Deuxième axe d'effort: être à l'écoute des chefs d'entreprise pour pouvoir mieux les accompagner, les conseiller. «Souvent, les gestionnaires n'ont pas d'équipes dédiées pour effectuer ce travail. Implanter une entreprise est une chose mais il faut aussi savoir l'accompagner dans le temps pour contribuer à assurer sa pérennité.» Exemple: l'amélioration énergétique des bâtiments professionnels. «Ce n'est pas le coeur de métier du chef d'entreprise et il ne s'en soucie pas forcément. D'où l'intérêt de l'accompagner, de le conseiller. Par l'information, l'organisation de visites, de petits-déjeuners, il est possible de contribuer à la prise de conscience de chefs d'entreprise implantés sur un même espace géographique, en débouchant sur des diagnostics ou des achats mutualisés.» En résumé, introduire du collectif dans la vie quotidienne sur une ZAE.

JDE | Édition Normandie | 8 juin 2012

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