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Kermené. Cap sur les plats cuisinés pour la filiale Leclerc

ajouté le 2 juillet 2010  -  - Mots clés : Actualité, Entreprise du mois

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À la pointe de la modernité avec un fort taux d'automatisation des lignes de production, l'usine de Trélivan permet à Kermené de monter rapidement en puissance sur le créneau des plats cuisinés frais.

Filiale du distributeur E-Leclerc, l'entreprise Kermené intensifie sa présence dans le boeuf et se développe sur le marché des plats cuisinés frais avec son usine de Trélivan, opérationnelle depuis janvier2009.

Julien Uguet

L'entreprise Kermené, basée à Saint-Jacut-du-Mené, peut dire un grand merci à Édouard Leclerc, fondateur de la chaîne de distribution éponyme. C'est lui qui en 1978 a eu cette idée ingénieuse d'intégrer dans son giron un petit abattoir alors implanté à Collinée. Un outil modeste devenu, 32 ans plus tard, l'un des mastodontes de la filière agroalimentaire bretonne. Fabricant exclusif des 1.600 références de boucherie et de charcuterie à marque Leclerc (Férial, ChanteGril, Tradilège, Éco+, Côté Table), Kermené affiche des mensurations impressionnantes: 3.000 salariés, une surface compilée de production de 100.000m², 1,4million de porcs, 75.000 boeufs et 70.000 veaux abattus chaque année. «Notre appétit est grandissant, précise Hervé Aubé, directeur général de Kermené. Actuellement, des permis de construire, pour des travaux de rénovation ou d'extension, sont en cours sur tous nos sites.»

Développer le territoire
Petit à petit, le site historique s'est agrandi pour se transformer en un véritable complexe industriel sur lequel près de 300M€ ont été investis. «Toutefois, dans un souci de développement territorial, nous avons essaimé des petites unités spécialisées positionnées sur des marchés ciblés et situées dans des bassins d'emploi à fort potentiel.» L'entreprise cultive également des liens historiques avec les coopératives locales: Elpor à Lamballe et Ceb à Guingamp lui fournissent près de la moitié de ses porcs. Longtemps victime de son image, Kermené n'hésite plus à communiquer sur ses initiatives pour mieux se faire connaître du grand public. Les visites d'usines sont désormais possibles, comme pour témoigner du savoir-faire et de la modernité des outils du groupe. «Nous n'avons pas l'ambition ni la prétention de vendre du caviar, mais du bon jambon, du bon steak haché.»

Relais de croissance
Ses relais de croissance, Kermené les trouve aujourd'hui sur le boeuf et les plats préparés. L'entreprise vient ainsi de débuter le doublement de ses capacités d'abattage et de découpe de viande de boeuf à Saint-Jacut du Mené. «Nous alimentons notre usine de Saint-Léry réorientée vers la production de steaks hachés frais, des produits que nous ne faisions pas auparavant. Plus de 8.500t sortiront de cette unité cette année.» À n'en pas douter, le rapprochement entre Bigard et Socopa, qui a rabattu les cartes sur ce marché, n'est pas étranger à la volonté de Leclerc de maîtriser ses approvisionnements. De son côté, l'usine de Trélivan marque la stratégie de recherche de valeur ajoutée avec une spécialisation vers les plats préparés cuisinés. Entamée courant 2009, la montée en puissance va se poursuivre d'ici à la fin de l'année avec la fabrication en propre de produits autrefois sous-traités comme le boeuf bourguignon, la blanquette de veau, mais aussi le couscous ou le hachis parmentier. «Cette intégration aval permet une valorisation optimale des produits issus de notre métier premier, celui d'abatteur transformateur.»

«Offrir de la valeur ajoutée à nos 3.000 salariés bretons»

Hervé Aubé, directeur général de Kermené.


Kermené travaille sur l'amélioration de son image. Dans quel but?
L'industrie agroalimentaire dans son ensemble n'a pas globalement une bonne image auprès du grand public et des jeunes. Comme beaucoup d'autres, Kermené a souffert de cette situation, dont nous sommes en partie responsable, il faut le reconnaître, notamment en terme de recrutement.
Pourtant les métiers proposés sont à valeur ajoutée...
Effectivement, à nous de faire connaître ces évolutions. Aujourd'hui, nous avons besoin de personnel hautement qualifié sur des métiers qui n'existaient pas il y a 20 ans. Je pense à des prévisionnistes, des techniciens de maintenance d'appareil de robotisation. Cela pose d'ailleurs la question de la formation en lien avec les réalités du terrain vécues par les entreprises. À travers la sophistication des process et le lancement de nouveaux produits, comme les plats cuisinés ou les steaks hachés frais, nous offrons désormais une véritable valeur ajoutée qui séduit. J'aime prendre l'exemple de ces ex-cadres de Citroën qui nous ont récemment rejoints et apprécient la stabilité de leur emploi.
Le développement en Bretagne a toujours été un axe essentiel?
Nous contribuons au dynamisme du territoire en étant un fort pourvoyeur d'emploi, au-delà des zones d'implantations de nos usines. Quatre critères nous guident pour créer une nouvelle unité: la présence de concurrent, le critère environnemental, le ressort social avec un bassin de main-d'oeuvre suffisant et du foncier abordable. Nous n'aurions ainsi jamais pu poursuivre des agrandissements uniquement sur Collinée ou implanter un site de production sur Saint-Brieuc ou Rennes. Nous préférons Bobital près de Dinan ou Saint-Léry près de Ploërmel.

Historique


1958
Création des abattoirs Gilles à Collinée.
1978
Le groupement d'achats des centres E.Leclerc (Galec) rachète les abattoirs Gilles et créé Kermené.
1988
Création de K1, site dédié à la salaison, à Collinée.
1995
Création d'un vaste complexe baptisé K3 dédié au dessosage et à l'abattage à Saint-Jacut-du Méné.
2000
Ouverture de l'usine de Vildé-Guingalan, unité dédiée à la production de lardons.
2003
Création d'une plate-forme logistique à Saint-Onen-la-Chapelle (35).
2005
Implantation d'une usine dédiée aux produits élaborés à Saint-Léry (56). L'usine s'oriente désormais vers la fabrication de steaks hachés frais.
2009
Ouverture à Trélivan-Bobital d'une usine dédiés aux produits de charcuterie et aux plats préparés cuisinés.

Kermené en bref...

- Président: Jacques Le Gall - Directeur général: Hervé Aubé - Siège social: Le Perey - 22330 Saint-Jacut-du-Mené - Effectif: 3.000 salariés - CA 2009: 650M€ - Clients: 500 centres Leclerc en France et à l'étranger - Activité: abattage, découpe et valorisation (salaisonnerie, charcuterie, plats cuisinés) de trois espèces: le cochon, le boeuf et le veau. - 6 sites: Saint-Jacut du Mené, Collinée, Vildé-Guingalan, Trélivan dans les Côtes-d'Armor, Saint-Léry dans le Morbihan et Saint-Onen-la-Chapelle en Ille-et-Vilaine (plate-forme logistique) - Contact: 02.96.51.45.67 - www.kermene-recrute.fr

Pour bien marquer la filiation de l'entreprise, le portrait d'Édouard et de Michel-Édouard Leclerc est présent à l'accueil du siège social de Collinée.

JDE | Édition Côtes-d'Armor 22 | 2 juillet 2010

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