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jeudi 2 septembre 2010

Fait du mois

JDE Edition Pas-de-Calais 62

Outre-Manche. Des marchés à se mettre en poche

ajouté le 6 février 2009  - 

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L'opérateur LD Lines a confirmé le démarrage à compter du 12février de la liaison Boulogne-Douvres en fret et passager. Construits en 2007, les navires assurant ce nouveau service seront en alternance le Seven Sisters et le Côte d'Albâtre (2 sister ships), ils ont chacun une capacité de 600 passagers, 300 voitures ou 52 camions.

Le Pas-de-Calais dresse un pont vers l'Angleterre: 2009 sera l'année du Transmanche et de Blériot. Les relations commerciales sont anciennes entre les deux entités. En 2007, l'Angleterre se classait en effet 3e exportateur et importateur pour le Nord - Pas-de-Calais. Les PME régionales ont donc déjà des marchés Outre-Manche en poche. De même, quelques entrepreneurs anglais trouvent un intérêt certain à s'implanter sur le littoral. Les J.O. 2012 pourraient accélérer cette tendance. Pourtant, se lancer à la conquête de ce pays n'est pas toujours simple et les questions fusent. Quelle législation? Quelles infrastructures? Quelles opportunités? Tour d'horizon de ce qui existe.

Dossier réalisé par Ségolène Mahias et Elodie Soury-Lavergne

Les relations entre le Pas-de-Calais et l'Angleterre sont inscrites dans l'histoire ancienne et contemporaine. «Jusqu'au XIVesiècle, les contacts étaient proches. Il s'agissait du même peuple qui parlait la même langue: le saxon. Les échanges commerciaux se faisaient sur l'eau», rappelle Thaddée Segard, le président d'Opale Link, l'association qui milite pour le développement de la Côte d'Opale. Il aura fallu attendre l'essor du Transmanche et surtout le 6mai 1994, date de la mise en service du Tunnel sous la Manche pour voir s'ouvrir de nouvelles perspectives. A l'occasion de l'année du Transmanche et de Blériot, l'accent est mis sur les relations commerciales.

60millions de consommateurs anglais
Les choses s'accélèrent en effet: l'approche des J.O. de Londres en 2012 ouvre des perspectives vers ce voisin qui compte 60millions d'habitants. Le détroit suscite des intérêts: si plusieurs compagnies transmanche n'ont pas réalisé des résultats aussi probants qu'attendus d'autres; comme LD Lines investissent la place laissée libre par SpeedFerries. Dans le même temps, la Région a acquis des trains qui sont adaptés aux contraintes du Tunnel. La mise en place de navettes cadencées vers l'Angleterre pourrait renforcer les échanges commerciaux. Troisième exporteur et importateur pour le Nord - Pas-de-Calais, l'Angleterre est déjà prisée par de nombreuses PME régionales alors que d'autres se préparent à franchir le détroit.

La livre joue les trouble-fêtes
Les Britanniques ont eux aussi mesuré toutes les potentialités du marché continental en créant leurs entreprises dans le Pas-de-Calais. Pour l'heure, l'arbitre de ce match commercial risque d'être la livre dont la faiblesse actuelle trouble les exportations des PME.

Conquêtes. Les PME sur le marché anglais



Les dirigeants du Pas-de-Calais sont nombreux à avoir posé des jalons commerciaux Outre-Manche. D'autres se préparent à franchir le détroit. Ce marché de 60millions de consommateurs a de quoi séduire.

Eurotrade Pallet
Eurotrade Pallet, une société calaisienne de négoce de palettes neuves et d'occasion vend ses produits depuis un an en Angleterre. David Le Marre, dirigeant de cette société, justifie son attrait pour ce pays: «Les Anglais achètent les palettes à des prix plus élevés que ne le font les Français et les conditions de règlements sont avantageuses». L'ouverture d'une filiale dans le Kent est en cours: «Dans un premier temps, cette filiale va nous permettre de mieux nous positionner sur ce pays pour y faire du négoce. Par la suite, elle nous permettra de collecter et de traiter sur place des palettes d'occasion. Nous amènerons alors des camions et des hommes là-bas», explique ce chef d'entreprise. Pour aborder ce pays, David Le Marre n'a pas rencontré de difficultés particulières. En revanche, il insiste sur «la nécessité de se faire accompagner. Nous avons démarré la prospection sur ce pays à travers un VIE avec le soutien de la CCI de Calais». Il ajoute: «Nous avons abordé le marché anglais avec le Kent, comme beaucoup d'autres PME d'ailleurs, parce qu'il s'agit certainement du plus français des territoires anglais. En cas de problèmes, ce territoire reste suffisamment proche du littoral pour que nous puissions intervenir rapidement».

Maës
L'entreprise Jacques Maës affiche une certaine expertise du marché anglais et plus largement de l'export. En effet, elle vient de recevoir le trophée de l'innovation et des performances à l'export lors des derniers Leadexport. «Si on fait abstraction du taux de change et de la crise, on peut voir le marché anglais comme l'un des plus exigeants en terme de produits et d'innovation», analyse Olivier Maës, P-dg de la PME boulonnaise spécialisée dans les plats surgelés. Dès 1997, l'entreprise a eu l'opportunité de travailler avec Tesco, l'un des plus importants groupes britanniques de distribution. Cette collaboration a donné un coup d'accélérateur à la société pour passer des certifications et être accréditée IFS et BRC. Le marché anglais a alors alimenté jusqu'à 10% du CA. Après être sorti du marché britannique en 2002-2003, Jacques Maës y est retourné depuis 2005. «Les exigences britanniques ne sont pas des contraintes mais des opportunités.» Ainsi, suite à une demande de Tesco, un agrément MSC (d'origine durable) a été obtenu pour les coquilles Saint-Jacques en 2007. Un engagement a également été pris sur le plan des questions éthiques en terme d'environnement et sur le volet social. De même, le distributeur Waitrose collabore avec l'entité boulonnaise notamment sur des projets de développement de produits.

La Nordiste de l'environnement
Depuis Harnes, la Nordiste de l'environnement (groupe Ramery) scrute attentivement ses voisins anglais. En effet, l'entreprise va développer à Dunkerque le projet SOVAE (société de valorisation énergétique). Il nécessite un investissement de 26M€ et verra la création de 15 emplois. 50.000 tonnes de pneumatiques et de matières caoutchoutées pourront être traitées ainsi chaque année et transformées en huile de pyrolyse. «Nous pensons qu'il y a des gisements de matières importants en Angleterre. Nous ferons ensuite des études de marché et initierons sans doute la collecte. Il n'y a en effet pas d'organisme collecteur là-bas. Outre l'Angleterre, nous voulons inscrire ce projet dans une dimension européenne», attestent Daniel Duponchelle, dirigeant de la Nordiste et Nathalie Waryn, ingénieur en R & D.

J.O. 2012. La Côte d'Opale monte sur le pont

Les J.O. 2012 approchent à grands paset déjà, les PME de la région tournent la tête vers les marchés qui se dessinent Outre-Manche. Celles de la Côte d'Opale, elles, sont aux premières loges.


Dans toute la région Nord-Pas-de-Calais, des PME s'intéressent aux marchés anglais qui vont de pair avec la préparation des J.O. 2012. Pour le littoral, qui part avec l'avantage d'être situé aux avant-postes, les retombées pourraient être intéressantes, à condition de savoir s'y prendre.

Un programme d'action
Dans cette perspective, CCI International va mener en 2009 plusieurs actions pour faciliter l'accès des PME, notamment du littoral, vers ces marchés. La 1ere sera l'organisation en partenariat avec le conseil régional, fin mars, d'une convention d'affaires à Calais pour que les PME puissent rencontrer des donneurs d'ordre britanniques. Ensuite, CCI international et les organismes économiques et de développement du littoral vont emmener sur place, en juin, les décideurs politiques et économiques du littoral. Des rencontres franco-britanniques vont également être organisées, avec Côte d'Opale développement et les CCI du littoral, dans le but de générer des partenariats économiques entre le littoral et l'Angleterre. Enfin, avec le conseil régional, des missions de découverte et de prospection des marchés britanniques seront mises en place à l'automne.

Les marchés des J.O.
Avec la préparation des prochains Jeux Olympiques, plusieurs marchés se dessinent pour les PME. «Les opportunités se situent surtout dans les trois domaines sur lesquels les Anglais souhaitent mettre l'accent pour cette prochaine édition des J.O. Il s'agit du développement durable, de l'innovation et de la responsabilité sociale. Pour ce dernier point, il s'agit d'impliquer les populations locales et de mettre en place des infrastructures pérennes qui trouveront une autre utilisation après les Jeux. Les PME possédant déjà une certaine expertise dans l'un de ces trois domaines ont une belle carte à jouer. Les PME intéressées peuvent s'inscrire comme sous-traitant potentiel sur www.competefor.com», déclare Joël Salaün, conseiller en développement international chez CCI international.

L'après J.O.
«Les Jeux Olympiques créent des objectifs et des buts. Il faut espérer que de cette mobilisation resteront certaines choses comme la dynamique amorcée, l'offre d'équipements hôteliers, de loisirs...», considère Sally Alsop, consultante.

Expériences. Ces boss à l'accent britannique

Anglais, ils ont entrepris dans le Pas-de-Calais. De Tea Together à Alsop et associés, ces dirigeants sont tournés vers l'international.


Sally Alsop est à la tête d'Alsop et associés, une société de conseil à l'international basée dans l'Audomarois. «Ma clientèle est pour 1/3 française, 1/3 belge et 1/3 anglaise». Naturellement, elle aurait pu être tournée commercialement vers la Grande-Bretagne. Elle est notamment sollicitée par le secteur de la distribution en matière de connaissance des comportements commerciaux des Anglais. «Je travaille avec l'Angleterre mais le plus souvent via internet. Les déplacements posent problème. Les moyens de transport restent très onéreux et ne permettent pas de rallier très facilement le centre de Londres.»

Les confitures jouent les globe-trotters
Nichée près d'Hesdin, l'entreprise Tea Together a su se faire une place sur de nombreuses tables d'hôtels de renoms dans le monde entier avec ses confitures à base de fruits non-traités. «J'ai commencé à vendre mes produits sur les marchés. C'était catastrophique. Hasard ou presque, j'ai envoyé un échantillon à l'hôtel Costes à Paris puis cela a débuté.Alain Ducasse a ensuite été intéressé...» Judith et Nick Gifford ont la réussite modeste et ne ménagent pas leurs efforts. Les touristes d'hier sont aujourd'hui des dirigeants d'entreprise rayonnant depuis Saint-Rémy-au-Bois vers Singapour, Taïwan, les Maldives, Washington, Paris et bien sûr Londres. «Aujourd'hui, 50% de notre chiffre d'affaires est généré par nos clients anglais. Nous sommes même allés jusqu'à 2/3 de notre CA généré par ce marché. Nous étions jusqu'alors payés en livres. Désormais, c'est en euros. Nous l'expliquons actuellement à nos clients anglais». Aujourd'hui, le couple concocte de nouveaux produits, poursuit son démarchage d'hôtels et espère gagner de nouveaux marchés dans des épiceries fines.

Législation. Les éléments à connaître avant de se lancer

D'un point de vue culturel, les Britanniques fonctionnent différemment des Français et cela n'est pas sans conséquencequand les deux parties essaient d'établir un contrat.


Etablir un contrat avec des Britanniques est une chose. Connaître et maîtriser les règles du jeu en est malheureusement une autre. Avant de se lancer, il ne faut pas hésiter à se renseigner pour éviter toute déconvenue. «En France, on négocie de manière globale en appliquant un système de consensus. En Angleterre, on négocie clause par clause et il ne peut pas y avoir de contrat sans un accord sur chaque clause», explique Marie-Luce Dixon, juriste pour CCI international. Elle ajoute: «Les valeurs culturelles ne sont pas les mêmes. En France, on cherche l'équilibre des parties tandis qu'en Angleterre, on se bat et on gagne.»

Un droit anglais pointilleux
Autre point délicat: le droit anglais a la particularité de laisser une large part au comportement des parties. «Si vous adoptez un comportement différent de celui indiqué dans une clause, alors le droit anglais considère que vous renoncez à cette clause», souligne Marie-Luce Dixon. Il existe également une particularité en faveur, cette fois, des entreprises de BTP: «Les grands donneurs d'ordres anglais de ce secteur utilisent des NEC. Il s'agit de modèles de contrats qui visent à simplifier les choses, éviter les zones de non-droit et les oppositions entre les parties. C'est un type de contrat très rare en Angleterre et une petite révolution qui facilite l'accès et la compréhension au droit anglais», explique la juriste.Enfin, il faut savoir qu'au sein de l'Europe des 27, on ne parle plus d'importation et d'exportation mais de livraison et d'acquisition intercommunautaire: le code européen des douanes s'applique en effet aux 27.

Les compagnies maritimes. Des arrivées et des difficultés

Une ou deux nouvelles compagnies à Boulogne. SeaFrance et P & O qui tentent de garder le cap à Calais, le Transmanche est convoité et disputé.


Le détroit du Pas-de-Calais est prisé mais le marché est tendu pour les compagnies maritimes, pour le fret et les passagers. A Calais, SeaFrance et P & O sont présentes en fret et passagers vers Douvres. La baisse d'activité est bien réelle pour les deux opérateurs notamment au second semestre avec une clientèle britannique moins nombreuse. P & O vient d'annoncer une baisse de 10 à 20% de son trafic fret et 3,5% pour son activité tourisme. Pour SeaFrance, malgré l'incendie du Tunnel et le report d'activités vers les ferries, l'activité fret accuserait une baisse de 15%. Au terme d'un comité d'entreprise extraordinaire, l'incertitude règne en matière d'emploi.

Après LD Lines, Euroferries à Boulogne?
Boulogne a vu l'opérateur SpeedFerries jeter l'ancre. Cette situation a accéléré l'arrivée de LD Lines et le lancement de sa ligne mixte vers Douvres dès le 12février. «La compagnie veut s'appuyer sur les deux segments fret et passagers», annonce Christophe Santoni, le directeur général. «Dès juillet, l'activité s'intensifiera avec un second navire et six rotations journalières», précise Francis Leroy, président de la CCI de Boulogne. Les 700.000 passagers annuels de la ligne Boulogne-Douvres attirent d'autres compagnies. Euroferries, une compagnie anglaise envisage également de proposer une liaison entre Boulogne et Ramsgate, située à l'Est du Kent.

Opportunités. Le métro transmanche est en bonne voie

Opale Link milite depuis 2006 pour le développement économique de la Côte d'Opale. En 2011, des essais sur des trains pourraient augurer un futur métro transmanche.


Opale Link est animée par Thaddée Segard ainsi que par des Anglais et des Français souhaitant transformer en énergie les atouts économiques de part et d'autre de la Manche. «La situation évolue un peu mais jusqu'alors le Sud de l'Angleterre affichait un chômage entre 5 et 7% alors qu'à Calais - Boulogne, il était situé entre 12 et 17%. Même chose, le PNB là-bas était 15 à 20% supérieur à la moyenne française», estime Thaddée Segard. Il indique que tous les équipements techniques existent aujourd'hui: ports, autoroutes et le Tunnel. «Les trajets d'Eurostar sont chers et desservent peu notre région alors que nous avons 14millions de consommateurs à notre porte.» Il prône donc la mise en place d'un métro transmanche, une sorte de TERGV.

Attirer de nouveaux actifs
«La Région a acquis des trains spécifiques qui pourraient aller dans le Tunnel. En mettant Londres à une heure d'ici, on crée une dynamique unique pour des actifs.» Ce faisant et dans le souci de prendre le bon train pour transporter les délégations et le public des J.O., des essais doivent être effectués en 2011. L'Europe va financer ces tests. «Nous pourrions alors capter sur ce territoire des Français et plus largement des Européens intéressés par le fait de travailler à Londres. De même des Britanniques pourraient également s'installer ici. Avec internet, le télétravail se développe.»

Le Tunnel. La colonne vertébrale des liens commerciaux

Le cap des 9millions de passagers est dépassé. Le Tunnel sous la Manche symbolise les liens tissés entre le Pas-de-Calais et la Grande-Bretagne.


Le chantier du siècle. De 1987 à 1994 et après 13,7Md euros investis, le Tunnel aura mobilisé des milliers de travailleurs. Il scelle aussi des liens commerciaux indéfectibles entre le Pas-de-Calais et la Grande-Bretagne. Malgré l'incendie dont Eurotunnel a été victime cette année, le CA d'activités s'établit à 704M€ (1) soit un recul de 2% par rapport à 2007. 1,9M de voitures ont été transportées soit 11% de moins qu'en 2007 en année pleine. Cela renvoie aussi à la réduction des capacités du Tunnel. En matière de fret, le tonnage de matière transportée progresse de 1,24M de tonnes contre 1,21M de tonnes en 2007. La remise en service totale de l'équipement est prévue du 9 au 10février «avant le début des vacances de février en Grande-Bretagne, période d'activité traditionnellement soutenue», relève Jacques Gounon, P-dg d'Eurotunnel.

Un village olympique
Lee groupe est aussi aménageur des ZAC adjacentes. Il vient également de signer une convention avec le conseil général pour conduire 36 projets et «s'inscrire dans la promotion touristique internationale et à profiter de la dynamique des J.O. 2012», comme le précise son P-dg. Un village olympique pourrait ainsi être construit avant 2011. (

1) Le chiffre d'affaires ne prend pas en compte les indemnités provenant des assurances suite à l'incendie.

Touquet-Paris-Plage. Un centre d'affaires au service des Anglais

Installé depuis novembre au 1er étage de l'aéroport du Touquet le centre d'affaires du Touquet-Paris-Plage s'intéresse aux Anglais.


Le centre d'affaires du Touquet-Paris-Plage et sa pépinière ont élu domicile fin 2008 au 1er étage de l'aéroport du Touquet. Cinq créateurs et sept entreprises occupent déjà une partie des 1.000m² de bureaux. Une surface qui va gagner 450m² en novembre, soit 15 bureaux supplémentaires. Aujourd'hui, ils veulent se faire connaître de la clientèle anglaise qui fréquente régulièrement l'aéroport. «Nous pouvons leur louer deux salles de réunions, l'une d'une capacité de 30 personnes et l'autre de 15, et deux bureaux de passage», explique Marie Grosgogeat, en charge de l'animation du centre. Ainsi, le centre d'affaires traduit actuellement toutes ses brochures en anglais. Des actions de communication en partenariat avec l'aéroport sont également en préparation.

La langue anglaise. Un business susceptible de croître

Pour que les PME profitent des J.O. 2012, il va leur falloir communiquer en anglais. Cette réalité a de quoi doper le business qui existe déjà autour de cette langue.


Pour les entreprises qui cherchent à gagner les marchés des prochains J.O. ou à profiter de leurs retombées, la maîtrise de la langue anglaise est un préalable indispensable. Pour autant, toutes n'en disposent pas encore en région. «Fin 2008, nous avons constaté une augmentation des demandes de traduction du français vers l'anglais de la part d'entreprises de tourisme. Nous sommes confiantes pour la suite: ces demandes ne constituent qu'un début puisque pour le moment, les J.O. intéressent surtout les entreprises de BTP. Les sociétés de tourisme devraient s'y intéresser davantage quand les réalisations en dur seront plus avancées», explique Cécile Rault de la société Access Traductions implantée à Boulogne-sur-Mer.

Cité Europe. Les Anglais pèsent dans le chiffre d'affaires

La clientèle britannique pesait entre 30 et 40% du chiffre d'affaire de Cité Europe en 2007. La conjoncture actuelle pourrait modifier la donne.


Sept millions de personnes transitent chaque année par Cité Europe. Côté affluence, le centre commercial de Coquelles rivalise avec Euralille. La clientèle anglaise est choyée dans les artères commerçantes de Cité Europe. En effet, en 2007, les Anglais ont représenté 20% du flux de visiteurs et généré entre 30 et 40% du chiffre d'affaires qui s'est établi à 280M€. Aujourd'hui, la parité des monnaies et le contexte économique pourraient peser lourd pour cette clientèle. Cité Europe va prochainement analyser en détail la situation. En attendant et après avoir investi 7M€ pour donner un nouveau look au lieu, elle veut séduire cette clientèle britannique mais aussi belge et régionale.

JDE | Édition Pas-de-Calais 62 | 6 février 2009

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