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JDE Edition Bas-Rhin 67

«Consolider la filière équipement automobile»

ajouté le 1 avril 2011  -  - Mots clés : Actualité, Pôles, Hervé Guyot, FMEA, Alsace, Pôle véhicule du futur

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«Consolider la filière équipement automobile»

Hervé Guyot, directeur général du Fonds de modernisation des équipementiers automobiles (FMEA)
Le FMEA annonce être intervenu dans deux dossiers en Alsace (Electropoli pour 6M€ et Mecaplast pour 55M€), c'est peu... C'est vrai. Mais l'Alsace est une région où il y a finalement peu d'équipementiers de taille importante, quand vous la comparez à la Franche-Comté, par exemple. Il y a beaucoup de petites structures ou alors des entreprises dont l'automobile ne représente qu'une faible part de leur activité qui, en cas de besoin, peuvent être orientées vers Oséo ou des fonds d'intervention régionaux.
N'y a-t-il pas justement, en Alsace, un problème d'atomisation du secteur ?

Il y a un besoin de consolidation au niveau des équipementiers de rang 2 (fournisseurs des acteurs qui travaillent en direct avec les constructeurs, ndlr). Récemment, les grands équipementiers ont donné leur définition du partenaire type : une structure de 15 à 20M€ de chiffre d'affaires, capable de les accompagner à l'étranger et ayant les moyens d'investir en R&D. Nous avons identifié une cinquantaine de sociétés de ce type en France. Le FMEA est là pour les accompagner vers la taille critique.
Les indicateurs de l'automobile semblent repasser au vert. Vous confirmez ? En faisant abstraction de l'éventuel impact des événements japonais, les indicateurs à 5 ans sont plutôt bons. Mais avec des disparités selon que l'on se situe en Europe ou dans les BRIC, par exemple. Les équipementiers bien positionnés à l'international vont connaître une période d'autant plus favorable que la crise les avait conduits à abaisser leur point mort. Au niveau français, le recul structurel de la production automobile implique une poursuite de l'ajustement des capacités de production des fournisseurs. Même si l'on ne devrait plus avoir les chutes d'activité observées pendant la crise, il y a des incertitudes sur le comportement du marché automobile français en 2011.

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JDE | Édition Bas-Rhin 67 | 1 avril 2011

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