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JDE Edition Gironde 33

Avec Winefunding, la filière viticole a sa plateforme de financement participatif

ajouté le 13 octobre 2016 à 11h50  -  - Mots clés : Services, Web et numérique, Création, winefunding

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D'ici à la fin de l'année une campagne de levée de fonds sera lancée pour le rachat et la restauration du château de la Tour de Ségur à Saint Emilion.

Depuis mai, Winefunding, une plateforme de financement participatif a vu le jour sur la toile avec une particularité : financer des projets de la filière viticole.

Lancée depuis Bordeaux par Maxime Debure, sous ses casquettes d'agronome, oenologue et expert en management auprès de fonds d'investissement,Winefunding porte d'ores et déjà quatre projets. Une première campagne a permis de réunir 340 000€ pour une agence de com spécialisée dans le vin. Le financement pour aider un vigneron de Bourgogne à acheter un prieuré et se convertir en biodynamie a, lui, atteint à ce jour les 63 000€, soit 63 % du montant sollicité. « Une campagne plus ambitieuse sera ouverte en fin d'année, aux personnes seules soumises à l'ISF, pour entrer dans le capital de la SAS château La Tour de Ségur, filiale du groupe La Française, pour le rachat et la restauration du château de la Tour de Ségur à Saint-Emilion par une levée de fonds d'1M€ », ajoute Maxime Debure, qui s'adresse avant tout à des investisseurs « passionnés de vins, souhaitant partager l'aventure humaine de vignerons et donner du sens à leur placement ».

Deux types d'investissements proposés

Suivant le montant du projet (de 30 000€ à plus d'un 1 M€), deux types d'investissements sont possibles. Pour ceux inférieurs à 100 000€, « qui ne nécessitent pas d'augmentation de capital », l'investisseur avance des fonds (minimum 90€) et perçoit des remboursements sous forme de bouteilles de vins ou de nuitées dans le domaine, pendant 2 à 5 ans. Pour des projets plus conséquents, l'investissement se fait sous forme de participation au capital (minimum 500€), le winefunder devient actionnaire, perçoit des dividendes et bénéficie de conditions préférentielles pour l'achat des vins et a la possibilité, sur certains projets, de déduire 50 % du montant investi de l'ISF ou 18 % de l'impôt sur le revenu. « Si le seuil minimum au financement -variable selon les projets- n'est pas atteint, le souscripteur est remboursé », rassure Maxime Debure.

Objectif : 10 projets financés par an

Toutes les procédures, sécurisées (LemonWay pour les paiements et CertEurop pour les signatures électroniques) se font en ligne. La bonne santé économique de la propriété est évaluée par des audits classiques menés par des experts-comptables et des avocats. De plus, un comité d'une cinquantaine de professionnels de la filière viti-vinicole (Dominique Laporte, meilleur sommelier de France, Stéphane Derenoncourt, consultant viticole à Bordeaux, Anne Lenaour, directrice technique CA Grands Crus à Bordeaux...) oeuvre à la sélection des projets. Le vigneron doit avoir fait ses preuves sur la qualité de son vin, porter un projet original et témoigner de son envie de « partager » en livrant son histoire, en organisant de l'accueil, des dégustations... Winfunding, qui se rémunère en prélevant une commission de levée de fonds de 6 à 10 % et en facturant des services aux propriétaires viticoles, espère « porter » une dizaine de projets par an.

www.winefunding.com

Marianne Peyri

JDE | Édition Gironde 33 | 13 octobre 2016

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