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jeudi 17 mai 2012

Fait du mois

JDE Edition Ille-et-Vilaine 35

Élections consulaires. Les stratèges en piste

ajouté le 10 septembre 2010  - 

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Qui représentera les entreprises bretonnes à l'échelle régionale dans une CCIR aux pleins pouvoirs? Une question aujourd'hui sans réponses.

Les parlementaires ont voté, les Chambres de commerce et d'industrie sont en voie de réforme. En décembre prochain, et contrairement à aujourd'hui, la Bretagne sera dotée d'une nouvelle chambre régionale toute puissante. Mais avec qui à sa tête? C'est tout l'enjeu de ces prochaines semaines, avec une campagne électorale animée. Qui sera en effet en mesure de rassembler des Finistériens et des Rennais aujourd'hui incapables de faire cause commune ?

P. Créhange, V. Monvoisin, A. Gegaden et I. Jaffré

Le compte-à-rebours est lancé. Dans trois mois, les CCI dévoileront leur nouveau visage. Fini les bastions départementaux, place à une Chambre de commerce et d'industrie régionale (CCIR) aux pleins pouvoirs ou presque. Ainsi en ont décidé avant l'été - sous la pression du gouvernement - les parlementaires. Après deux ans d'atermoiement, pendant lesquels les CCI françaises n'ont jamais su se mettre d'accord, la réforme a fini par être votée.

Un quart du budget géré par l'échelon régional
Changement de taille à compter de janvier2011, c'est la CCIR qui percevra la fameuse taxe sur les entreprises. Elle était jusqu'alors prélevée par les CCI locales (Morlaix, Rennes, Saint-Brieuc...). Demain, ce seront donc 50 des 200M€ de budget des chambres bretonnes qui seront directement gérés par l'échelon régional. Si les CCI territoriales (CCIT) - le nouveau nom des chambres locales - continueront à maîtriser trois quarts de leur budget grâce notamment à leurs infrastructures (ports, aéroports, écoles...), elles devront se plier à la volonté de la chambre régionale sur un quart de leur budget. Résultat, tout projet initié par les CCIT devra passer devant l'assemblée des élus régionaux. En espérant obtenir la majorité des voix... «Ça va demander une intelligence collective importante», prévient Guy Canu, actuel président de la CCI Rennes Bretagne qui a décidé de jeter l'éponge (lire page suivante).

15% d'économies à réaliser
Autre changement important, cette fois-ci au 1erjanvier 2013. Tout le personnel statutaire des CCI locales - environ 1.300 des 2.200 salariés des chambres en Bretagne - sera alors géré par la CCIR. Quand on sait que le gouvernement a fixé le cap des 15% d'économies à réaliser en trois ans, on imagine les conséquences sur les ressources humaines. Les services supports (informatique, paie, communication) devraient rapidement être regroupés. Avec de la mobilité à la clef pour certains salariés. Mais avant ces échéances importantes, une autre étape - et non des moindres - va se jouer: les élections. Jusqu'au 8décembre, date butoir encore provisoire du scrutin, les candidats vont donc battre la campagne. Une campagne qui s'annonce d'ores et déjà acharnée. La perspective de devenir le président d'une CCI bretonne forte en fait saliver plus d'un. Mais pour arriver au Saint Graal, les candidats devront jouer serré. «Le président de la future CCI régionale devra être capable de relier tout le monde. Quelqu'un au-dessus de tout», note Youenn Le Boulc'h, président de la CCI de Saint-Malo candidat à sa succession. Et de mettre le doigt là où ça fait mal: «il faut un candidat qui soit capable de faire le lien entre les Finistériens et les Rennais.»

Le ?Tout sauf Rennes?

Pour éviter de tomber dans une opposition Ille-et-Vilaine/Finistère, une alternative costarmoricaine pourrait apaiser les tensions. D'autant plus que le Morbihan s'effacerait afin de préparer les élections au Medef régional.


C'est un secret de polichinelle, les CCI finistériennes restent toujours suspicieuses à l'égard d'une CCI rennaise à leur goût trop puissante. Au-delà des soubassements politiques, les revendications sont aussi d'ordre pratique. La centralisationdes principales institutions économiques à Rennes entraîne inéluctablement des heures de route pour les réunions de travail. Il y a donc fort à parier que les Finistériens n'iront pas dans le sens d'un candidat rennais pour la Région. Le syndrome du TSR - Tout sauf Rennes - reste fort. En réponse, forte d'expériences passées parfois douloureuses, les Rennais ne devraient pas non plus faire de pont d'or à un candidat finistérien. Quoi qu'il en soit, aucun n'est encore sorti du bois à l'heure où nous bouclons ces lignes. Jacques Feunteuna président de la CCI de Morlaix et de CCI 29, qui regroupe les trois chambres départementales, promet qu'il n'est pas intéressé par un job aussi compliqué que président régional. «Il ne pourra pas cumuler la présidence territoriale et va se trouver devant une montagne de travail et de difficultés. Cela reviendra, pour lui, à gérer sept chambres territoriales», explique l'intéressé qui a choisi de se représenter à Morlaix.

Deux listes à Morlaix
En face de lui, une liste dissidente qui sera annoncée mi-septembre, avec en binôme le Saint-Politain Jean-Paul Chapalain, actuel trésorier de la CCI et Jo Le Mer, l'industriel de Morlaix, spécialiste des chaudières à condensation. L'un des deux serait-il intéressé par l'échelon régional? «C'est une question qu'on ne s'est pas encore posée», assure Jean-Paul Chapalain. Dans le Finistère Sud, René Le Pape, ancien président national de la fédération des buralistes et vice-président commerce à la CCI, dont le nom revient régulièrement, n'a rien voulu confirmer. On en saura davantage après la réunion des élus de la CCI 29 courant du mois de septembre. Il est sûr qu'à Brest ou à Quimper, on aimerait bien un candidat régional finistérien. «Car vu de Rennes, il est aisé d'oublier la pointe», lance Jean-François Garrec président à Quimper. «Bien entendu que j'aimerais qu'un Finistérien soit élu à ce poste. Et un Brestois serait tout à fait légitime, la CCI de Brest étant la plus importante des trois du département», lâche Jacques Kuhn, président actuel de la CCI de Brest, qui ne se représente pas.

J.-F.Le Tallec: candidat local mais pas régional
Cependant, si les pistes finistériennes et rennaises mènent inexorablement à l'affrontement, il restera à trouver un homme ou une femme de compromis. Dans le Morbihan, Jean-François Le Tallec nous confirme qu'il sera candidat à sa succession. Mais au niveau local, pas régional. «Je fais acte de candidature pour un nouveau mandat. Par contre, je ne me représente pas pour la Chambre Régionale. La dimension de la mission va changer, ça va prendre beaucoup plus de temps», nous indique-t-il, sans vouloir toutefois prendre position pour tel ou tel candidat.

L'alternative briochine
Reste donc les Côtes-d'Armor. Et justement, de nombreux regards se tournent aujourd'hui vers la CCI de Saint-Brieuc et son actuel président Alain Daher. Celui-ci pourrait d'ailleurs obtenir le feu vert du Morbihan en échange de son soutien pour les élections à la présidence de l'Union des entreprises - Medef Bretagne, prévues mi-2011 (voir encadré). Pourquoi Alain Daher ? Parce qu'il est homme de consensus (voir plus bas) qui pourrait faire un bon président régional en apaisant les tensions. «Je confirme que ne suis pas candidat à ma succession au niveau départemental, comme je l'avais annoncé en début de mandature, nous indique en préambule l'intéressé. J'ai fait dix ans, et j'estime que c'est bien.» Quant au niveau régional, «c'est honnêtement un peu tôt. Plusieurs personnes ont dit qu'elles réfléchissaient. J'en fais partie. Maintenant, il y a d'autres personnes qui feraient d'excellents candidats.» Selon nos informations, Alain Daher attendrait la mi-octobre pour se positionner. D'ici là, il nous glisse toutefois au passage qu'il a toujours soutenu la réforme. «C'est quand même une belle opportunité pour la Bretagne.»

G.Canu: «Un piège duquel les CCI n'ont pas su se dépêtrer»

Guy Canu, président de la CCI Rennes Bretagne.

Certains le voyaient déjà président régional. Mais malgré un bon bilan, et des appuis sérieux, Guy Canu, président de la CCI Rennes Bretagne, a annoncé ne pas vouloir briguer un nouveau mandat. Explications avec l'intéressé.
Vous avez annoncé au début de l'été que vous ne souhaitiez pas signer pour un nouveau mandat à Rennes. Vous confirmez?
Ma décision est irrévocable et réfléchie.
Pourquoi?
Ce challenge m'aurait intéressé et j'avais un certain nombre d'appuis qui auraient pu faire la différence. Mais présider la nouvelle chambre, ça veut dire aussi beaucoup de déplacements. En Bretagne et à Paris. C'était un engagement incompatible avec mon projet professionnel (CV Clim et Langa Solar, ndlr).
La tournure prise par la réforme a également pesé dans la balance. Pourtant, vous faisiez partie d'un groupe de réflexion restreint autour du président de l'ACFCI Jean-François Bernardin, justement maître d'oeuvre de cette réforme...
C'est un cercle de réflexion que j'ai quitté il y a deux ans car la méthode prise pour mobiliser le réseau n'était pas bonne. Il n'y avait pas un mouvement de solidarité. Il fallait faire ce qu'ont fait les chambres de métiers et de l'artisanat. Il n'aurait pas fallu discuter avec l'un, avec l'autre... Les votes ont été certes le reflet de la majorité, mais pas de la solidarité. Les CCI, ce sont 5.000 chefs d'entreprises investis. S'il y avait eu un coup de sifflet fort de Jean-François Bernardin, ça se serait passé autrement. Mais il a sous-estimé la menace sur les chambres de commerce.
Qu'est ce que vous reprochez au juste à cette réforme?
Qu'on n'ait pas gardé la spécificité du corps intermédiaire que constituent les chambres de commerce: un impôt payé par les chefs d'entreprises, géré par les chefs d'entreprises!
Ce ne sera plus le cas?
À partir de janvier2013, la nouvelle taxe (basée à 40% sur le foncier et 60% sur la valeur ajoutée des entreprises), fera l'objet d'un contrat d'objectifs et de moyens avec l'État. Et cette taxe ne pourra jamais être plus élevée que l'année précédente. C'était un piège et les CCI n'ont pas su s'en dépêtrer.
Pour autant, vous seriez éventuellement prêt à figurer sur une liste à Rennes - sans briguer la présidence - car, selon vous, il est encore possible de changer les choses. De quelle façon?
La seule chance que l'on ait de sauver le corps intermédiaire - je persiste à dire que c'est un outil très utile- c'est de gagner la guerre des présidentielles. Si les chambres de commerce et les chefs d'entreprises croient en leur structure, ils doivent partir en campagne en 2012 auprès des candidats. Les présidentielles, ça doit être l'effet rassembleur!

Chambres de Métiers et de l'Artisanat. Une réforme vraiment en douceur ?

Les élections des chambres de métiers ont lieu du 29septembre au 13 octobre. C'est ensuite que sera désigné le président régional. Pour l'heure, le doute plane encore sur les noms.


Les chambre de métiers et de l'artisanat subissent elles aussi la réforme des organismes consulaires. Mais avec moins de remous. «Il faut dire que nous avions constitué dès le rapport Attali (2008) des groupes de travail pour faire des propositions de réforme au gouvernement, explique Ange Brière, président de la CMA d'Ille-et-Vilaine. Le gouvernement a repris à 99% nos propositions, ce qui nous convient !». La réforme est sur le papier assez souple, puisqu'elle donne le choix aux chambres entre une adhésion à la chambre régionale en devenant des antennes, ou une mutualisation des services au sein d'une chambre régionale tout en gardant des chambres départementales autonomes. C'est cette deuxième solution qu'on adoptées les CMA bretonnes. «Il est important que nous restions une chambre de proximité pour les artisans, considère Ange Brière. Le but est juste de faire des économies d'échelle sur des postes comme l'informatiques ou la communication par exemple. La réflexion reste régionale mais les départements font des propositions et exécutent».

Quid du financement ?
Point sombre néanmoins : la question des financements. «C'est une des ambiguités de cette réforme. Selon qu'une chambre de métiers gère ou non un Centre de formation des apprentis -ce qui est le cas de la moitié des CMA en France et dans les quatre départements bretons-, elle dépend ou non des financements du Conseil régional. Il est toujours dangereux de ne pas intégrer le principal financeurdans une réforme», analyse Pascal Cadieu, directeur par intérim de la CMA 29, assez critique, par ailleurs, sur cette sorte de régionalisation à la carte. «Elle ménage les susceptibilités. Mais les présidents n'ont pas vu venir la suite : à partir du 1er janvier 2011, l'impôt payé par les artisans sera transféré à la chambre régionale qui affectera ensuite un budget à chaque chambre départementale», explique Pascal Cadieu, qui compare les transferts futurs de compétences à ceux des collectivités locales lors des réformes de l'intercommunalité en 1992 et 1999. Bref la réforme aurait pour déguisement le consensus et le statu quo. Alors que dans l'esprit de la loi, la régionalisation serait progressive. À plus court terme, une autre zone d'ombre devra être levée : l'élection du président régional. «Mais on ne sait pas encore trop comment, se soucie le président sortant de la CRMA, Jean-Claude Moy, qui cède sa place. Ce qui est sûr, c'est qu'il y aura une parité entre les départements, avec une représentation composée des 22 premiers élus de chaque chambre. Et le président de région ne sera pas forcément président départemental».

CMA 35 Budget : 12 M€ (3M € pour le fonctionnement et 9 M€ pour le fonctionnement des CFA) Effectif des CMA bretonnes : 800

La grande inconnue à Rennes

Le patron de la SVA Dominique Langlois candidat à Rennes ?

En faisant le choix de ne pas se présenter à la future présidence de la CCI de Rennes Bretagne (lire ci-contre), Guy Canu a créé la surprise. L'heure n'est pas encore au bilan - les élections n'auront lieu, au mieux, qu'en décembre - mais, globalement, l'action du président actuel est jugée de façon positive par de nombreux observateurs. Et nombre d'entre eux le voyaient déjà signer pour un nouveau mandat. Mais voilà, Guy Canu ne sera plus aux manettes à partir de 2011. Et c'est d'ailleurs la seule certitude pour la circonscription de Rennes à l'heure actuelle. Mais malgré sa décision, l'homme n'est pas de ceux à opter pour la formule ?Après moi le déluge?. Il compte en effet peser de tout son poids dans l'élection du futur président, il ne s'en cache pas.

«En discussion avec beaucoup de personnes»
«Je suis en discussion avec beaucoup de personnes, nous confie Guy Canu. Mais une des conditions qui me fera soutenir un candidat, c'est qu'il ne soit pas candidat à la CCI régionale.» La raison ? «Si Rennes a la présidence régionale, elle va remuer trop de réticences, et on n'a plus le temps d'être divisé.» Pour Guy Canu, si les chambres consulaires veulent conserver le peu d'indépendance vis-à-vis de l'État qui leur restera après la réforme, elles doivent en effet rester soudées (voir interview). Alors quid du futur président rennais? Guy Canu ne nous en dira pas plus. Pourtant, côté candidats, quelques noms commencent aujourd'hui à fuiter, comme celui de Dominique Langlois. Le patron de la SVA, à Vitré, est aujourd'hui vice-président délégué à la CCI de Rennes, représentant le Pays de Vitré. À l'heure où nous bouclions ces lignes, ce dernier n'avait toutefois pas encore pris sa décision. À suivre...

Quand le Medef s'en mêle

Les élections à la présidence de l'Union des Entreprises - Medef Bretagne vont constituer le prochain temps fort patronal régional. Or c'est déjà le deuxième mandat de son président Patrick Caré. Et si Philippe Rouault, actuel président de l'Udem (Union des entreprises du Morbihan) ne s'est pas prononcé officiellement en comité directeur, tout semble indiquer qu'il briguera le poste. «S'il y a une communauté d'intentions à mon sujet et si je parviens à organiser mon entreprise (Gras Savoye, ndlr) dans le sens que je souhaite d'ici là, ce mandat m'intéressera. Je l'ai d'ailleurs fait savoir à Patrick Caré», confirme Philippe Rouault, qui constate lui aussi une certaine unanimité à l'égard d'Alain Daher. Côté Medef, le calendrier semble d'ailleurs jouer dans le sens d'un changement de présidence. Prévues fin 2010, les élections au Medef ont été repoussées à juin2011. Coïncidence heureuse, le mandat de Bernard Angot à la présidence de Bretagne International a lui aussi été prolongé jusqu'en juin2011, alors qu'il devait s'achever cet automne. De quoi permettre à Patrick Caré de succéder à Bernard Angot à la présidence de Bretagne International? L'actuel président du Medef n'a jamais confirmé. Mais selon nos informations, le président de Région Jean-Yves Le Drian aurait déjà adoubé sa candidature...

Avec Nicolas Mollé

À la CRCI, le directeur général Rémi Bilger sur le départ

Rémi Bilger.

La CCI régionale va être réformée, son président va changer, mais son directeur général aussi. L'actuel dg, Rémi Bilger, fait en effet valoir ses droits à la retraite à compter du 1eroctobre. Et c'est Guy Lescoeur qui va lui succéder, mais de façon provisoire. Dans l'attente de la mise en place de la nouvelle chambre régionale, vraisemblablement en janvier2011, ce dernier assurera en effet la transition. Dans le passé, Guy Lescoeur fut directeur général de la Chambre régionale de commerce et d'industrie de Rhône-Alpes. Et après cette période transitoire? Le futur président de la CCIR devra trouver un nouveau directeur général. Un patron qui se trouvera à la tête de plus de 1.000 salariés. Un dg qui devra aussi rechercher de nouveaux locaux pour la CCIR. Si les bureaux actuels, en plein coeur de Rennes, sont aujourd'hui adaptés pour accueillir 37 élus, ce ne sera plus le cas demain avec 57 élus. Quoi qu'il en soit, il est difficile aujourd'hui de faire des pronostics quant au nom du futur directeur général. Pour autant, le nom d'Éric de Rancourt, actuel directeur général de la CCI des Côtes d'Armor, est parfois avancé. Dans l'hypothèse où, bien sûr, le président de la CCI22 Alain Daher se lançait dans la bataille de la CCIR... Les deux hommes sont en effet connus pour former un binôme efficace.

Répartition des sièges: le nerf de la guerre

Selon un arrêté préfectoral du 27août, signé par le préfet de Bretagne Michel Cadot, la future chambre de commerce et d'industrie de Bretagne sera composée de 57 membres. La répartition des sièges entre les différentes CCI bretonnes est la suivante: 9 pour la CCI des Côtes d'Armor, 6 pour celle de Brest, 3 pour Morlaix, 6 pour Quimper Cornouaille, 4 pour Saint-Malo-Fougères, 16 pour Rennes et 13 pour la CCI du Morbihan. Pour obtenir la majorité des sièges, le futur président aura donc l'obligation de nouer des alliances avec les autres chambres, la majorité étant de 29 sièges. 29? C'est justement le nombre auquel on arrive lorsqu'on additionne les voix des Côtes-d'Armor, de Rennes et de Saint-Malo-Fougères... Autre point à prendre en compte, qui peut aussi avoir son importance, la répartition des sièges par catégorie: 16 pour le commerce, 21 pour l'industrie et 20 pour les services.

Saint-Malo-Fougères: un ticket Le Boulc'h-Desroziers

Youenn Le Boulc'h, président de la CCI de Saint-Malo et Michel Desroziers, vice-président délégué de la CCI du Pays de Fougères.

Si les incertitudes pèsent à Rennes, à Saint-Malo et Fougères, cela semble plus simple. Youenn Le Boulc'h, président de la chambre malouine, nous l'annonce: il est candidat à un nouveau mandat. «J'ai pratiquement bouclé ma liste. C'est pratiquement toute l'équipe qui repart.» L'enjeu des prochains mois? Finaliser le mariage avec la CCI de Fougères. Après les prochaines élections, les deux chambres ne feront en effet plus qu'une. Composée de 50 membres, la future CCI comptera 33 Malouins et 17 Fougerais. Si le siège sera à Saint-Malo, Fougères conservera toutefois une délégation, avec un président. Et selon toute vraisemblance, c'est Michel Desroziers, actuel vice-président délégué de la CCI fougeraise, qui pourrait présider cette délégation. Contacté à plusieurs reprises, ce dernier n'a toutefois pas donné suite à nos messages.

Élections: mode d'emploi

Selon le décret paru au Journal Officiel du 3août, le scrutin débutera le 25novembre et s'achèvera le 8décembre prochain. Les candidatures devront être déposées entre les 18 et 29octobre en Préfecture. Les résultats devraient quant à eux être connus le 16décembre au plus tard pour une installation des chambres territoriales et de la chambre régionale dans la foulée (13janvier pour cette dernière au plus tard). Subtilité du scrutin, les candidats devront indiquer, lors de leur inscription s'ils se présentent à la chambre régionale, à la chambre territoriale, ou aux deux. Seule interdiction: cumuler la présidence de la chambre territoriale et de la chambre régionale. Le président de la CCI Régionale, tout comme celui de la CCIT, est élu par ses pairs, à l'issue du scrutin.

Alain Daher, l'homme providentiel?

 Élections consulaires.  Les stratèges en piste

À la tête de la CCI22 depuis 2001, Alain Daher assure depuis 10 ans la présidence du groupe Bodemer, concession Renault dans les Côtes-d'Armor, le Morbihan et en Normandie. Homme de consensus et de dialogue, ce provençal d'origine est passionné de développement durable. Proche de J-F. Bernardin, c'est un fervent partisan de la réforme. Alain Daher a annoncé depuis plus d'un an ne pas briguer un 3e mandat à la CCI 22. Mais à l'échelle régionale...

Julien Uguet

Ille-et-Vilaine: les noms pressentis pour la CMA 35

Ange Brière, le président sortant se présente à l'élection départementale. Face à lui, au moins une liste devrait se présenter : Artisans de Notre Avenir veut jouer la carte de l'équipe totalement nouvelle, avec à sa tête un artisan ferronnier métallier, Rémi Crézé. L'homme, qui a déjà été membre du bureau de la CMA 35 entre2000 et2008, ne brigue pas de mandat régional.

JDE | Édition Ille-et-Vilaine 35 | 10 septembre 2010

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