Sarthe

Point de vue

JDE Edition Sarthe 72

Un mois vu par Christian Prunier

ajouté le 8 juin 2012  -  - Mots clés : Actualité, Point de vue, Christian Prunier

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«Les effectifs sont stables dans l'agroalimentaire depuis 1998, ce qui n'est pas le cas dans l'industrie.»

PDG Maison Prunier (Connerré) Parcours 65 ans Dirigeant de l'entreprise familiale depuis 1981

L

'élection du nouveau président de la République.
«L'élection de François Hollande a la présidence de la République a soulevé une question: le risque de perte de compétitivité de la France et de l'aggravation de la dette. Pour nous Sarthois, si nous avons perdu un premier ministre, nous gagnons un ministre de l'agriculture! J'espère qu'il pourra aider la Sarthe à protéger l'appellation des rillettes duMans et nous obtenir l'IGP, que nous attendons depuis 20 ans ! Moi je trouve injuste que le Conseil d'État nous refuse cette dénomination depuis toutes ces années, et j'espère que l'on pourra réformer l'accès à ces sages qui sont inattaquables, et pas au fait des choses concernant notre appellation. Car la Sarthe, c'est bien les 24Heures et les rillettes duMans!»

La crise du monde occidental
. «En tant que chef d'entreprise, je dois garder le cap dans une période de turbulences politiques, sociales, économiques et financières. Or cette crise depuis 2010, n'en est pas une, c'est un changement de paradigme. Notre société occidentale (Europe et Etats Unis), est en déclin, face aux BRIC. Les richesses se déplacent. Il faut changer notre modèle. Nous devons être moins matérialistes et plus spirituels. Regardez tous ces ponts du mois de mai avec les gens qui partent dans les embouteillages... En tant que chef d'entreprise et créateur de richesse, nous devons trouver un nouvel équilibre, dans cette période de renaissance.»

L'agroalimentaire ne se délocalise pas.
«L'agroalimentaire est non seulement une richesse pour la France mais elle embauche. 500.000 emplois directs, nous résitons bien à la délocalisation et à la désindustrialisation du pays. Les effectifs sont stables depuis 1998, ce qui n'est pas le cas dans l'industrie. Nous connaissons pourtant des difficultés aujourd'hui avec la hausse du coût des matières premières, difficilement répércutables au consommateur, via la grande distribution, toujours tentée de tirer nos prix vers le bas.»

Propos recueillis par B.d P.

JDE | Édition Sarthe 72 | 8 juin 2012

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