

Point de vue
ajouté le 2 mars 2012 - - Mots clés : Actualité, Point de vue, Sophie Mayeux, Un mois vu par, Sdic Conseil
Directrice
Sdic Conseil à NancyParcours
53ans Études littéraires, puis dans la communication Adjointe au maire de Nancy Présidente du syndicat intercommunautaire scolaire Conseillère générale de Meurthe-et-Moselle
L
a campagne pour les présidentielles.
«Nous sommes dans une campagne électorale où l'outil est plus important que le médium. Car elle va se jouer surtout sur les réseaux sociaux, Twitter et autres Facebook, en échos permanents. Nous devons tous nous poser des questions sur le mode de fonctionnement de ceux qui utilisent ces outils, ou qui s'en imprègnent. Nous sommes de plus en plus dans des commentaires de phrases. L'information est envoyée et retombe aussitôt. Il faut donc continuellement alimenter ce flux. Au détriment d'une prise de recul et d'un temps d'analyse. Choses que l'on demande aux journalistes. Pourtant, pour se forger une opinion, il faut analyser. Les candidats ont un devoir de vigilance sur l'usage de ces outils.»
Le contexte économique.
«Nous sommes en plein paradoxe avec l'annonce d'une croissance et de grosses entreprises qui font de super bénéfices. Pourtant, il y a une vraie crise. Pour moi, le levier qui nous permettra de nous en sortir, est l'emploi. Pour avoir de l'emploi, il faut des entreprises. Et pour avoir des entreprises, il faut des entrepreneurs. Nous sommes devant une tâche énorme: restaurer l'image de l'entreprise. C'est plus qu'urgent. Actuellement, cette image est diffusée en premierpar les livres scolaires où elle n'est pas positive. Les chefs d'entreprise ont un défi à relever pour changer cette image: s'immiscer un peu plus dans cette projection pour faire en sorte que les enseignants aient une meilleure approche de l'entreprise. Il existe déjà des stages dans les entreprises pour les élèves de 3e. C'est un bon début, mais il faut impulser quelque chose de plus fort. Car l'esprit d'entreprendre, d'innover, cela se transmet.»
Le bénévolat.
«Nous vivons dans un monde qui est dur. Je suis très sensible au fait que, parmi les plus vulnérables, il y a des enfants: embrigadés dans des armées, victimes du climat ou de la maladie, victimes aussi de drames humains. Heureusement, il y a des associations qui oeuvrent pour aider ces personnes. Mon coup de chapeau va à tous ces bénévoles qui se mobilisent. C'est une armée d'anonymes, souvent ignorés, qui apportent de l'espoir dans le genre humain.»
JDE | Édition Meurthe-et-Moselle 54 | 2 mars 2012

