Haute-Garonne

L'Enquête

JDE Edition Haute-Garonne 31

Sous-traitants industriels. Quelle valeur dans la chaîne?

ajouté le 2 octobre 2009  -  - Mots clés : Actualité, Fait du mois, sous-traitance, industrie

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En Midi-Pyrénées comme ailleurs, l'organisation industrielle repose sur un tissu de PME qui, ces vingt dernières années, se sont vues confier une part croissante de la production, les donneurs d'ordres choisissant de se recentrer sur leur coeur de métier pour gagner en compétitivité (photo: Airbus SAS).

Le Siane, salon interrégional de l'industrie, se tiendra du 13 au 15octobre au Parc des expositions de Toulouse. Comme chaque année, de nombreux rendez-vous d'affaires auront lieu entre donneurs d'ordres et sous-traitants. L'occasion de revenir sur les réalités du secteur industriel de Midi-Pyrénées et de s'interroger sur les points clés d'une bonne stratégie pour faire rimer sous-traitance avec compétence plutôt que dépendance.

Dossier réalisé par Aline Gandy et Marie Lepesant

Avec 13.100 établissements qui emploient 144.956 salariés, le secteur de l'industrie génère 13,5% du PIB de Midi-Pyrénées, loin derrière celui des services (65,7%) mais devant ceux de l'agriculture (2,7%), de la construction (8,3%) et du commerce (9,8%). Trois filières concentrent la très grande majorité des effectifs industriels: l'aéronautique et le spatial, bien sûr, mais aussi l'électronique, l'informatique et les télécommunications et enfin, l'industrie agricole et agroalimentaire. C'est cette industrie forte qui a d'ailleurs permis à Midi-Pyrénées de mieux résister aux effets du ralentissement de l'activité économique en 2008. Mais il en va autrement depuis le début de cette année, les chefs d'entreprises industrielles mettant en avant une nette dégradation de leurs carnets de commandes. En première ligne, l'industrie des biens intermédiaires qui alimente des secteurs en crise comme le bâtiment ou l'automobile. En outre, «l'effet d'entraînement de la construction aéronautique s'amenuise», constate l'Insee. Si le rythme de production et les prévisions de livraisons d'Airbus restent élevés en 2009, l'aviation d'affaires subit quant à elle une vague importante d'annulations de commandes, impactant directement l'activité de la sous-traitance aéronautique régionale.

Un phénomène de cascade
Car c'est bien là que le bât blesse. En Midi-Pyrénées comme ailleurs, l'organisation industrielle repose sur un tissu de PME qui, ces vingt dernières années, se sont vues confier une part croissante de la production, les donneurs d'ordres choisissant de se recentrer sur leur coeur de métier pour gagner en compétitivité. Avec, à la clé, un phénomène de sous-traitance en cascade généralisé, les sous-traitants des uns étant bien souvent eux-mêmes donneurs d'ordres pour d'autres... Néanmoins, tous les sous-traitants ne sont pas logés à la même enseigne en période de crise, notent Gérard Soula, chef du pôle aérospatial à la Drire Midi-Pyrénées et Aurélie Bray, chef de la division développement industriel et technologique: «On distingue généralement sous-traitance de capacité et sous-traitance de compétence (dite aussi de spécialité, ndlr - cf. encadré). Dans le premier cas, les entreprises preneuses d'ordres sont généralement très impactées par les mouvements conjoncturels puisque leur niveau d'activité dépend du volume de production que les donneurs d'ordres n'ont pas la capacité de réaliser en interne et qu'ils préfèrent donc sous-traiter. En période de crise, les cadences ralentissant, faire appel à des sous-traitants de capacité ne se justifie plus.»

Des fonds propres souvent insuffisants
Et de poursuivre: «Dans le second cas, c'est un peu plus complexe. Parce qu'elle dispose d'une compétence que son donneur d'ordres n'a pas en interne, l'entreprise sous-traitante devient pour ainsi dire un maillon indispensable de la chaîne de valeur. C'est une position qui peut sembler plus confortable mais elle implique une prise de risques pour le sous-traitant, voire même un partage du risque dans le cas d'Airbus. De plus, c'est une position difficile à conquérir dans un contexte fortement concurrentiel. D'où l'importance d'innover, de se diversifier, parfois de se regrouper, et presque toujours de se consolider sur le plan financier.» Consciente de ce «mal français» qu'est la sous-capitalisation des PME, la Caisse des dépôts a d'ailleurs lancé, début juillet, une plate-forme d'orientation financière pour aider les entreprises dans leur recherche de fonds propres (lire page3). Elle est encore méconnue des entreprises et ne s'adresse pas exclusivement aux sous-traitants mais peut être une réponse à leur problématique de haut de bilan. «En matière de sous-traitance, on ne peut pas dire ?ce schéma fonctionne mieux qu'un autre?, mais les PME solides financièrement s'en sortent souvent mieux et ce quel que soit leur secteur d'activité», confirment Aurélie Bray et Gérard Soula.

www.midi-pyrenees.drire.gouv.fr

La piste du regroupement

Safial Profor et Ségneré, les seuls sous-traitants de rang 1 d'Airbus en Hautes-Pyrénées, ont fait le pari de s'allier au sein d'une filiale (photo DR).

En Midi-Pyrénées, un certain nombre de sous-traitants, essentiellement dans le secteur aéronautique, ont fait le choix de se regrouper.


Mecahers et Sogeclair qui créent une filiale en commun, baptisée Aviacomp, BTS Industrie qui s'allie à cinq PME françaises au sein de la société Induxial, etc. : de plus en plus de regroupements capitalistiques d'entreprises sont formalisés pour pouvoir notamment prétendre réaliser des work packages et garder des rapports privilégiés avec les donneurs d'ordres. Pour Jean-Jacques Marty, dirigeant de la société La Mécanique, se regrouper peut être une bonne solution mais il en a expérimenté les limites. En 2000, il a créé la SAS Méca Réseau 31 avec une douzaine de sociétés. Ensemble, elles étaient capables de réaliser un outillage complet. Un an plus tard, l'aventure a tourné court. Les donneurs d'ordres ainsi que les autres sous-traitants n'ont pas joué le jeu.... Quant à Jean-Louis Gentilin, dirigeant de Louis Gentilin SA, il avoue que c'est Airbus qui lui a suggéré de se rapprocher d'autres sociétés. Restait à les trouver. La rencontre s'est faite en 2007 dans le cadre du salon du Bourget. L'entreprise de mécanique de précision, basée à Launaguet, a trouvé en Asquini (Lot-et-Garonne), Cousso (Gers) et Sofop (Aveyron) des partenaires de choix. Deux ans plus tard, les quatre sociétés sont devenues actionnaires à part égale de la SAS Aéro Team Services. Ainsi réunies, elles représentent un chiffre d'affaires de 50 M€ pour un effectif de 450 personnes. «Chacun amène une expertise particulière en mécanique de précision. En ce qui nous concerne, nous apportons la qualification pour réparer des morceaux d'avions notamment sur les sites des compagnies et nous assurons la logistique des matières et métaux durs dans toutes les usines d'Airbus. Aéro Team Services a remporté en juillet dernier son premier contrat qui porte sur la réalisation d'une partie du mât réacteursur l'A350. Safial Profor et Ségneré sont les seuls sous-traitants de rang 1 d'Airbus basés dans les Hautes-Pyrénées. Quoi de plus naturel alors que de s'allier? De poids identique en terme d'effectif (100 personnes) et de CA (7M€), elles partagent sensiblement les mêmes problématiques. La réflexion entamée en 2007 s'est concrétisée début 2009 avec la création d'une filiale commune baptisée Torus. «Grâce à ce rapprochement, nous restons tous deux sous-traitants de rang 1, ce qui n'aurait sûrement plus été le cas dans un avenir proche», constate Bertrand Barthe, dirigeant de Safial Profor. La complémentarité des deux sociétés réside à la fois dans leurs compétences (Ségneré pour l'usinage, Safial Profor pour la tôlerie et la chaudronnerie) et dans leur portefeuille clients. Alors que Ségneré réalise 60% de son activité avec Airbus, Safial Profor compte parmi ses clients en plus d'Airbus (10% de l'activité), Dassault, Latelec, Daher et sa filiale Socata, Liebherr Aerospace, etc. «Nous pouvons désormais répondre à des appels d'offres pour la réalisation de sous-ensembles voire de petits work packages», se réjouit Bertrand Barthe. Ce petit pôle aéronautique, qui prévoit un CA de 15 M€ en 2009, s'attachera à faire travailler en sous-traitance des sociétés implantées dans les Hautes-Pyrénées.

La Mécanique : 05.62.87.19.19 Louis Gentilin SA : 05.34.27.36.00 Torus : 05.62.45.44.00

A350. La nouvelle organisation industrielle d'Airbus

Pour le programme A350, le nombre de fournisseurs de rang1 d'Airbus devrait être ramené à quelques centaines (photo: Airbus SAS).



Préconisée dans le cadre de Power8, la réorganisation de la supply chain d'Airbus se traduit par l'externalisation d'une part croissante de la production à des fournisseurs de rang1. Une certitude: leur nombre va se réduire sur le programme du futur A350 XWB. Explications de Bernard Jacquot, responsable qualité achats chez Airbus.
Que pèsent les achats pour une entreprise comme Airbus?
Vingt milliards d'euros en 2008, dont six pour les achats généraux, le reste concernant, pour faire simple, les différents matériels montés sur les avions: aérostructures, systèmes propulsifs, cabines passagers, etc. Les achats avaient fortement progressé depuis 2003; ils se maintiennent depuis l'an dernier, compte tenu de la stabilisation des cadences de production.
Comment résumer la stratégie de sous-traitance actuelle?
Depuis une dizaine d'années, Airbus se recentre progressivement sur un métier de définition et d'intégration, ce qui l'a notamment conduit à filialiser ses sites français et allemands de production de pièces élémentaires et à céder complètement le site de Filton (Grande-Bretagne) à GKN. En parallèle s'est accrue la participation des fournisseurs à la production industrielle pour faire face à la hausse d'activité. Rappelons qu'entre 1996 et 2008, les livraisons d'Airbus sont passées de 120 à presque 500avions. À ce jour, le nombre de nos fournisseurs en direct avoisine les 10.000 et 4.000 d'entre eux concentrent 99% de notre volume d'achats.
Le nombre de vos fournisseurs de rang1 a déjà commencé à diminuer...
En effet mais cette diminution n'est pas très significative car l'ancienne organisation industrielle prévaut toujours pour les programmes en cours de production. La tendance qui s'est amorcée avec l'A380 et qui va s'accentuer avec l'A350 XWB va ramener le nombre de nos fournisseurs de rang1 à quelques centaines sur les matériels embarqués.
À quoi ressemblera le schéma industriel de vos fournisseurs de rang1?
Tous n'ont pas encore été sélectionnés mais il est vraisemblable que les 4.000 entreprises avec qui nous travaillons aujourd'hui en direct se retrouveront dans leur propre schéma industriel.
Airbus recommande à ses fournisseurs de rang1 d'atteindre une taille critique. Pour quelle raison?
C'est une question de compétitivité. Envers Airbus bien sûr, mais aussi d'autres donneurs d'ordres avec lesquels nous les encourageons à travailler pour ne pas s'enfermer dans une trop forte dépendance.
Paradoxalement, en cette période de crise, les fournisseurs les plus dépendants d'Airbus sont sans doute les moins affectés...
C'est vrai mais il faut raisonner sur le long terme. Certes, le marché des gros porteurs se limite à Airbus et Boeing mais des opportunités existent sur d'autres segments de l'aéronautique avec des donneurs d'ordres tels qu'ATR, Embraer ou Bombardier. Sans compter de tout autres marchés industriels.

Former ses salariéspour préparer l'avenir

Parfois boudée par les PME, la formation peut pourtant leur permettre d'éviter le chômage partiel ou de répondre à de nouveaux marchés. C'est le message que veut faire passer l'UIMM à ses adhérents.


Mecaprotec Industries, société spécialisée dans le traitement de surfaces, a fait le choix de former ses salariés dès l'embauche. «Sur nos 250 salariés, 60% sont des ouvriers, généralement peu ou pas qualifiés. Il n'existe d'ailleurs pas de formation qualifiante à nos métiers », explique Manuel Urban, directeur du personnel de l'entreprise muretaine. Ces nouveaux recrutés bénéficient donc d'heures de formation visant à l'obtention d'un certificat de qualification paritaire de la métallurgie (CQPM). Depuis le mois d'avril dernier, la politique de formation s'est renforcée. Pour éviter le chômage partiel à une partie de ses salariés, l'entreprise a choisi de profiter de la baisse d'activité pour consolider ou réactualiser les compétences de ses employés en CDI. Une tâche difficile à remplir en temps normal. Grâce au fonds Qualification Plus, mis en place en juin par la Région, l'État et les partenaires sociaux, le coût pédagogique est totalement pris en charge et les salaires des employés en formation financés à hauteur de 65%. «Ainsi l'entreprise ne fournit pas un effort financier supplémentaire, malvenu en temps de crise», précise-t-il. Pour Arnaud Moraux, président de la société Connecticable (Fronton), former ses salariés, c'est essentiel pour pouvoir répondre à de nouveaux marchés. Présente sur le secteur de l'automobile via son activité de surmoulage, la société est actuellement fortement sollicitée pour ses compétences en câblage industriel par des ascensoristes et des industriels des secteurs militaire et ferroviaire. Afin de permettre à ses employés d'être plus polyvalents, le dirigeant vient de lancer un plan de formation: 25 des 69 salariés vont en bénéficier. «J'aimerais en former plusmais cela représenterait un coût trop important», regrette-t-il. Afin de compléter la prise en charge de l'Opca, il a déposé un dossier pour pouvoir bénéficier du fonds Qualification Plus.

Connecticable : 05.62.79.84.00 Mecaprotec : 05.61.51.82.00

Diversification. Un parcours semé d'embûches?

Magellium ou BTS Industrie sont souvent mis en avant comme des exemples d'une diversification sectorielle réussie. Difficile pour autant d'en déduire une «recette miracle» qui serait applicable à toute PME, quels que soient sa taille, son savoir-faire, etc.


Se diversifier oui mais quand et comment? C'est en substance ce qui ressort des témoignages des PME industrielles. Le frein le plus évident est sans doute l'aspect financier, surtout en période de crise, mais ce n'est pas le seul. Certaines passerelles sont difficiles à construire, comme en atteste Vincent Attanasio. La société de mécanique de précision Attanasio, créée par son père en 1973, subit de plein fouet les difficultés de son principal donneur d'ordres, Dassault, avec lequel il travaille pourtant en direct. Et bien qu'il réalise une partie de son activité avec Latécoère (référencé chez Dassault et Airbus), il sait qu'il devra «montrer patte blanche pour espérer (se) diversifier, même un peu, vers des programmes Airbus.» La société de microélectronique MEV (Portet-sur-Garonne) a quant à elle diversifié ses activités au gré des sollicitations de ses clients. En effet, à sa création il y a 25ans, elle travaillait exclusivement avec Lancer (fabricant de solutions de lavage et de désinfection innovantes pour les hôpitaux, les cliniques et les centres d'endoscopie). Petit à petit, la société a élargi sa clientèle au secteur du paramédical. Aujourd'hui, elle intervient auprès des industriels (Défense, aéronautique, spatial, etc.), qui intègrent dans leurs produits de l'électronique. Si la diversification lui a permis de développer son entreprise, Bruno Vander Elst, dirigeant de MEV, reconnaît que la mise en place d'une véritable démarche commerciale devient nécessaire pour déterminer des prospects plus précis. «Nous sommes un maillon important, nous avons des idées, une expertise mais nous sommes trop petits (13 personnes pour un CA de 1,5M€, ndlr) et les banques ne nous soutiennent pas dans nos démarches pour grandir», regrette-t-il.

Attanasio : 05.61.70.22.76 MEV : 05.61.72.87.00

Quand le haut de bilan empêche d'avancer...

Souvent perçue comme une étape difficile dans la vie des petites entreprises, l'ouverture du capital est bien souvent nécessaire pour franchir le cap de la dépendance.


Peu familières des mécanismes du capital-développement, les PME françaises assimilent souvent l'ouverture de leur capital à une perte du contrôle de la société. «Les fonds propres sont une question sensible dans l'entreprise», confirme Laure Prat. Nommée directrice du pôle développement économique de la Caisse des dépôts de Midi-Pyrénées le 1erjuillet dernier, elle s'est vue confier la mission d'animation et de coordination de la nouvelle plate-forme d'orientation financière des PME de Midi-Pyrénées. Mise en place fin juin donc encore méconnue des dirigeants, elle s'adresse à toutes les PME régionales en recherche de fonds propres, quels que soient leur taille, leur secteur d'activité et le montant nécessaire pour se structurer financièrement. Sans leur être réservé, ce dispositif pourrait donc apporter une réponse aux problématique de bon nombre de sous-traitants. «C'est une plate-forme partenariale qui regroupe la Caisse des dépôts, Oséo (tous deux à son initiative, ndlr), l'État, la Banque de France et la CRCI, souligne Laure Prat. Concrètement, une entreprise qui se pose la question de l'ouverture de son capital peut frapper à la porte de n'importe lequel de ces partenaires pour bénéficier de l'appui de la plate-forme.» Outre un accompagnement stratégique, ce dispositif prévoit une mise en relation du dirigeant avec les investisseurs en fonds propres régionaux ou nationaux les plus adaptés à son cas particulier. Pour l'heure, une dizaine d'entreprises ont intégré cette plate-forme, «de façon anonyme», insiste Laure Prat, consciente de l'importance de la confidentialité d'une telle démarche aux yeux des dirigeants de PME.

laure.prat@caissedesdepots.fr

Siane. Le salon s'ouvre aux agro-indutries

Pour sa cinquième édition, le Siane, salon interrégional de l'industrie, accueille pour la première fois parmi ses exposants des entreprises issues de l'industrie agroalimentaire.


Crise oblige, les exposants seront moins nombreux que l'année dernière. «75% des stands ont déjà été réservés mais beaucoup de sociétés attendent le dernier moment pour s'inscrire, confirme Jean-Claude Pasquiès, chargé des relations avec les partenaires institutionnels. «Les constructeurs et les revendeurs de machines connaissant une année 2009 assez difficile, l'espace dédié à l'offre productique sera donc réduit cette année», poursuit-il. À noter toutefois la présence pour la première fois sur le salon des fabricants de machines spéciales agro-industries (emballage, conditionnement, etc.). «Ces nouveaux exposants ont des besoins en sous-traitance industrielle. Des liens pourront alors se tisser avec les autres exposants

», explique Christophe Dematos, chargé de la vente des stands et de la logistique.


Rendez-vous d'affaires
Alors qu'en 2008, les donneurs d'ordres présents aux rendez-vous d'affaires étaient essentiellement des grands groupes, issus pour la plupart du secteur aéronautique, cette année, des entreprises de plus petite taille ont été sollicitées. «Près de 80 PME tous secteurs confondus se sont inscrites», explique Philippe Besse, chargé des rendez-vous d'affaires. Quant aux sous-traitants qui viendront rencontrer les donneurs d'ordres, ils sont plus nombreux que l'année dernière.

Contact : 06.87.43.85.76 (Christophe Dematos) www.salonsiane.com

Un fonds dédié aux sous-traitants aéronautiques

Pour accompagner les projets de développement (par croissance externe ou organique) de sous-traitants de la filière aéronautique au niveau européen, un fonds commun de placement à risque (FCPR) spécifique, baptisé Aerofund, a été mis en place en 2005. Pratiquement arrivé en fin de période d'investissement, Aerofund2 a pris le relais en 2008, en élargissant son champ d'intervention aux sociétés innovantes et aux équipementiers de 1er rang. Comme pour Aerofund1, le bureau toulousain de la société ACE Management participe activement à la gestion de ce fonds de 90M€ pour le compte de sept souscripteurs: Airbus, Safran, CDC Entreprises (France Investissement), le fonds de solidarité FTQ et les Régions Midi-Pyrénées, Aquitaine, Pays de Loire et Centre. Depuis 2005, le FCPR est entré au capital d'une douzaine d'entreprises dont STTS, Alyotech, Recaero, Daher, Mecahers, Mecachrome, etc., avec une fourchette d'intervention de 1à 15M€.

Tél. : 05.61.55.32.65 (Corinne d'Agrain) www.acemanagement.fr

Vers une mutualisation des achats de matières

Réduite dans un premier temps, la prise en charge des achats de matières premières par les grands donneurs d'ordres de l'aéronautique et du spatial va progressivement être abandonnée aux fournisseurs. Aussi certains d'entre eux ont-ils décidé de se pencher sérieusement sur la question pour tenter de mutualiser leurs futures commandes. Et par là même, subir une moindre dépendance. Lancé il y a un an, ce projet se précise. «Des audits ont été réalisés cet été pour confirmer, avec treize industriels, leurs besoins précis qui détermineront le fonctionnement de la plate-forme de mutualisation, révèle Didier Seiller, délégué aux programmes de développement économique au sein d'Aerospace Valley. En parallèle, nous avons travaillé sur un business plan, les statuts de la future SAS qui devrait être créée et une charte des actionnaires associés.»

Tél. : 05.61.14.80.32

Sous-traitance de capacité ou de spécialité?

La sous-traitance est dite de capacité dès lors que l'entreprise donneur d'ordres, équipée elle-même pour exécuter un produit, a recours à une autre entreprise, soit occasionnellement, en raison d'une pointe momentanée dans sa production ou d'un incident technique; soit de manière plus ou moins habituelle parce que, désireuse de conserver une capacité propre dans une fabrication déterminée, elle entend utiliser des capacités de production disponibles à l'extérieur. La sous-traitance est dite de spécialité dès lors que l'entreprise donneur d'ordres fait appel à un ?spécialiste? disposant des équipements, des matériels et de la compétence adaptés aux besoins du donneur d'ordres, parce que ce dernier ne peut ou ne souhaite pas s'en doter, pour des raisons relevant de sa stratégie propre (source: Insee).

les temps forts du salon

Différents ateliers auront lieu en marge du salon. Mercredi14, une conférence portera sur le management de la réglementation sur un site industriel avec l'exemple de l'établissement Airbus Opérations à Toulouse. Jeudi15, l'Association régionale des industries agroalimentaires (Aria), la CCIT et Midi-Pyrénées Innovation organise une rencontre entre les entreprises d'agro-industries et des sous-traitants industriels. Il y sera entre autres évoqué le rôle des Centres techniques de transfert de technologie (Critt). Des ateliers organisés par Pôle Emploi mais aussi par le réseau Biomedical Alliance sur le thème de l'innovation dans l'industrie cosmétique sont prévus. Enfin, la CCIT présentera les résultats d'une étude qu'elle a menée auprès de sous-traitants issus du secteur de la mécanique industrielle.

JDE | Édition Haute-Garonne 31 | 2 octobre 2009

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