Isère

L'Enquête

JDE Edition Isère 38

Jeux Olympiques 2018. Et si c'était Grenoble?

ajouté le 6 mars 2009  -  - Mots clés : Actualité, Fait du mois, jeux olympiques grenoble jo 2018 sport tourisme, Investissement

  • Agrandir le texte
  • Agrandir le texte
  • Réduire le texte
  • Réduire le texte
  • Envoyez l'article à un ami
  • Imprimez l'article
  • Flux RSS
  • L'article au format PDF
  • Ajoutez cet article
  • Réagissez à cet article
  • Partager l'article sur Facebook
  • Partager l'article sur Twitter
Jeux de neige a attiré près de 50.000 spectateurs. Un événement sans précédent pour montrer l'engouement sportif et le soutien des Grenoblois à la candidature aux jeux Olympiques 2018 (Photo mairie de Grenoble).

Il faut attendre le 18mars prochain pour savoir si Grenoble sera choisie par les membres du comité national olympique et sportif français (CNOSF) pour concourir, cette fois au niveau international, à l'organisation des jeux Olympiques d'hiver 2018. Un projet pour lequel les collectivités locales mais aussi le monde économique s'engagent depuis des mois. En effet, les entreprises iséroises s'impliquent vraiment dans cette candidature. Car si Grenoble est élue, les retombées sont prometteuses...

Dossier réalisé par Vanessa Genin et Anne-Gaëlle Metzger

Cinquante ans après les JO de 1968, Grenoble sera-t-elle la ville hôte des jeux Olympiques d'hiver 2018? Le suspens bat son plein jusqu'en... juillet2011! Mais faut-il encore que Grenoble soit choisie le 18mars prochain par les membres du Comité national olympique et sportif français pour représenter la France. Car dans cette course à la candidature française, Grenoble est en concurrence avec son voisin haut-savoyard Annecy, mais aussi avec Pelvoux et Nice. En attendant, les collectivités locales et le monde économique unissent leurs forces pour maximiser les chances de gagner. Avec une candidature garantie «sans carbone» qui mise sur l'innovation, l'atout de Grenoble est avant tout d'être une ville au milieu des montagnes, d'où toutes les épreuves pourraient être réalisées à moins de 40km. «C'est un projet compact pour limiter les déplacements. Avec des installations qui resserviront à la cause du sport, été comme hiver», assure Florence Masnada, double médaillée olympique en ski alpin en1992 et1998, qui a pleinement participé au montage du dossier de candidature. D'autres sportifs ont prêté leur notoriété pour soutenir ce projet au niveau national, à l'instar de Carole Montillet, Isabelle Blanc, David Smetanine... Et si les Jeux sont avant tout un événement sportif qui porte les valeurs de l'olympisme, les retombées économiques sont conséquentes. «Dans cette période de crise, il nous faut investir dans l'avenir, booster l'essentiel, soutenir l'économie. Les Jeux sont un projet sportif mais aussi un formidable levier pour le développement social et économique d'une ville, d'une région, d'un pays», a déclaré Michel Destot, député maire de Grenoble au club des grandes entreprises. En effet, l'organisation des JO permet d'accélérer considérablement de nombreux projets comme les routes, les transports, les logements, l'hôtellerie... Sans parler du coup de projecteur médiatique qui assure une belle notoriété internationale pendant des années... C'est sans doute pourquoi les entreprises se sont d'emblée impliquées dans ce projet porteur de développement pour le bassin grenoblois.

Pro Grenoble 2018. Le soutien des PME locales

L'association Pro Grenoble 2018 entend fédérer le soutien des entreprises.


L'association de lobbying Pro Grenoble 2018 regroupe plus de 800entreprises locales et compte atteindre les 1.000 membres d'ici au 18mars. «Il faut être honnête, mon adhésion est très intéressée!» Pierre Streiff, dirigeant du groupe du même nom, spécialisé dans la climatisation, le chauffage et les énergies renouvelables, ne cache pas les raisons de sa participation à l'association Pro Grenoble 2018. «C'est par intérêt du business, ce sera bon pour tout le secteur du BTP. Si il n'y a pas les JO, qui investira? Où seront les budgets? En 1968, mon père a vécu les JO qui lui ont permis d'aller sur de nouveaux marchés.» Eric Tarare, trésorier des taxis grenoblois, tient à peu près le même langage. «C'est très intéressant de participer. En 1968, durant les Jeux eux-mêmes, tout était bloqué, nous ne pouvions pas circuler. Mais les cinq années précédentes, avec tous les chantiers, il y avait eu du monde à transporter.» Mais la candidature grenobloise est censée être zéro carbone? «D'ici là, nous serons peut-être équipés de véhicules non polluants!» Le côté développement durable, Bruno Crosnier Leconte, dirigeant de Sudlac, l'a déjà parfaitement intégré. «Nous fabriquons des peintures biodégradables, 100% à l'eau, non dangereuses, pour les bâtiments, les terrains de sports, les environnements agressifs (vent, froid),etc.»

Des retombées directes
L'entreprise a elle aussi bénéficié de l'effet 68: «Sudlac a triplé sa taille grâce aux Jeux et la notoriété internationale de la ville a été formidable. Quant à 2018, tout ce qui peut faire bouger l'industrie locale est positif.» «Il est évident que des Jeux à Grenoble seraient une source de développement économique avec des retombées directes pour notre entreprise, renchérit Louis-Paul Faure, Pdg de Faure Ingénierie. Et puis on partage les mêmes valeurs que les sportifs, qui sont des modèles de réussite. Car un champion, c'est aussi beaucoup de travail qui ne se voit pas...» Et l'adhésion à Pro Grenoble 2018 est abordable pour une PME.Avec deux adhésions possibles, à 35€ ou 2.000€, l'association ambitionne en effet de fédérer le monde économique. «Les entreprises peuvent apporter leurs carnets d'adresses, du temps, des moyens financiers,etc. précise Christophe Pollet, P-dg de Satra. Et notre soutien donne encore plus de crédibilité à la candidature de Grenoble.» Gilles Dumolard, président de l'association et de la CCI de Grenoble, explique que Pro Grenoble 2018 s'est associé à des événements d'envergure, comme la Coupe du monde de ski alpin à Val d'Isère, et mène des actions de lobbying. Il met en avant «l'enthousiasme des chefs d'entreprise alors que nous sommes en période de crise. Il faut le faire savoir au monde olympique.»

Michel Polski. «Des retombées difficiles à évaluer»



Michel Polski enseigne le marketing, notamment appliqué au sport, à Grenoble école de management. Il fait le point sur l'impact économique des jeux Olympiques.
Depuis quand les JO sont-ils marqués par l'aspect économique?
Les retombées économiques sont prises en compte depuis 1976 et le fiasco financier des JO de Montréal. Il y a eu une prise de conscience que les Jeux sont à gérer comme une entreprise. Et les JO de Los Angeles en 1984 ont été les premiers à être réellement rentables.
Peut-on évaluer les retombées économiques des jeux Olympiques?
C'est très difficile. Que faut-il prendre en compte dans le temps, juste l'événement? Toute la période de candidature? Les retombées à long terme sur l'année qui suit? Et au niveau géographique, faut-il regarder la ville, le département, la région, la France entière? C'est très subjectif. Il y a eu des études par de grands cabinets internationaux. Mais leurs intérêts biaisent les résultats: il y a des raccourcis bizarres dans les estimations, des conclusions parfois un peu rapides et peu fiables.
Alors, le flou est total?
Non, le CIO impose un budget recettes/dépenses, avec une volonté de clarifier les chiffres de manière détaillée. Et ce qui est sûr, c'est que les Jeux ont un impact psychologique sur l'économie, irrationnel, peu quantifiable et peu visible a posteriori.
Les PME ont-elles raisons de s'enthousiasmer?
Il faut rester vigilant. A Albertville, des PME se sont lourdement endettées pour les Jeux. Il faut que les entreprises établissent un plan de financement, fassent un bilan de compétences des équipes pour ne pas accepter tous les projets. Mais elles doivent aussi savoir profiter du regain de motivation, des nouveaux clients, de la publicité mondiale...

Grenoble: des "supporters" de choc

La candidature de Grenoble peut compter sur une délégation de chocpour présenter le dossier au CNOSF: Stéphane Siebert, adjoint au maire de Grenoble en charge des jeux Olympiques; Gilles Dumolard, président de la CCI Grenoble; Isabelle Blanc, championne olympique de snowboard; Jacques Guillot, maire de Chamrousse; Thierry Vignon, directeur général des services de l'Isère; Michel Destot, député maire de Grenoble; Carole Montillet, championne olympique de descente en 2002; Didier Rambaud, vice-président du conseil général de l'Isère en charge de la jeunesse et des sports; Pierre Mazeaud, ancien secrétaire d'État jeunesse et sports; Geneviève Fioraso, adjointe au maire en charge de l'économie; Luc-François Salvador, P-dg de Sogeti; Edwige Avice, ancienne ministre jeunesse et sports; Delphine Chenevier, championne d'escalade; Florence Masnada, double médaillée olympique en ski alpin; et David Smetanine, 4 fois médaillé d'or en natation aux jeux Paralympiques (de gauche à droite).

Transports, urbanisme, hôtellerie... Tant de chantiers accélérés!

De nombreux projets apparaissent ou réapparaissent à la faveur de la candidature de Grenoble.


Routes, chemins de fer, transports par câbles, logements, hôtels... La liste des investissements prévus dans le dossier de candidature des jeux Olympiques se chiffre en milliards d'euros. Mais il s'agit bien d'éviter les dépenses superflues. C'est pourquoi la dizaine d'installations sportives (patinoire, patinage de vitesse, tremplin...) devrait resservir aux sportifs d'hiver mais aussi d'été après les JO. «En fait, il s'agit de réaliser ce qui est déjà prévu en le faisant trois fois plus vite», explique Stéphane Siebert, adjoint au maire de Grenoble en charge du développement durable et des jeux Olympiques.

Le TGV Grenoble - Saint-Exupéry
A commencer par les projets de transport estimés à 2 Md€, avec l'amélioration des axes routiers et surtout, avec le TGV qui relie Grenoble à l'aéroport Saint-Exupéry et la mise en place de trois gares ferroviaires: Grenoble, Echirolles et une troisième entre Jarrie et Vizille. Il s'agit aussi de développer les transports par câbles avec des liaisons vers le Vercors, Chamrousse et l'Alpe d'Huez. «On pourrait imaginer un parcours du type: arrivé à la gare de Vizille en train, l'athlète ou le touriste est conduit en transport non polluant à Bourg-d'Oisans, d'où il prend une télécabine pour monter jusqu'à l'Alpe d'Huez. Carla candidature se veut sans voiture et sans carbone», rappelle Stéphane Siebert. Des investissements qui restent toutefois difficiles à chiffrer précisément car pour l'instant, il s'agit surtout d'études de réflexion. Interviewé sur son soutien, Jean Gauthier, président de Poma, déclare: «Nous sommes toujours ravis de voir que le transport par câble se développe. Néanmoins, on soutient la candidature de Grenoble avant tout en tant qu'entreprise locale comme une autre. Notre première motivation ne vient pas de ces éventuelles opportunités d'affaires. C'est un engagement de solidarité avant tout, pour le développement économique de la région.» Les JO donneraient également un réel coup de booster à la construction de logements. Rien que le village sportif, prévu sur l'Esplanade, représenterait l'équivalent de 1.000à 1.500 logements. «Les équipements sportifs et les logements représentent plusieurs centaines de millions d'euros», indique l'adjoint au maire. Jacqueline Fournier, secrétaire générale de la Chambre d'industrie hôtelière de l'Isère, qui regroupe 600 professionnels, souligne que «les cafés, hôtels, restaurants, discothèques seront sollicités par les sportifs, journalistes, touristes,etc. Notre mission est de veiller à ce qu'il n'y ait pas de laissé pour compte, que les gros mais aussi les indépendants rentrent dans le dispositif pour bénéficier des retombées.» «Des retombées qui s'étendront aux professionnels du tourisme bien au-delà de Grenoble et jusque dans le Nord-Isère», déclare Daniel Paraire, président de la CCI Nord-Isère. Les JO permettraient aussi au territoire de se mettre à niveau pour l'accueil de la clientèle d'affaires.

Pour en savoir plus

- Le Comité international olympique (CIO): www.olympic.org/fr - Le Comité national olympique et sportif français (CNOSF): www.comite-olympique.asso.fr - Le Conservatoire observatoire laboratoire des jeux Olympiques de Grenoble (Coljog): tél.: 06.43.19.92.05; www.coljog.fr - L'association Pro Grenoble 2018: tél.: 04.76.28.25.13, www.projogrenoble2018.fr - Mairie de Grenoble: contact Delphine Chenevier: 04.76.76.38.94, www.ville-grenoble.fr - Conseil général de l'Isère: www.cg38.fr

Stations. Chaque territoire veut en profiter

Les stations retenues espèrent voir les projets se concrétiser.


«Nous devons convaincre le CNOSF par un travail de coulisses, être présent où il faut, quand il le faut!» Jacques Guillot, maire de Chamrousse, station pressentie pour recevoir les compétitions de free style et les compétitions alpines paralympiques, apporte tout son soutien à la candidature. Pour lui, les jeux Olympiques accéléreraient des projets déjà à l'étude. «Des projets de l'ordre de 20M€ d'investissement global, comme une nouvelle télécabine, seront à réaliser quoi qu'il arrive.» «Nous sommes également impliqués depuis le début, affirme Pierre Buisson, maire de Méaudre et président de la communauté de communes du massif du Vercors. C'est d'ailleurs l'ensemble des communes du Vercors qui est concerné. On raisonne en terme de territoires.» Réputé pour le ski nordique comme l'a prouvé le récent succès des Masters d'Autrans, le Vercors est bien conscient qu'il y aurait des efforts à faire en terme d'hébergement. Avec 6.000 à 7.000véhicules qui transitent chaque jour en moyenne sur le plateau du Vercors avec des pointes à 11.000, les élus voient aussi d'un bon oeil la construction d'un transport par câble. Même si pour l'heure, «rien n'est encore figé».

Une desserte routière pour l'Oisans
Dans l'Oisans, on attend aussi beaucoup des Jeux. Jean-Louis Léger, responsable de l'office de tourisme de l'Alpe d'Huez, affirme que si Grenoble est retenue, «dans les quinze jours qui suivent l'annonce, on attaque les travaux de route. Dans les JO, le plus intéressant, ce sont les travaux à côté.» Il estime que c'est l'ensemble de l'Oisans qui en a besoin rapidement. «Aujourd'hui, la desserte des stations de l'Oisans est lamentable! estime Henri Brac de La Perrière, P-dg de Deux-Alpes Loisirs. Nous avons besoin de routes comparables à celles qui mènent à Bourg-Saint-Maurice en Savoie. L'Oisans tire le développement touristique de l'Isère.» La candidature met en effet en avant le potentiel international des Deux-Alpes et de l'Alpe-d'Huez, avec des épreuves aussi prestigieuses que la descente et le slalom... L'Oisans en profiterait aussi pour revoir son hébergement. Aux contestataires, qui craignent notamment la fuite des touristes pendant les Jeux, Jacques Guillot réplique qu'«on ne fait pas d'omelette sans casser d'oeufs. Il y aura des gênes, mais c'est un choix d'investissement à long terme. Il faut savoir faire la part des choses: nous construirons un capital image durable pour l'avenir. Les JO en valent la chandelle.»

1968 et 1992. Retour sur les JO de Grenoble et d'Albertville

Grenoble en 1968, Albertville en 1992. Les JO ont beaucoup apporté.


Le Conservatoire observatoire laboratoire des jeux Olympiques de Grenoble (Coljog) a été créé en 2000 pour retracer les JO de 1968, mais aussi pour préparer l'avenir. «Le futur passe par la mémoire», affirme son président, Geo Perli. Par exemple, l'association a fouillé les archives. «Les dépenses se sont élevées à 1.097.295.000francs, soit 1,100Md€ constants, qui ont été financés à 74,90% par l'Etat et les organismes publics, à 21,44% par les communes et à 3,65% par le département.» La décentralisation n'était pas encore passée par là, et les droits de retransmission télé non plus. Surtout, beaucoup d'infrastructures (hôtel de ville, gare, hôpital sud, palais des sports) datent de cette époque. «En 1968, nous avons gagné vingtans. Pour gagner 2018, il faudra miser sur l'innovation.» C'est avec modestie, que Philippe Masure, maire d'Albertville, accepte de comparer les deux villes olympiques. «Les JO ont eu un fort impact dans la réalisation des axes routiers avec l'autoroute jusqu'à Albertville puis la voie rapide jusqu'à Moutiers, rappelle-t-il. Ils ont apporté une attractivité nouvelle avec l'implantation de nouvelles entreprises notamment dans le secteur du sport et de la montagne.A nous aujourd'hui de retravailler sur l'identité de la ville olympique pour attirer les touristes.»

Nice/Pelvoux/Annecy. Ce qu'en disent les autres candidates

Pour Gaston Franco, président du comité de soutien Nice 2018, l'atout essentiel de la ville est de «donner une candidature de forte visibilité internationale à la France: on sait où est Nice dans le monde entier.» A ceux qui rappellent les coupures de route par les avalanches, Gaston Franco admet que «c'est un vrai problème. Mais tous les couloirs d'avalanche seront traités d'ici là!» Cyrille Drujon, président de la communauté de communes du Pays des Ecrins, assume «un positionnement différent des autres candidats. Il ne s'agit pas d'un coup médiatique. Quand on prend connaissance du dossier, il est clair que nous sommes tout à fait capables de recevoir les JO. Pelvoux est la commune symbolique, mais c'est la candidature de tout un territoire, un projet à taille humaine et respectueux de l'environnement.» De son côté, Annecy, qui a choisi comme slogan «l'enjeu grandeur nature», n'a pas souhaité répondre à nos questions...

Club des grandes entreprises. L'engagement des multinationales

Présidé par Sogeti, le Club des grandes entreprises s'engage pour la candidature de Grenoble 2018.


Lancé en décembre dernier, le Club des grandes entreprises, présidé par Luc-François Salvador, P-dg de Sogeti, réunit des dirigeants de multinationales du Cac40. C'est ainsi que Henri Lachmann, président du conseil de surveillance de Schneider Electric, Serge Kampf, président de Cap Gemini, Daniel Chaffraix, président d'IBM France, Eric Boustouler, président de Microsoft France, Françoise Gri, directrice générale de Manpower... se sont tous engagés à soutenir la candidature de Grenoble aux jeux Olympiques d'hiver. «Grenoble 2018, c'est un projet national, un projet ambitieux pour notre pays. C'est un projet porté par une ville cosmopolite, jeune, à l'image des grandes entreprises internationales basées sur Grenoble. C'est tout naturellement que nous sommes regroupés autour de cette candidature», a déclaré Luc-François Salvador, P-dg de Sogeti France. «Cette candidature incarne aussi l'innovation, explique Gérard Mezin, directeur général adjoint de Sogeti France. Et le groupe adorerait fêter ses 50 ans en même temps que les JO de 2018 à Grenoble! En attendant, le club des grandes entreprises s'engage à un appui financier de l'ordre de 30M€ entre2009 et2011 mais aussi à des actions de sponsoring plus indirectes.»

Communication et événementiel. Mobiliser des milliers de personnes

C'est l'action la plus concrète qui a été menée jusqu'à présent: la communication bat son plein pour rallier le plus de monde à la cause.


Un million d'euros, c'est grosso modo le budget de Jeux de neige, dont les deux tiers ont été financés par les collectivités locales (la Ville de Grenoble, le conseil général de l'Isère, la Métro et la Région), et un tiers par les privés. Cet événement a rassemblé cet hiver près de 50.000Grenoblois! «Il s'agit d'un des plus gros événements sportifs urbains jamais organisés en Rhône-Alpes, assure Stéphane Siebert, adjoint au maire en charge des jeux Olympiques. Son succès montre bien l'intérêt des Grenoblois pour les sports d'hiver et notre capacité à organiser de grands événements.» Les retours médiatiques ont d'ailleurs été à la hauteur des espérances. «Nous avons participé en assurant plusieurs animations comme la découverte du ski nordique et en prêtant du matériel, indique Jean-Christophe Deborde, responsable du service promotion de Rossignol. Nous étions aussi présents dans la compétition avec les athlètes de la team Rossignol.» En tant que fabricant mondial de skis implantés en Isère, Rossignol soutient naturellement la candidature de Grenoble. En revanche, si Air Liquide a participé à Jeux de neige via sa filiale Axane, qui a mis à disposition six piles à combustible alimentées par de l'hydrogène, elle ne soutient pas officiellement Grenoble. Car le groupe est aussi implanté à Annecy et Nice... Mais il assure se rallier à la cause si Grenoble est choisie. D'autres événements, certes moins spectaculaires, sont organisés, à l'instar de la présentation du logo ou de la descente aux flambeaux du 7mars à Chamrousse.

JDE | Édition Isère 38 | 6 mars 2009

Vos réactions Aucun commentaire

Masquer toutes les réactions

Votre commentaire

Votre commentaire


Vos réactions Aucun commentaire

Lire toutes les réactions

Hors-Série Fomation et RH - Octobre 2012


Le journal en liseuse

JDE édition 44 - juin 2012

Espace abonnementpapier - web - packChoisissez votre formule


Besoin d'aide ?
Numéro Azur : 0810 500 301

Palmarès des entreprises 2012

Hors-Série Palmares des entreprises - Novembre2012